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Full text of "Dictionnaire iconographique des orchidees ?direction & redaction par A. Cogniaux /dessins & aquarelles par A. Goossens."

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| | | de 
Pictionnaire Xconographbique 
DES 
{)rchidées 


DIRECTION & RÉDACTION PAR 


A. Cogniaur ii 


DESSINS & AQUARELLES PAR 


A, Goosscens 


(Genre Ada. 
_ (Tribu des Vandées. — Sous-Tribu des Oncidiées). 


È . Etymotogie et Historique. — Genre décrit en 1853 par LivpLer, dans ses Folia hace 

et ainsi nomme par allusion à un oiseau de même nom, du groupe des Gobe-Mouches. En 18 64, 
RæicHeNBar l'avait réuni à son genre Mesospinidium, mais cette réunion na pas été admise et les 
Mesospinidium eux-mêmes n'ont pas été maintenus au rang générique 


Caractères. — Sépales presque égaux, libres, dressés ou étalés seulement dans 
leur partie supérieure. Pétales semblables aux sépales, mais plus courts. Labelle 
Ja base de la colonne, étalé, étroit, non lobé, plus court que les sépales. 


_sessile à 
Colonne courte, épaisse, sans pied, à 


base dilatée en ailes arrondies qui embrassent 
la base du labelle; clinandre à 


bords entiers. Anthère uniloculaire; deux pollinies 
ovoïdes, sans appendices, reliées au rétinacle ovale par un pédicelle large 
et plat. —— Herbes épiphytes, à pseudobulbes terminés par une ou deux 
feuilles longues, étroites et coriaces. Hampe simple, naissant sous les 
pseudobulbes. Fleurs brièvement pédicellées, en grappe penchée, insérées 
k presque toutes du même côté du pédoncule. 

ds genre est voisin des PE Il en diffère surtout par les _. moins 


minces, réunies à la partie supérieure; par a colonne plus allongée, munie de deux 
| dite à Ja base; par le pédicelle des ere plus past et plus court. +. 


Act icor des Orluidees Ada, PL 1 


Chramol£A .:JCOFFIX, Pruxelles 
À COOSSEXS Pinx* 


Ada aurantiaca, Lai. 


ADA ORANGÉE. 


Ada aurantiana Loz. Folia Orch., 153. 
Synonymes. — Brassia cinnabarina Loc. Folia Orch., Brassia. p. G (1853). — Mexospinidium 
aurantiacum Rous.F. in Wap. Ann Bot, vi, p. 857 (1864). 

Pseudobulbes agglomérés, étroitement oblongs presque cylindriques, atténués 
dans la partie supérieure, comprimés, recouverts à leur base d’écailles 
= rougeûtres, longs de 7 à 10 centimètres. Feuilles linéaires- ligulées, 

aiguës, canaliculées. d’un vert intense, longues de 12 à 25 cent. \ 
Hope robuste, aussi longue que les feuilles ou les dépassant un peu, 
dressée dans la partie inférieure, terminée par une grappe dense 
Bractées scarieuses, lancéolées-subulées, engai- 


penchée et multiflore. 
nantes, égalant environ l'ovaire. Fleurs brièvement pédicellées, d’un 


? 
écarlate orangé éclatant. Sépales et pétales linéaires-lancéolés, acuminés, 
canaliculés, un peu étalés seulement à partir du milieu, les pétales un peu 


plus petits avec une ligne médiane pourprée. Labelle moitié plus court 
à sommet un peu recourbé, oblong, acuminé, à disque 


\, 


que les sépales, dressé, 


muni de deux lvièles: membraneuses assez longues, . se rejoignent à leur 
sommet. Colonne sans ailes, Cconcave-sous le stigmate. : 
7 Cette. espèce croît dans la Cordillére orientale de la Nouvelle- Grenade, à une 
altitude de 2700 à 3000 mètres, entre Ocaña et Pamplona, où elle fut découverte 
_vers 1851 par SCHLIM, qui l’envoya à l'établissement de J- LINDEN. Ses fleurs se 
montrent à la fin de l’hiver et au printemps. 

Nous figurons | un ex ne de # collection de M: # Madoux, à à Audetohèm, 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Ada. pl. 14, 


| | 
Ac aurantiaca | 


vo mmaculata 


es 


Fuiilet 1899, 


act (A@4 7: des Orludees Ada PL 74 


.Z'COFEIX. Pruxelles 


Chromelith 


A COGSSENS Pinxt 


ADA AURANTIACA var.MACULATA 


ADA ORANGÉE var. MAGULÉE. | 
| Belle forme faisant partie des collections de M. JuLEs ue à Gand, quin nous l’a 
communiquée, et remarquable par les sépales et les pétales d’ un TobEe orangé 
ir intense, partant de petites macules arrondies d’un brun noirâtre. 


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x (enre Aeonia h 
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PR 4 SN >= —- Dee >= == = TT Os 
n. my E. Davermans, Srurelles 


G<2° re Aeonia Lindiley. 


(TRIBU DES SARCANTHINAE-AERIDEAE.) 


Historique. — Le genre Aeonia a été créé en 1824 par Linpcey dans le Botanical Register. en 
EEE ent 

même temps que l'espèce Aeonia sat purs  (Epidendrum volucre Pet.-Th); à cette 
époque on écrivait le nom 4eonia, plus tard il f Oeonia, dénomination qui n’a pas prévalu. 


On a également essayé de rapprocher le genre Aeonia du peurs Angraec um, qui fut créé par Du PEeriT 


Se disposées par paire au RÉ d’un DRE See tandis que chez les Aeonia ces pollinies 
possèdent chacune leur pédicelle propre le genre Aeonia des genres Listrosta- 
chys et Mystacidium tous deu x latpisieut représentés dans la flore du continent et des iles africaines; 
mais tandis que chez les jepuésentats de ces deux genres l'éperon est allongé, chez les Aeonia il est court. 


CARACTÈRES. — Plantes épiphytes, à racines nombreuses s’accrochant aux 
branches: à feuilles variées, planes. Fleurs en grappes simples, blanches ou verdâtres, 
à sépales et pétales de même forme, ces derniers généralement un peu moins 
développés que les premiers, dressés ou étalés-dressés. Labelle soudé avec la base 
du gynostème, courtement éperonné à la base, à éperon arrondi, à lobes latéraux 
entourant le gynostème formant une sorte de cornet, limbe ondulé, émarginé et 


généralement plus ou moins longuement appendiculé, Anthère à deux pollinies 
portées sur un pédicelle spécial pour chacune d’elle, mais fixées sur la même glande 
basilaire. 

Dans ce genre se rangent actuellement: À. alata Rich. (Indes Orientales), 
À. Auberti Lindl., brachystachya Lindl., macrostachya Lindl., polystachya Benth. 
et Hook. f. et rosea Ridl., tous les cinq des Iles Africaines. 


Dict, Fcon. des Orchb. 


Aeonia, pl. 1. 


ÆHconia polystachya 


Bet. et Hook. £f 


Par 1905. 


Dict. Icon. des Orchi Aeoruü«, PI. 1. 


A. Goossens, pinx! Lth JL, Goffart, Bruxelles 
PF ABONIA POLYSTACHYA Benth. 


Aeonia polystachya Benth.et Hook. 


Aeonia po'ystachya Benth. et Hook. Gen. plant. III (1883) p. 584. 


Szno nyme. — Angraecum égérie Rich. in Mém. Soc. Hist. Nat. Paris IV (1828) p. 66 ; 
Epidendrum spathulatum L. Sp. pl. “a à is Limodorum spathulatum Walld. sp. pl. 
p. 123; Epidendrum polystachys Thouars Orch.t 


4 


Plante à tiges subcylindriques, glabres, émettant aux nœuds des racines nom- 
breuses,cylindriques et grisâtres. Feuilles, alternes rapprochées,engaînantes à la base, 
elliptiques ou lancéolées, obtuses où émarginées au sommet. Fleurs blanches en 
racèmes simples, dépassant les feuilles, à pédoncule cylindrique, dénudé dans sa 
moitié inférieure, muni de bractées amplexicales, obtuses, membraneuses. Sépales 
subégaux, lancéolés, aigus, subcarénés, dressés vers leurs extrémités, les latéraux 
un peu plus étroits que le terminal. Pétales de même forme que les sépales, mais 
plus étroits, de moitié environ aussi larges que les sépales. Labelle éperonné à la 
base, à éperon court obtus, verdâtre, dilaté vers l'extrémité, formant une sorte 
d’entonnoir, sinué sur les bords, émarginé au sommet, au centre de l’émarginure se 
trouve un prolongement linéaire-blanc, de moitié environ aussi long que les pétales, 
grêle et redressé. Gynostème court, à bords latéraux se terminant en deux processus 
courts, corniformes 


RE a 


Cette plante a été récoltée à Bourbon par Du PErtr-THouaRs et à Maurice par 
HÉRAUD ; en dehors des Iles Mascaraignes, les représentants de ce genre sont 
d’ailleurs peu connus, un seul se rencontrerait dans les Indes Orientales. Dans les 
cultures le genre Aeonia est également très rare, la plante dont nous pouvons donner 
ici une figure nous a été obligeamment communiquée par M. LIONET de Brunoy, 
chez qui elle a fleuri déjà en 1904. Par ses grappes de très élégantes fleurs blanches, 
cette jolie petite espèce mériterait cependant d’être cultivée dans les grandes collec- 
tions, où elle ne ferait pas mal à côté de plusieurs autres espèces du genre Angraecum 


son voisin, 


SL 


Dictionnaire fconographique 


- DES 
hidées 
:. DIRECTION & RÉDACTION PAR A4. dr 8L DESSINS & AQUARELLES PAR 
NÉS 
HA. Cogniaur ze A, Goossens 


enre Aeranthus 


(Genre Aeranthus 
(TRIBU des VANDÉES. — SOUS-TRIBU des SARCANTHÉES) 
one et —— — Ce genre fut fondé en 1825 par Linpcey (Botanical Register, sub 
tab, .qui mma d’abord Aeranthes ; un peu plus tard, l’auteur reconnut que ce nom était 
fautif et il Fe en Sarre (même ME année 1824, tab. 817), dénomination formée des deux 


7). 
mots grecs aer, qui signifie l'air, et anthos, qui veut dire fleur : Atssihi exprime donc la même idée que 
Aerides (voir à ce dernier genre). 


Caractères. — Sépales presque d'égale longueur, dressés-étalés, libres, dilatés à à la 

base, les latéraux plus larges, obliques, soudés avec le pied de la colonne. 
Pétales semblables au sépale postérieur, mais un peu plus petits. Labelle fixé au 
pied de la colonne, entier, d’abord étroit et formant un menton horizontal en forme 


_ d’éperon court et obtus, puis élargi, replié vers la colonne et concave, enfin dressé- 


étalé au sommet. Colonne très courte, prolongée à la base en un long pied membra- 
neux continu avec le labelle, biailée au sommet. Anthère à deux loges; deux 
pollinies globuleuses, sessiles sur deux rétinacles. Herbes éishytes à à tiges feuillées, 


_ non renflées en pseudobuibes. Feuilles sur deux rangs, allongées, coriaces, à gaîne 


ee persistante. Fleurs assez grandes, ordinairement solitaires, portées sur un long 
: ste ou naît latéralement vers la base de la tige. 


La Présence d'un pied à (la colonne distingue nelthent cé genre _ Angratcum. 
Ses plus proches voisins sont les Acrides, les Sarcochilus et les Rhynchostylis, qui en 
diffèrent surtout par la colonne dépourvue d’ailes et par les pollinies portées sur un 
pécicelle long et grêle. 

istribution géographique — Où connaît trois espèces. ne fautes 

spéciales à Madagascar. Quant à l'espèce qui dans les cultures est parfois 
nommée À. Leonis, elle n'appartient pas à ce genre et nous l’a avons on étudiée 
ailleurs (voir Angraecum pl. Si. 


ÆAcrantbus, pl 1. 


lhct rcor des Orludees 


ACOOSSENS Pinxt 


AERANT 


US GRANDIFLORUS , Ldi 


Aeranthus, PE 1. 


ChromobtA, J'CORFIN. Pruxelles 


Aeranthus grandiflorus, Lai 


AERANTHUS A GRANDES FLEURS. 
Acranthus grandiflorus Lou. in Bot. Regist., tab. 817 (1824). 


Tige dressée, robuste, assez courte, entièrement 
cachée par les gaînes des feuilles. Feuilles assez nom- 
breuses, étalées, un peu ondulées, ligulées, obtuses et 

très inégalement bilobées au sommet, fortement canaliculées, 
longues de 15 à 20 cm., d’un vert glaucescent, à gaînes plus 
pâles et un peu renflées. Pédoncules dressés, naissant de 
l'aisselle des feuilles et un peu plus courts qu’elles, grêles, 
simples, portant de nombreuses gaînes distiques, lâchement 
imbriquées, apprimées, brunes, très aiguës, longues de 2 à 
à 1/2 In. Sépales épais, luisants, presque diaphanes, longs 
5 à 6 cm., à partie inférieure étalée, ovale-triangulaire, 
d’un blañc un peu verdâtre, à a partie supérieure redressée, 
formant une longue queue linéaire, aiguë, canaliculée, un peu 
flexueuse, d'un jaune verdâtre. Pétales de même couleur et 
de même forme que les sépales mais un peu plus petits. 
Labelle aussi long que les pétales, ar __. blanc et rs Hope rétréci 


it 


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il 


Ne 


ue la base, jaunâtre au sommet, qui est  esiemont acuminé; éperon assez allongé, 
: fortement arqué en avant, d’un jaune verdâtre pâle, brusquement renflé au sommet 
en une vésicule assez grosse, ovoïde, comprimée latéralement. Colonne très courte, 
. épaisse, d’un blanc un peu verditre. : 
1 Cette curieuse espèce est originaire de Madagascar, do de. a été introduite en “is 
Angleterre par FORBES. Sa première floraison dans les serres date de *824; et ab Hu 
cette époque elle est toujours restée très rare dans les collections. ne 
On recommande de la cultiver à la manière du Disa grandiflora et autres Orchidées 

du C ap, en lui donnant une température très modérée, On indique sa floraison 
comme ayant lieu en juillet; mais l’exemplaire que nous figurons et qui faisait partie 


d’une introduction faite directement de Madagascar par M. A. A. PEETERS, : 
horticulteur à à St-Gilles-Bruxelles, cree en ar floraison dans Je courant du mois 
de décembre dernier. à 


Dict. Fcon. des Prch. 


Aerantbus, pl. 2. 


eranthus ramosus 


Con. 


FeGrier 1902. 


Dict.lcon.des Orch. Aeranthus,PL2 


AGoossens Pin* Lith JGo/n Fils. Bruxelles Midi) 


AERANTHUS RAMOSUS,Cogn. 


ARRNENEN RS TT Re RE eee AT A Te a a Ge 


Aeranthus ramosus, Cogn, 


AERANTHUS RAMEUX 


| Synonyme. — Aeranthes ramosa Rozrre in Orch. Rev. IX, p - 352 (Nov. 1001 — nomen tantum). re 


Tige nulle ou ne nulle, Aro assez nombreuses, distiques, étalées, étroi- 
tement ligulées, prof ées au sommet et à lobes obtus, articulées près 
de la base, longues de 20 à 25 cm., larges de 3 à 3 1/2 cm. Pédohoute commun pres- 
Ave filiforme, décombant, flexueux, cylindrique, d’un vert foncé et sombre, long de 
‘Ed Frs cm., ous à peine d'un à millimètre, divisé dans sa partie supérieure en 3 ou 
ou deux fleurs. Bractées membraneuses, amplexi- 
FR ne largement ovales, aiguës, d'u un brun sombre, longues de ; mm. Fleurs pen- 
_ dantes, entièrement d’un vert olivâtre sombre, à segments très étalés, pellucides. 
Sépales terminés en une longue queue un peu flexueuse. longs de 3 mm., le dorsal 
Bree à 17 nervures, large de 9 mm. , les latéraux Ktrê nt dilatés. du 
| ne, très étréc à à la base, ; à 9 nervures, Ace de 14 mm. Pétales de re 


partie intermédiaire d’un vert noirâtre, finement papilleuse et munic plus haut d’une 
‘crête médiane courte ; éperon à peine creux, rigide, luisant, presque cylindrique, 
faiblement rétréci vers la base, long de 15 mm. Colonne épaisse, arrondie, d’ un vert 
blanchâtre, longue de 4 mm. 
ette curieuse espèce a été introduite de Mac par M. PEETERS, de 
St-Gilles Brixelles: qui nous en envoya les premières fleurs le 6 septembre dernier, 
en nous écrivant qu’elles ressemblaient à de petites chauves-souris au vol. Frappé de 
la justesse de cette comparaison, nous avions immédiatement dénommé l'espèce 
A. Vespertilio, x nom sous lequel notre planche était depuis longtemps chez le litho- 
graphe, lorsqu'une autre plante envoyée par M. PEETERS à M. F.W. MOoRe, à fleuri 
_le mois suivant au Jardin botanique de Glasnevin. M. ROLFE l’a alors dénommée 
Aeranthes ramosa, a maintenu cette dénomination malgré notre demande et l’a 
annoncée dans l’Orchid. Review de novembre. Pour éviter un double emploi, nous 
admettons ce dernier nom ; mais nous devons en changer la forme, puisque LINDLEY 
lui-même, qui avait écrit Aeranthes en 1821, a reconnu que cette forme était incor- 
_ recte et l’a corrigée en 1824, en adoptant Aeranthus. : 


Brux. Imp. X, Havermaäns. 


Dictionnaire fconographique 


Orchidées 


DIRECTION & RÉDACTION PAR as * > DESSINS & AQUARELLES PAR 


al 3 
KES 


A. Cogniaur æ A, Goossens 


(enr Aerides 


(Genre Aerides 


(Tribu des Vandées. — Sous-tribu des Sarcanthées). 


Etymologie et Historique. — Ce genre fut décrit en 1790, par le Père LoureiRo, mission- 

naire aa dans son ouvrage re Flora Cochinchinensis. Le nom générique dérive 
du grec aer, aeros, qui signifie l'air, parce que ces plantes croissent sur les arbres, souvent à 
üne élévation assez sn usilérable. Il répond à ad figurée « Filles de l'air, » par laquelle 
on désigne parfais les plantes ép:phytes en général. 


aractères. — Sépales presque de même longueur, étalés, le postérieur ovale ou 
oblong, les latéraux plus larges, à base adhérente au pied de la colonne. Pétales 

à peu près semblables au sépale postérieur. Labelle fixé au pied de la colonne, 
dressé ou incombant, trilobé, à base prolongée inférieurement en éperon 
creux et fortement arqué en avant ; lobes latéraux petits, dressés sur les 
côtés de l’éperon ; lobe médian étalé, ample et souvent ovale. Colonne 
courte, assez épaisse, prolongée en pied à la base, sans ailes. Anthère 
terminale, en forme d'opercule, biloculaire; deux pollinies globuleuses- 
comprimées, munies d’un sillon extérieur, reliées au rétinacle en forme d’écaille par 
un pédicelle étroit ou aplati. Capsule oblongue ou en massue, sans bec. — Herbes 
épiphytes, sans pseudobulbes. Tiges feuillées, cylindriques. Feuilles sur deux rangs, 


\ 


coriaces, à sommet obtus ou obliquement bilobé, à gaînes persistantes. Inflores- 
cences latérales, plus longues que les feuilles, tantôt simples et à fleurs denses, tantôt 
rameuses et lâches. Fleurs médiocres ou assez grandes. 
Les espèces de ce genre ont le même port que les Saccolabium; mais ceux-ci s’en 
distinguent facilement en ce qu'ils ont la colonne #o” prolongée en pied à la base. 
otre figure analytique représente les pollinies de l’Aerides Lawrenceae. 


Distribution géographique. — On connaît aujourd’hui au moins une trentaine 
——— 5" "5 Prque. 
d'espèces d’Aerides, qui sont répandues dans les Indes anglaises, l’'Archipel 
malais, et toute l’Asie orientale jusqu’au Japon. 


7 —7 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Acrides, pl. 1. 


Æcrides crassifolium 


(D arish ét RCDD., FE 


Décembre 1897. 


Dct. icon. des Orchidées. Aerides 711. 


A GOOSSENS, Pinx! Chromohth. LL GOFFART. Bruelies 


AERIDES CRASSIFOLIUM, Par.et Rchb.f. 


Asrides crassifolium, Parish et Rchb.f 


AERIDES à KEUILLES ÉPAISSES. 
Aerides crassifolium Parisx et Reus. r. in Trans. Lin. Soc. Lond., xxx, p. 145 (1873). 

Tige dressée, robuste, plus ou moins allongée, densément feuillée. Feuilles dis- 
tiques, coriaces, plus ou moins réfléchies, largement ligulées, inégalement bilobées 
au sommet, longues de 15 centimètres ou plus, larges de 4 à 5 centimètres, 
d’un vert foncé. Grappes allongées, pendantes, peu denses, multiflores. Fleurs 
très odorantes, d’un beau pourpre rosé ou pourpre d’améthyste, 
larges de 3 à 4 centimètres. Sépales étalés, largement oblongs, obtus, 
plus pâles vers leur base, les latéraux plus larges. Pétales ovales- 
oblongs, obtus, à bords latéraux plus ou moins réfléchis. Labelle 
notablement plus long que les sépales latéraux, trilobé; lobes latéraux en 
forme de demi-lune ou de croissant, de même couleur que les sépales et les 
pétales ; lobe médian largement ovale, obtus ou un peu émarginé, presque 
plan, d’un rose pourpre foncé, muni à sa base de deux carènes divergentes en avant; 
éperon comprimé, géniculé à la base, non caché sous le lobe médian du labelle, 
verdâtre à son sommet. 

Cette espèce est très voisine des À. falcatum LDL. et A. expansum RCHB. Fr. 


Sir JOSEPH HOOKER (F1. of Brit. Ind., VI, p. 16) lui rapporte 
même ce dernier comme simple synonyme. Nous aurons plus tard 
l’occasion d’exposer les caractères qui distinguent les trois 


espèces. 

L’A. crassifolium a été découvert dans le Tenasserim, aux 
environs de Moulmein, par le Rev. C. S. PARISH, qui l’envoya 
en 1864 à MM. Low et Cie. Sa première floraison dans les 
serres anglaises fut signalée en 1872, chez Joux DAY, de Totten- Z 
ham. Ses fleurs se montrent habituellement en mai et juin, et durent ‘# 
fort longtemps. 

L’exemplaire représenté ici fait partie des collections de M. LIONET, à Brunoy 
(Seine et Oise). 


ne 
3 
É 
; 
Rs 

à 
74 


_Dict. Fcon. des Orcb. 


Aerides, pl. 2. 


crides multiflorum 


Fuin 1898, 


Asrides multiflorum, Roxb. 


AERIDES MULTIKLORE 


CAerides multiflorum Roxs. PI. of the Coast of Coromandel, ur, p. 68, tab. 271 (1819). 
Synonymes. — CAerides affine Wairicn, Cat. n° 7316 (1828,nom seuls; Loc. Gen. and. Spec. 
T Orch. p. 230 (1833).— A. roseum Lobnices ex Paxr. Flow. Gard. n. P- 109, pl. 6o (1852). 
— À. trigonum KLoTzscH in Orro ET DieTr. Allgem. Gartenz., 1855, p. 177. — Epidendrum 
geniculatum HauiLT., Herb. ex Loc. loc. cit. 


= Tige robuste, dressée, densément feuillée, longue ordinairement de 10 à 
Fi 25 centimètres. Feuilles coriaces, très étalées, à partie supérieure plus ou 
moins récurvée, linéaires-ligulées, obtuses et obliquement bilobées au 
sommet, d’un vert foncé, profondément canaliculées à la face supérieure, 
carénées à la face inférieure, longues de 15 à 20 centimètres, larges de 1 1/2 
# à 2 centimètres. Pédoncule pendant, plus long que les feuilles, densément 
ÊK multiflore, simple ou parfois un peu rameux vers la base. Fleurs briève- 
ment pédicellées, odorantes, larges de 2 à 3 centimètres. Sépale supérieur 
et pétales obovales-oblongs, brusquement aigus, ordinairement blanchâtres 
avec quelques petites macules pourpres vers la base, d’un pourpre violacé vers le 
sommet; sépales latéraux plus larges, presque orbiculaires, blancs et un peu teintés de 


pourpre. Labelle deux fois plus long que les autres segments, ovale-cordiforme, 
obtus, à bords latéraux récurvés, d’un pourpre violacé clair avec une bande médiane 
plus foncée ; éperon court, grêle, droit, comprimé latéralement. 
Colonne récurvée, avec le pied portant deux oreillettes arron- 
dies ; anthère prolongée en avant en bec long et grêle. Capsule 
un peu claviforme, longue de 2 à 5 centimètres, porté sur un 
pédicelle robuste. LAC 

Cette espèce, très variable, est commune dans les vallées GE 
basses de l'Himalaya, et certaines de ses formes s'étendent TL 
même jusqu'aux îles Andaman et en Cochinchine. Elle fut Up) 
découverte vers la fin du siècle dernier dans le Sylhet, par le 
docteur ROXBURGH, le premier directeur du jardin botanique de 
Calcutta, et plustard dans le Népaul par le docteur WaALLicH, 
son successeur. Elle fut introduite dans les serres d'Europe par LODDIG 
pour la première fois en Angleterre en 18 nr 

Ses fleurs se montrent en été et durent de trois à quatre semaines. F < 

Nous avons reçu de M. LIONET, de Brunoy (Seine-et-Oise), le modèle qui a servi À 
pour peindre notre planche. : 


mr eur € 


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Nail 
ns médi |] 
LS “Gil 


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ES et fleurit 


Acrides, pl. 3. . 


AERIDES 


HOULLETI 


AN 


UM Rchb.f 


Aerides PL. 


Asrides Houlletianum Rchb. f. 
AERIDES de HOULLET. 
Aerides Houlletianum Roms. r. in Gard Chron., 1872, p. 1194. 


Synonymes — Aerides falcatum var. Houlletianum Veircn,Orch.Grow.Man..vu.p. 68(1891). 
— À Picotianum Horr. ex VerrcH, loc. cit 


Tiges robustes, dressées, plus ou moins allongées. Feuilles étalées- 
réfléchies, étroitement ligulées, à deux lobes obtus et inégaux au sommet, 
d’un vert intense un peu glaucescent, longues de 15 à 25 centimètres, larges 

de 2 1/2 à 3 centimètres. Pédoncule commun assez robuste, réfléchi, 


d’un vert pâle, aussi long ou plus long que les feuilles, formant dans 

_sa moitié supérieure une grappe assez dense et multiflore. Pédicelles 

et ovaires d’un blanc assez fortement teinté de rose. Fleurs étalées, 

un peu charnues, très odorantes, larges d'environ 3 centimètres. 

Sépales obtus, d’un jaune chamois, portant près du sommet une 
He d'un pourpre violacé ; le dorsal dressé, concave, largement oblong, 

à bords finement serrulés; les latéraux réfléchis, largement triangulaires, : 
presque entiers. Pétales dressés, à sommet un peu infléchi, concaves, 
largement ovales, rs serrulés-fimbriés, ne la D re des sépales. 
1 éheile deux fois p l les sépales latérai fondé rilobé 


+ RD RS vif »E 


Dhs latéraux dressés, Chlonch leukes, obtus, Rhiee d’un jaune be 
antérieur grand, arrondi-quadrangulaire, un peu ‘émarginé au sommet, finement 
fimbrié, plus o ou ue. pers rédupliqué, blanc avec . partie a antérieure nent 


neron fnninue mm itiéF 


LUI ne abat! moi is, 


es comprimé. létalément Rs le milieu, brusquement réfléchi à à angle u un peu 
aigu contre le lobe antérieur du labelle. Colonne courte, sans aile ni appendice. 
Cette espèce est DHICHIUTE de la Cochinchine. Elle apparut d’abord dans ne 
cultures de LUEDDEMANN, à Paris, en 1868; ce n’est que quatre ans plus tard que 
REICHENBACH la décrivit ; il Ja dédia à \ H OULLET, alors chef de culture des ie 
de serres du Jardin des plantes de Paris. 
Ses fleurs se montrent en mai et juin.Celle 


2. Fo LoxEr, de Brunoy (Seine t-Di). 


Dict. Fcon. des Orch. 


Aerides, pl. 5. 


erides odoratum 


Loureiro 


Août 1903. 


Aerides. pl. 5 
Dict. Icon. des Orch. 


A. Coossens. pinæ ! 


7, ie a P RAR NRES G 


: A° rides od oratu m, Loureiro. 


AERIDES ODORANT. 
Aerides odoratum LourEerro, F 1. Cochinch. P- 525 (1790 


_ Synonymes — Aerides rinlir Roxs. Hort. Bengal., p. 63, (1814). FE Ind. VIE, p. sa (839 
A. Dayanum Horr. ex Verrcx, Man. Orch. PI. VII, p. 76 (1801). 


Pise robuste, Soie, dressée, “hante de 10 à 30 cm., émettant souvent quelques 
ue assez courtes et épaisses. Feuilles très coriaces, étalées, ligulées, obliquement 
_obtuses au sommet, d’un beau vert à la face supérieure, d’un vert glauque à la face 
inférieure, Je se ee longues de 15 à 25 cm., larges de 2 à 5 cm. Grappes 
td 


ensément multiflores, aussi longues que les feuilles ou plus 


longues, à \ rachis robuste. Fleurs larges de 2 à 2 1/2 cm., d’une texture de cireet 
licieus ement odorantes, ordinairement blanches, avec le sommet de tous les seg- 
ments plus ou moins rosé. . Sépales largement ovales-ligulés, presque tronqués au 
éraux . Pétales pie os, obus obtus. 


» 


profondément : tril bé, prol een un géperon 
_obtuse et fortement incurvée ; Le latéraux grands, presque . 


æ re edit macules pourpres ; lobe médian court, linéaire-oblong, aigu, 
entier ou denticulé, blanc et ordinairement muni d'une ing bande médiane pourpre. 
Colonne courte et anthère obtuse. _ 
__ Cette espèce est très voisine de l’ 4. suavissimum (voir pl. 6); celui-ci s’en distingue 

surtout par le lobe médian du labelle, notablement plus long et émarginé au sommet. 
.. L’4. odoratum, connu depuis très longtemps, est largement dispersé dans l’ Inde, 
“la Chine, l’Indo-Chine et jusque dans F3 le de Java. Son introduction dans les serres 
du Jardin botanique de Kew remonte à l’année 1800. Ses fleurs se montrent en juin 
et juillet. 


_ L'exemplaire que nous figurons nous a été communiqué par À M. le baron DE 
F DRATRNBRRS de Hugenpoet, près de Mintard (province Rhénane). 


D” 


Dict, Fcon. des Orcb. 


HAerides, pl. G. 


Hcrides suavissimum 


| RER 


Just 


Août 1903. 


A. Goossens. pinx!t k Lüth JL Coffart, Bruxelles 
‘AERIDES  SUAVISSIMUM, Lidl. 


Acsrides suavissimum, Ldl. 


AERIDES à ODEUR TRÈS SUAVE. 


Aerides suavissimum Lo. in Journ. Hort. Soc. Lond. IV, p. 264 (1849). 


eichen- 


Syno nymes. — Aerides on LpL. in PaxrT. Flow. Gard. II, p. 101 (1852). — 
bachianum Linden in Wochenschr. 1858, p. 61. — À nobile Warner, Sel. Orch. I, nr 11 Res 
— A. Rohanianum Done ‘r. in Gard. Chron. new ser. XXI, p. 206 (1 


Tige robuste, simple, dressée, assez allongée, émettant vers sa base quelques 
grosses racines assez longues. Feuilles coriaces, étalées, ligulées, obliquement 
obtuses et souvent bilobées au sommet, d’un vert intense et luisantes, carénées à la 
face inférieure, longues de 16 à 24 cm., larges de 3 à 4 cm. Grappes pendantes, à assez 
densément multiflores, souvent environ deux fois plus longues que les feuilles, à ra- 
_ chis assez robuste. Fleurs larges de 2 1/2 à 3 cm., délicieusement parfumées, à 
_ segments blancs, plus ou moins teintés de a surtout au sommet. Sépales 
ee largement obovales-ligulés, presque tronqués au sommet, les latéraux plus grands. 
_ Pétales plus étroits, oblongs-ligulés, obtus. Labelle infundibuliforme, profondément 


| trilobé, prolongé à la base en un long éperon jaunâtre ou rougeâtre, en forme de corne 
Le eue et Fe dar so lobes latéraux dressés, grands, oblongs-arrondis, d’un 
pourpre; lobe médian pâle, linéaire-oblong, souvent ne 

| long que les latéraux.  émarginé au sommet. Colonne courte. 


Pénang et la Birmanie. Elle fut introduite de la presqu'île de. Malacca par 
MM. LoDDicss, chez qui elle fleurit pour la première fois au mois de j juin 1849. 

-Ses fleurs, qui durent plusieurs semaines, se montrent du mois de juin au mois 
_d’octobre. Nous avons reçu l’exemplaire que nous figurons au mois dej Juin dernier, 
Ans M. le baron DE FURSTENBERG, de Hugenpoet. 


Dict. Fcon. des rch. 


Acrides, pl. 4. 


erides Vandarum 


| ANR 


fRcnv: 


Septembre 1901 


Déct.Zcon..des Orch. Aertdes, PL ÆZ. 


.Gossens Pr* 


Lith J.Gofin Fils Li Midi 


AERIDES VANDARUM, Rchb.f 


Acrides Vandarum, Rchb. f 


AERIDES FAUX-VANDA. 
Aerides Vandarum Rens, r. in Gard. Chron., 1867, p 097. 


SIonyRe _—— Aerides cylindricum Hook. in Bot Mag. tab. 4982 (non Lor..). 
ent 


Tiges grêles, cylindriques, flexueuses, d’un brun pourpré, longues de 3 à 6 dm. 
ou plus. Feuilles rigides, dressées-étalées, espacées, cylindriques, acuminées, environ 
de la grosseur de la tige, d’un vert foncé, présentant un sillon assez profond du côté 
supérieur, longues de 12 à 20 cm. Pédoncule commun latéral, naissant du côté opposé 
à l'insertion d’une feuille, réfléchi, flexueux, assez robuste, brunâtre, long de 3 a 
4 cm., portant 2 ou 3 fleurs, rarement plus, parfois même une seule. Bractées mem- 
braneuses, largement ovales, très concaves, aiguës, longues de 3 à 4 mm. Fleurs 
assez brièvement pédicellées, étalées ou réfléchies, blanches, larges d'environ 5 cm., 
à segments très étalés ou légèrement réfléchis, de texture demi-transparente, à bords 
ondulés. Sépales obovales-oblongs, obtus, le dorsal onguiculé. Pétales obovales- 
subrhomboïdes, notablement plus larges que les sépales. Labelle un peu plus court 
que les sépales, profondément trilobé ; lobes latéraux redressés, linéaires-falciformes, 
acuminés, inégalement dentés au sommet, munis d’un petit lobule denté à leur base 


interne ; lobe terminal réfléchi, largement obcordé, à bords crénelés, longuement 
onguiculé ; éperon presque cylindrique, atténué au sommet, arqué en avant, long 
d'environ 2 cm. Colonne courte, sans ailes 

Cette très rare et curieuse espèce est surtout remarquable par ses feuilles cylindri- 
ques. Elle croît sur les pentes de l'Himalaya, à une altitude de 1300 à 1700 mètres. 
_ On ne connaît pas exactement la date de son introduction, car elle avait d’abord été 

confondue avec l’Aerides cylindricum Ldl., et c’est sous ce nom erroné qu'elle fut 

figurée en 1857 dans le Botanical Magazine. 

Nous sommes redevables de l’exemplaire que nous figurons à la bienveillance de 
l’administration du Jardin botanique de Kew, qui nous l’a remis au mois d’avril 
dernier. 


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mp. E. Davermans, Bruielles 


(Genre Ancistrochilus, Rolfe 


TRIBU DES MONANDRAE — PHAJINAE 


istoriq ue: — Le genre Ancistrochilus est de création récente, ce nom générique apparait pour 


e Kew. 
titue dans le genre Pachystoma ou dans le genre Jpsea. Les Pachystoma B 
asiatiques ou de l'Archipel malais, tandis que le seul Ancistrochilus connu à ce jour A africain. 


CARACTÈRES. — Plante herbacée, dressée, à pseudobulbes orbiculaires, couronnées 
par des feuilles lancéolées, aiguës, plissées et portant des inflorescences dressées 
plus courtes que les feuilles. Fleurs à'sépales subégaux, étalés, les latéraux légère- 
ment soudés à la base avec le pied de la colonne. Pétales semblables aux sépales, 
mais un peu plus étroits. Labelle attaché au pied de la colonne, en sac à à la base, 
nettement trilobé, à lobes latéraux redressés, oblongs, obtus: lobe terminal allongé, 
deux fois environ aussi long que les lobes latéraux ; disque à lignes proéminentes 
peu marquées. Colonne claviforme assez RRRe légèrement recourbée, ailée, à ailes 
courtes et arrondies. Anthère operculée à quatre loges ; pollinies au nombre de 
huit, ovoïdes. 


M. le professeur PFITZER rapporta cette espèce avec doute au genre 7 psea Lindi.: 
il avait déjà reconnu, comme cela avait été signalé dans le Bofanical Magazine en 
note à la planche 6471, que le rapprochement de cette plante des autres Pachistoma 
était très difficile, les caractères tirés des fleurs et des étamines ne concordant 
nullement. M. ROLFE a observé qu’il ne pouvait non plus être question de rappro- 
cher l’unique Pachystoma africain du genre Z Psea, et n’a pas hésité à créer le genre 
Ancistrochilus, généralement admis de nos jours. 


Mict. Fcon. des Orcb. 


Hncistrochilus 


Thomsonianus (Reichb. f.) Rolfe 
var. Gentil1i 


1):< Wild. 


Septembre 1905. 


Æncistrochilus, pl. 12 


Dict. Icon. des Orch. Ancistrochilus, PL. 7 


de 4ù NN 


A. Goossen: xt .4 re 7 
1. Goossenpiux Lit IL. Cofjart, Bruxelles 


ANCISTROCHILUS THOMSONIANUS, var GENTILII, De Wild 


Ancistrochilus Thomsonianus|(Reichb.f, Rolfe 


Var. Gentilii De Wild. 


ANCISTROCHILUS de M. L. GENTIL. 

Ancistrochilus Thomsonianus var. Gentilii De Wico. Notices sur quelques plantes utiles et intéres- 
santes de la Flore du Congo 1903 p. 128 c, fig: L. Genrir in Revue de l'Horticulture belge et 
étrangère. XXX, mars 1904, p. 49, avec planche coloriée, XXX, octobre 1904, avec planche noire ; 

ë 


Congo, n. 44, octobre 1904. p. 2, avec planche noire. 


Plante épiphyte à pseudobulbes disposés sur un rhizome assez grêle, muni de 
radicelles nombreuses sous l’insertion des pseudobulbes ; ceux-ci de 2 centimètres 
environ de diamètre, entourés de bractées membraneuses et surmontées de une ou 
de deux feuilles oblongues-lancéolées, longuement rétrécies à la base, aiguës au 
sommet, de 18-27 centimètres de long, pétiole compris, et de 2,5-6 centimètres de 
large, à nervures parallèles, un certain nombre d’entre elles plus fortement proémi- 
nentes. Pédoncules floraux solitaires naissant à la base du bulbe, grêles, pubescents, 
formant des grappes lâches de 3 à 6 fleurs et atteignant 30 centimètres de long. 
Bractées ovales ou ovales-lancéolées, aiguës, embrassantes à la base, de 10-15 milli- 
mètres de long, assez densément velues. Fleurs violacées très odorantes ; sépales 
oblongs-lancéolés, aigus, de 30 à 33 millimètres environ de long et 11-13 milli- 
mètres de large, éparsement velus sur le dos, glabres intérieurement. Pétales plus 


étroits que les sépales, de 25-32 millimètres de long et 6 millimètres de large, aigus, 
velus extérieurement comme les sépales. Labelle profondément tribolé, à lobes 
latéraux obtus, redressés, de 8 millimètres environ de long et 3,5 millimètres de 
large, lobe central linéaire, de 14 millimètres environ de long. Colonne de 16 milli- 
mètres de long. 

Nous avons pu dessiner cette jolie orchidée dans les serres du Jardin Botanique de 
l'État où elle a été importée par le chef de culture, M. L. GENTIL, à qui M. DE 
WILDEMAN l’a dédiée. Cette plante existe également en de très nombreux exem- 
plaires dans les serres du Jardin Colonial de Laeken, où lors de sa floraison on peut 
en admirer de fort jolies potées. Elle est comme l’a démontré son auteur très voisine 
du type introduit dans le temps dans la culture par KALBREYER, et on la connaissait 
jusque dans ces derniers temps du Calabar et du Cameroun. Les différences qui 
existent entre la plante du Calabar et celle du Cameroun résident surtout, d’après 
M. DE WiILDEMAN, dans les dimensions de certaines parties des fleurs. Le type a été 
figuré dans le Botanical Magazine (pl. 6471). 

Cette espèce est unique dans le genre et c'est sans conteste une des belles 
orchidées rapportées du centre de l'Afrique, espérons que son introduction dans nos 
cultures pourra se faire très facilement. Elle ne paraît pas exigeante. 


LL 


Brux, Imp. X. Havermans. 


Gictionnaire fconographique 


DES 


()rchidées 


DIRECTION & RÉDACTION PAR 


18. dy -82 DESSINS & AQUARELIES PAR 
A. Cogni de . 
. Cogniaur % A, Goosscns 


enre À ngraccum 


(Henre Angraecum. 


(Tribu des Vandées. — Sous-tribu des Sacranthées). 


tymologie. — Ce nom dérive du mot Angrec, par lequel les indigènes de plusieurs contrées 
tropicales désignent les Orchidées épiphytes. 


He — Le genre À ngraecum a été établi par le botaniste français Du Perit-THouars, 
un ouvrage qu'il publia en 1822 sous le titre de : Histoire particulière des plantes 
Orchidées oies sur les trois îles australes d'Afrique, de France, de Bourbon et de Mada- 
£gascar (avec 110 planches). En 1826, le botaniste allemand SPRENGEL a cru bon de É ce nom 
en Aerobion; mais personne n'a tenu compte de cette modification. Si l’on admet les limites que 
lui a assignées Bexraam dans le Genera Plantarum (1883), il faut y réunir les Listrosta- 
chys Rons.r. (1852), Aerangis Rens. r. (1865) et Macroplectrunr Pritz. (1888). 
aractères. — Sépales presque ue, libres, étalés. Pétales presque sem- 
blables aux sépales. Labelle fixé à la base de la colonne et continu avec 
elle, prolongé à la base en éperon grêle et très long; limbe étalé ou dressé-étalé, 
» entier ou trilobé. Colonne très courte, large, à face antérieure concave, sans 
pied ni ailes. Anthère terminale, inclinée en avant, biloculaire, souvent prolongée 
antérieurement; deux pollinies cireuses, globuleuses, présentant un profond sillon 
extérieur, réunies par un pédicelle plan ou par deux pédicelles à un rétinacle en 


: forme d’écaille simple ou double. — Herbes épiphytes, sans pseudobulbes, à tiges 
feuillées allongées. Feuilles distiques. coriaces où charnues, à gaînes persistantes, 
souvent tronquées ou inégalement bilobées au- sommet. Hampes latérales, simples, 
portant des fleurs souvent grandes ou très “nr diposées en grappe ou très rare- 
ment solitaires. 

Ce genre est voisin des Vanda, Rcnonbies et Saccolabium, dont il se : tint 
nettement par l’éperon du labelle très long, grêle et plus ou moins aigu au sommet. 


ution géographique — Compris dans le sens large que nous avons indiqué 
“plus haut, le genre Angraecum Rate environ 140 espèces, répandues dans 
l'Afrique Sas et ts ainsi qu’à Madagascar et dans les îles voisines. Trois 


ou quatre espèc jusque dans l’Abyssinie; une autre l'A. falcatum, # 


croît au Japon, : à une immense distance se toutes les autres. 


ngraecum sesquipedale 


Bovembre 1898. 


Angraecum sesquipedale, Thouars. 


ANGRAEGUM D'UN PIED ET DEMI 


Angraecum sésquipedale Taouars, Orch. Iles d'Afr.. tab. 66 et 67 (1822). 


Synonymes. — ‘Aeranthus ER Loc. Gen: and +. Orch.. p. (1833. — 
Macroplectrum sesquipedale Prirz. in ExGL. and PranxTz, Nat. Pflanz Sn H, 0 
p._ 214(1888) 


Tige simple, dresséé, radicante et ligneuse dans sa partie inférieure, environ 
de la grosseur du petit doigt; pouvant atteindre un mètre de hauteur. Feuilles 

épaisses, densément imbriquées sur deux rangs, réeurvées, ligulées- 
= oblongues, condupliquées et engaînantes à la base, inégalement bilo- 
à bées au sommet, d’un vert foncé avec un reflet glauque farineux*, longues 
._/ d'environ 30 cm. Pédoncule portant 2 à 4 fleurs, environ aussi long 
que les feuilles. Bractées ovales, aiguës, carénées, beaucoup plus courtes 
l'ovaire, qui est pédicellé et muni de côtes ondulées. Fleurs étalées ou 
réfléchies, très odorantes, un peu charnues, d’un blanc d'ivoire, larges de 12 à 17 cm. 


que 


Sépales et pétales semblables, larges à la base et graduellement acuminés, les pétales 
un peu plus étroits que les sépales et contractés près de la base. Labelle plus large 


ne 


Ê 


que les autres segments, cordé à la base, ensuite oblong et irrégulièrement sérrulé, 


acuminé et réfléchi au sommet ; éperon verdâtre, un peu flexueux, long de 30 cm. ou 
plus. Colonne très courte et épaisse. F 
Cette espèce est originaire de Madagascar, où elle a été découverte vers 
\ fin du siècle dernier par le botaniste français DU PETIT-THOUARS. Ce 
n’est que longtemps après, en 1855, que le Rév. W. ELLIS en introduisit 
en Angleterre trois plantes vivantes, qui fleurirent pour la première fois au 


l£ 


Ses fleurs, qui durent environ trois semaines, se montrent de novembre 
a fé 


orchidophile à Gand. 


Dict. Icon. des Orchidées. Angraccum, pl. 4. 


“ 


dote Cul ARS EEE SR Sr Ca 


Impr. ORELLFÜSSLI, Zurich. 


ANGRAECUM SESQUIPEDALE, Thouars. : 


Dict. Fcon. des Orcb. 


ÆAngraecum, pl. L. 


ngraecum eburneum 


Bory. 


GRAECUM EBURNEUM, 


vel 


Angraecum eburneum, Bory. 


ANGRAEGUM D'IVOIRE 
Angraecum éburneute Bory, Voyage Iles d'Afr., 1. p. 359, pl. 19 (1804: 
Taouars, Orch. Iles d'Afr., pl. 65, (1822). 

onymes. — Limodorum eburneum Wizo. Spec. PI., 1v, p. 125 (1605). — Angraecum 
virens Loc. Bot. Regist., xxxin, sub tab. 19 (1847). — Angraecum eburneum var. virens 

Hook. Bot. Mag., tab. 5170 (1860). 
Tiges dressées, très robustes, densément feuillées, hautes de 4 à 6 décimètres. 
Eu coriaces, étalées, condupliquées à la base, carénées à la face inférieure, 
ligulées, très obliques obtuses et bilobées au sommet, d’un vert intense, 
_ longues de 25 à 40 centimètres. Pédoncule commun dressé, robuste, plus long 
que les feuilles, pluriflore dans sa moitié supérieure. Bractées embrassantes, 
largement ovales, brièvement acuminées, concaves, environ moitié plus courtes 
due l'ovaire. Fleurs odorantes, un peu espacées, sur deux rangs, presque sessiles, 
charnues, luisantes. Sépales et pétales semblables, étalés ou un peu réfléchis, 
| lancéolés-ligulés, aigus, d’un vert clair un peu jaunâtre, longs de 30 à 38 millimètres. 
 Labelle très entier, ovale, brièvement acuminé, concave, muni d’une crête charnue 
dans . es inférieure, luisant, run blanc ne avec la es centrale erdâtre, 


presque aussi long que les sépales; éperon grêle, presque droit, étalé horizonta- 
lement d'un vert clair, long de 6 à 6 1 12 centimètres. Colonne 
très courte, d’un vert pâle. 
Cette espèce, qui a souvent été confondue avec 
VA. superbum THOUARS, est originaire de l'île 
Bourbon, où elle a été db il y a environ 
un siècle par le naturaliste français BORY DE. 
SAINT-VINCENT. Elle fut introduite dans les 
cultures par LODDIGES, en 1847. Dans les serres, 
ses fleurs qui ont une très longue durée, se mon- 
trent en hiver, principalement pendant les mois 
de décembre et de janvier. 
Notre planche ee une los de la collection de M. LIONET, de ue 
(Seine-e ur 


Dict, Fcon. des Orchb. 


Angraccum, pl. 2. 


ngraecum modestum 


Septembre 1898. 


Dict. Îcon. 


des Orchidées. 5 si Angraecum, pl. 2. 
sc TE ÿ 
SES 5 


À. GOOSSE. 


Angraecum modestum, Hook.f. 
ANGRAECGUM MODESTE 
Angraecum modestum Hoox. Fr. in Bot. Magaz., tab. 66935 (1883). 
Synonymes. — Angraecum Ellisi L. Lip. et RoniG. in Lindenia, 1, tab 02 (1886, — non 
le 3, 


A. Ellisii Rcns. F., 1872 . Sanderianum Rcu8. F. in Gard. sas ser. 
ill, p. 108 (1888). 

Tige courte, dressée, de la grosseur d’un porte-plume, émettant de 
nombreuses racines aériennes assez grêles et souvent un peu rameuses. 
Feuilles très étalées, oblongues ou étroitement obovales-oblongues, obtuses 
et obliquement émarginées au sommet, longues de 10 à 15 centimètres. 


Pédoncule pendant, grêle, légèrement flexueux en zig-zag aux articula- 
tions, d’un vert brunûtre, long de 25 à 35. ns formant presque 
jusqu'à sa base une grappe multiflore assez dense rame grêles, 
étalés, d’un rouge orangé pâle, longs avec l'ovaire de. 1 1/2 à 2 1/2 centi- 
mètres. Bractées petites, largement triangulaires, obtuses, apprimées. 
Fleurs d’un rte ele larges _ 2221)? re anti très 
étalésouunf Sépal solés, aig l lancéolés, 


“aigus. Labelle entier, de. apiculé ; croi très grêle, pendant, d'un 


beau blanc, un peu arqué, long de 6 à 7 1/2 centimètres. Colonne très courte. 
La plante décrite par Sir JOSEPH HoOKER et figurée dans le 
Botanical Magazine avait été offerte par Mme la Douairière 
ASHBURTON aux Jardins de Kew, où elle fleurit pour la 
première fois au mois d’avril 1883. A cette époque, on n’en 
connaissait pas encoré la patrie, mais en 1888, MM. Low et Cie 
l’importèrent de Madagascar, à peu près en même temps que 
MM. SANDER et Cie, de St-Albans, en recevaient un lot des 
îles Comores, où elle avait été recueillie par LÉON HUMBLOT. 
Les plantes des deux provenances sont identiques, quoique Rance 
BACH ait cru que celle des îles Comores constituait une espèce rc 
qu’il décrivit sous le nom d’A. Sanderianum. 
Notre planche représente un exemplaire de la collection _ M. MaADOUXx, 


à Auderghem. 


Dict. con. des Orch. 


graecum superbum 


__ ANGRAECUM SUPERBUM Tho 


LA A: 


Cromoêtk J60FFIN Bronelles… 


Angracum superbum, Thouars 


ANGRAEGUM SUPERBE. 
Angraecum superbum Taouars, Orch. Iles Austr. d'Afr., tab. 62-64 (1822). 
Synonymes. — Aërobion superbum SPRExG. Syst. Veget., 1, p. 718 (1826). — Angraecum 
eburneum Loi. in Bot. Regist. xvinr, tab. 1522 ie non FF. Hook. in Bot. Mag. 
tab. 4761 ; BATEM. Sec Cent. Orch.,tab. 111; Wizciams, Orch » 1, tab. 41; Veircu, Man. 
Orch., vu, p. 126 (part.). — Angraecum Aurieu ts var en .. Gard. Chron , 1873, 
p. 216, fig. 46; Lindenia, v, tab. 236. 

Tiges dressées, très robustes, densément feuillées, hautes de 3 à 8 décimètres. 
Feuilles coriaces, plus ou moins étalées, condupliquées à la base, carénées à la face 
inférieure, largement ligulées, à sommet très oblique-tronqué et bilobé, d’un vert 
brillant, longues de 30 à 50 centimètres, larges de 5 à 6 centimètres. Pédoncule 
commun dressé, robuste, plus long que les feuilles, pluriflore dans la moitié supé- 
rieure. Bractées embrassantes, ovales, aiguës, brunes, un peu plus courtes que 
J'ovaire. Fleurs odorantes, alternes et presque sur deux rangs, presque sessiles, 
charnues, luisantes, renversées, le labelle étant plus ou moins tourné vers le haut. 
Sépales et pétales semblables, très étalés, lancéolés-ligulés, aigus, d’un vert jaunâtre, 
Jongs de “ie à 45. millimètres. Labelle très entier, plus large que long, obscurément 


dure. brusquement apiculé, un peu concave, muni d'une crête charnue Hans: : 
_sa partie inférieure, luisant, d’un blanc d'ivoire avec la partie centrale teintée de *eré 


_ un peu plus court que les sépales ; éperon assez grêle, un peu arqué, plus ou moins 


pendant, d’un vert clair, long de 6 1/2 à 8 centimètres. Colonne très courte, d’u 
blanc verdâtre. 

Cette espèce a souvent été confondue avec l'A. elurneun BORY (voir pl. x}, dont 
ce diffère surtout par sa taille plus robuste, ses fleurs plus grandes, son labelle d’une 
autre forme et son éperon notablement plus long. Elle n’est connue qu’à Madagascar, 
où elle Pboride surtout entre Tamatave et Antananarivo. Ses fleurs, qui durent au 
moins cinq à six semaines, se montrent en hiver. Elle a fleuri pour la première fois en 


: Europe dans les serres de la Société d'Horticulture de Londres, en novembre 1831. Ve 
_ Les fleurs que représente notre ue nous ont été ue par M. oser de 
Brunoy (Seine-et-Oise). 


RE Te En AM Re dE VAE Vi 


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At VU 


Fcon. des Ercb. 


Angraecum, 


ngraecum Leonis 


Dai 1899. 


cl icon des Orchudees. 


dngruecurn +1L9 


Angraecum Leonis, Veitch. 


ANGRAEGUM de LÉON HUMBI:OT. 
Angraecum Leonis Veircu. Man. Orch. PI., part. vu p. 133, cum. ic (180). 
Synonyme. — Aeranthus Leonis Reus F.in Gard. Chron.. new ser., xxut, p. 726 (1885), 
et in Flora, 1885, p. 380. 


Tige très courte, dressée, robuste, émettant des racines aériennes grêles,flexueuses 
et rameuses. Feuilles distiques, étalées en éventail, épaisses et 
charnues, ensiformes ou largement lancéolées-ligulées, aiguës, 
condupliquées, falciformes, d’un vert foncé, longues de 12 à 
25 centimètres. Pédoncules nombreux, naissant de l’aisselle des 
feuilles, courts, robustes, dressés ou presque dressés, portant de 
3 à 7 fleurs ou parfois plus. Bractées courtes, amplexicaules, 
membraneuses, pellucides, tronquées, blanchâtres ou Brunes 

Fleurs d’un blanc pur, odorantes, étalées ou réfléchies, larges de 5 à 

6 centimètres, lcnguement pédicellées, à pédicelle flexueux très com- 
primé et ancipité-biailé ainsi que l'ovaire. Sépales et pétales presque 
semblables, très étalés ou un peu récurvés, lancéolés, acuminés, carénés 
sur le dos. Labelle dressé, presque aussi long que les sépales, indivis, 
concave, ovale-arrondi, cuspidé ; éperon blanc plus ou moins teinté de 


vert, long de 10 à 14 centimètres, è base ns . en ie à ss nd 
ï ne t à Fr 4 de. D ve 1 Bu ns Er PO 


 Coi omores ; 


VHIULER 


ss ; se Lacd hs had 
euros fait partie des collections | de M. Mapoux 


Pict. Fcon. des Erchb. 


HAngraccum pl. 6. 


ngraecum stylosum 


Acte. 


Septembre 1901. 


rct.feon..des Oncle Angraecum, PL G 


EGossens Pure 


ANGRAECUMSTYLOSUMRolfe. 


Lith don 


à 


4 


Angraecum stylosum, Rolfe. 


ANGRAECUM STYLEUX. 
Angraecum stylosum Roure in Kew Bull , 1895, p. 194. 


SInYRe A. Fournierae ANdRé in Rev. Æort., 1896, p. 256 cum tab. 
Lama cer Dana | 


Plante presque acaule. Feuilles coriaces, luisantes, très étalées, oblongues ou 
obovales-oblongues, à sommet un peu recourbé obtus ou très légèrement bilobé, d’un 
vert très foncé, longues de 7 à 13 cm., larges de 3 à 6 cm. Grappes lâches, multiflo- 
res, pendantes, longues de 35 à 60 cm. ; pédoncule commun assez grêle, comprimé, 
articulé, flexueux, pâle ; pédicelles ne étalés, comprimés, longs avec l'ovaire de 
2 1/2 à 3 cm. ; bractées presque à amplexicaules, apprimées, ovales- 
arrondies, brunétres, longues de 6 à 8cm. Fleurs penchées, d’un blanc pur, à 
segments légèrement charnus, plus ou moins réfléchis. Sépales oblongs-lancéolés, 
brusquement et brièvement acuminés, longs d'environ 2 cm., les latéraux légèrement 
obliques. Pétales semblables aux sépales, mais un peu plus courts. Labelle oblong- 
lancéolé, apiculé, réfléchi, à partie supérieure concave ; éperon très grêle, légèrement 
épaissi dans la partie supérieure, aigu, fortement arqué, pendant, d’un blanc un 


peu verdâtre, long de 10 à 12 cm. Colonne claviforme, assez épaisse, longue de 
6 à 7 mm. 

Cette espèce curieuse est originaire de Madagascar ; on en doit l'introduction à 
MM. SANDER et Cie, de St-Albans, chez qui elle fleurit pour la première fois en 
juillet 1893. L’exemplaire que nous figurons nous a été communiqué, à la fin du 
mois de mars dernier, par Sir ARCHIBALD BUCHANN, de Prestonkirck ( Angleterre). 


js ” d Angraecum, PEL 


De _” LithJCofin Fils. Bruxelles Midi) 


AGovussens Pin 7. si ms 
M7 ANGRAECUM SCOTTIANUM,Rchb.f 


Angraecum Scottianum, Rchb. f. 


ANGRAECUM DE M R SCOTT. 


Angraecum Scottianum Rcous. r. in Gard. Chron.. new ser. X, p. 556 (1878), XVI, p. 136, XVII, 
P- 342, fig. 52, Otia Hamb, II, p. 77, FR 1885. P 370, 184 Orch., Hp 75,.t4b, 239 Il: 


Tige cylindrique, verte, très flexueuse ou courbée, longue de 25 à 50 cm., et 
parfois plus, épaisse de 3 à 7 mm., à partie supérieure assez densément feuillée, à 
partie inférieure plus ou moins défeuillée et couverte de gaines brunes. Feuilles 
dressées-étalées, cylindriques, profondément sHoneees vers la face supérieure, 
aiguës au sommet, longues de 8 à 12 cm., épaisse de 5 à 8 mm. Pédoncules naissant 
sur la partie supérieure de la tige, grêles, flexueux, verts, portant de 1 à 3 fleurs, 
environ aussi longs que les feuilles. Bractées largement ovales, obtuses, profondé- 
ment cucullées, longues de 6 à 8 mm. Fleurs assez brièvement pédicellées, larges de 
4 à 5 cm. Sépales et pétales presque semblables, linéaires-lancéolés, acuminés, plus 
ou moins réfléchis, d’abord jaune paille, passant ensuite au blanc pur. Labelle 
transversalement elliptique, légèrement mucroné au sommet, fortement concave, 
d’un blanc pur, un peu plus court que les sépales, prolongé à la base en un éperon 
grêle, flexueux, longuement atténué au sommet, d’un brun rougeâtre pâle, long de 


10 : à 12 cm. ConnE très courte, munie au 


: eveland, Walthamstow, de qui des Au pour la première se 

“de en 1879. Ses fleurs se montrent en 
Notre planche a été peinte d’après Fa re qu’a bien voulu nous envoyer 
M. LIONET, de Brunoy ÉeRSeE Ur). A : 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Angraecum. pl. 8. 


Hngraecum Chaiïlluanum 


ook. f. 


Août 1903. 


Dict. Icon. des Orch: ù Angraecurt pl.®# 


A. Goossens, piuxf 


[üh JL. Goffart. Bruxelles 


ANGRAECÇCUM CHAILLUANUM, Hook: f . 


Angraecum Chailluanum, Hook. f. 


ANGRAECUM de DU CHAILLU. 


Angraecum Chailluanum Hoox. Fr. in Bot. Mag. tab. 5589 (1866). 


Sz20 nymes — Angraecum arcu L. in Journ. Lin. Soc. Lond. VI, p. 136 (non in Hook. 
Comp. Bot. Mag.). — a pa see Rons. Fr. in Flora, 1885, p. 381 in adnot, 


Tige dressée, simple, environ de la grosseur du petit doigt, haute de 15 à 30 cm. 
Feuilles nombreuses, distiques, très coriaces, étalées ou plus ou moins réfléchies, 
lâchement imbriquées à la base, oblongues-ligulées, inégalement bilobées au sommet, 
_à bords légèrement ondulés, d’un beau vert très foncé, longues de 11-22 cm., larges 
_ de2 1/2-4 cm. Grappes axillaires, pendantes, multiflores, de la longueur des feuilles 
ou un peu plus longues. Pédicelles longs de 4 à 5 cm., assez grêles, étalés, verdâtres. 
Bractées largement ovales, aiguës, concaves, brunâtres, longues de r à 1 1/2 cm. 
Fleurs blanches, à segments dressés-étalés. Sépales triangulaires-lancéolés, acumi- 
_ nés, à partie supérieure plus ou moins recourbée, longs de 3 à 3 1/2 cm. Pétales un 
peu plus courts et plus étroits que les sépales. Labelle ermlable aux pétales, mais à 
_ peine plus large et obscurément anguleux à la base; éperon grêle, flexueux, d’un 


jaune erdâtre, long de 10 à 12 cm. Colonne ae nt de 8 mm. ; = rostellum | 


‘en “ie la docuerte et Pantin en robe à à Du ee qui # Yécoetiit au 
_ Gabonen 1865 et l’envoya au Jardin botanique de Kew. Ses. fleurs se montrent ordi- 
5 _nairement en août et en septembre. 
Notre planche a été peinte dans les serres de M. LOUIS FOURNIER, à St-Barnabé, 
| près de Marseille. 


Angraecum pl. 9. 


ngraecum filicornu 


Dict. Icon. des Orch. 


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SHTEENE 
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JL, Goffart, Bruxelles 


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A. Coossens, pinx* 


ANGRAECUM FILICQRNU Thouars. 


Angraecum filicornu, Thouars 


ANGRAECUM A ÉPERON FILIFORME. 


Angraecum filicornu Tuouars, Orch. des Iles austr. d'A frig., tab. 52 (1822). 


S ynonymes. — Acro bion filicornu Srrexc. Syst. Veget. II, p. 716 (1826). — Aeranthus? Thouarsi 
ss Moons i in Baker, F1. Maurit, p. 351 (1877). 


Tiges ascendantes, grèles, us peu flexueuses, vertes, longues de 2 à 3 dm. 
Feuilles épaisses et coriaces, presque distiques, étalées, espacées, linéaires-lori- 
formes, obliquement bilobées au sommet, concaves à la face supérieure, d’un vert 
très foncé, longues de 10 à 15 cm. Pédoncules axillaires ascendants, grêles, assez 
flexueux, légèrement comprimés, simples, uniflores, d’un vert clair et maculés de 
brun aux nœuds, plus courts que les feuilles, garnis dans leur partie inférieure de 
plusieurs g gaînes coriaces, assez longues, un peu espacées, vertes, obtuses, carénées 
sur le dos. Fleurs blanches, à segments longs de 2 1/2 cm. Sépales linéaires-lancéolés, 
acuminés, assez concaves, le supérieur dressé, les latéraux pendants. Pétales sem- 
blables aux sépales, flexueux, étalés horizontalement. Labelle pendant, lancéolé, 


è 


« 


acuminé, presque A éperon SERBE, presque filiforme, obtus, détente 


flexueux, vert clair, long de 10 à 13 cm. Colonne très courte, épaisse, verdâtre. 


Cette curieuse espèce est originaire de Madagascar et de l’île Maurice, où elle a . 
_été découverte il y a environ un siècle par le botaniste français Du PeTiT-THOUARS. 
Elle paraît n'avoir été introduite en Europe que Li ot quelques années, et 


‘encore très rare dans les cultures. Elle a été exposée à Londres par sir TemVon . 


LAWRENCE le 17 juillet 1900, et elle a obtenu un certificat de mérite. Ses _.—. se 
montrent en été, spécialement en juin et juillet. 

Notre planche a été ns dans les serres s de feu Louis FOURNIER, à Dares 
À de Marseille. Hu … 


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Pictionnaire fconographbique 


DES 
(jrchidées 
DIRECTION & RÉDACTION PAR 28. RS DESSINS & AQUARELIES PAR 


“A, Cogniaur A, Goossens 


A 
(ere Anguloa 


(enre Anguloa 


(Tribu des Vandées. — Sous-tribu des Gyrtopodiées) 

Etymologie et Historique. — Ce genre fut établi en 1794 par Ruizet Pavon, qui le dédièrent 

a dou FRANGISCO DE ANG JLo, directeur général des mines du Pérou à l’époque de l'exploration de ce 
pays par les deux botanistes espagnols. 
Caractères. — sépales presque égaux, larges, charnus, connivents en forme de 

globe, les latéraux à base arrondie, connés avec le pied de la colonne. Pétales 
semblables au sépale postérieur ou plus petits. Labelle articulé avec le pied 
de la colonne, charnu, trilobé; lobes latéraux dressés, plus grands que le 
lobe médian, qui est étalé; disque muni, dans sa partie médiane, d’une 
lamelle épaisse. Colonne dressée, demi-cylindrique, sans ailes, prolongée en 
pied à sa base; clinandre prolongé antérieurement en deux appendices. 
Anthère terminale, uniloculaire ; quatre pollinies ovales ou oblongues, très 
com rimées, superposées par paires les inférieures plus petites, reliées à un 
rétinacle ovale par un long pédicelle linéaire et aplati. — Herbes épiphytes 
ce terrestres, à tiges courtes portant peu de feuilles, renflées inférieurement en 
pseudobulbes charnus. Feuilles amples, plissées-veinées. Pédoncules latéraux, 


_ dressés, uniflores. Fleur grande, souvent penchée. 


_ La figure ci-jointe représente les pollinies de l’A. uniflora. : 

Le genre le plus voisin d’Anguloa est Lycaste, qui se reconnaît à ses sépales 
étalés et beaucoup plus longs que les pétales; tandis que dans les Anguloa, les 
sépales et les pétales sont à peu près semblables, rapprochés pour former une fleur 
presque plobniense. 


x 


bution iphique. — On rapporte à ce genre trois espèces bien 
ous: quelques autres formes sont considérées par les uns comme des 
espèces distinctes, par les autres comme des variétés ou des hybrides des trois types 
principaux. Toutes se rencontrent dans les Andes de la Colombie et du Pérou, où 
elles croissent à une altitude moyenne d’environ 2,000 mètres. 


Déct. icon.des Orchidees. PNA Là 


ANGULOA CLOWESII, La. 


Anguloa Clowesii, Lal. 


ANGULOA de GLOWES. 
; : : à Anguloa Clowesii Lou. in Bot. Regist., xxx, Misc. n. 20 et tab. 63 (1844). 


Pseudobulbes cylindriques-oblongs, comprimés, d’un beau vert, longs de 12 à 
20 cm., surmontés de deux ou trois feuilles, dénudés et marqués de profonds sillons 
_ longitudinaux en vieillissant. Feuilles dressées-étalées, finement Rennes, 

fortement nervées, largement obovales. lancéolées, aiguës, longues de 40 à 60 cm. 

Pédoncules souvent assez nombreux, robustes, dressés, moitié plus courts que les 
_ feuilles, naissant entre les écailles qui entourent la base des pseudobulbes, chargés 
de gaînes assez grandes, aiguës, un peu ventrues, lâchement imbriquées. Fleurs 
dressées, charnues, subglobuleuses, d’un jaune citron, exhalant une odeur balsa- 
_ mique diffcile à définir. Sépales largement elliptiques-oblongs, concaves, un peu 
. aigus, les latéraux légèrement obliques et un peu plus courts et plus larges. 
… Pétales semblables au sépale dorsal mais plus étroits. Labelle plus court que les . 

_ sépales, dressé, très charnu, concave, blanchâtre, de forme naviculaire, trilobé ; ee ; 

_ lobes latéraux grands, triangulaires, un peu aigus, dressés ; lobe médian plus petit, 

en forme d’entonnoir velu et bilabié, po la lèvre supérieure est émarginée, 


Lier aiguë et réfléchie. Colonne très ébaie, un peu Voie. cylindrique dans ne 
sa partie supérieure, concave avec deux appendices arrondis sous le stigmate. F. 
_ On doit la découverte et l'introduction de cette espèce à JEAN LINDEN, qui la 
recueillit au mois d'août 1842, croissant sur le sol au fond des forêts, à 1800 
mètres d’altitude, près du village de Jaji, dans la province de Mérida ( Vénézuéla). 
D'autres voyageurs l’ont encore récoltée dans plusieurs localités du même pays 
ainsi que dans la Nouvelle-Grenade, où elle croît parfois en abondance entre Santa- 
Martha et Bogota. Elle a fleuri pour la premiere fois en Europe dans la collection 
du Rév. JoHN CLOWES, à nn Hall, ne de Res pendant l'été de 
l’année 1844. 

Ses fleurs se montrent de mai à juillet et un près d’un mois. . 
As  Nohre enr a été peinte dans les serres de M. WAROCQUÉ, à Mariemont. 


Orchb. 


act rico des Orchidees. Ançquloa , PL 1 


JCOFF IX. bruxelles 


Chramolit4., 


A GOOSSEIS Pin. ANGULOA RUCKERIÏLdI. 


_Anguloa Ruckeri, Lal. 


ANGULOA de RUGKER. 


Anguloa Ruckeri Loc. in Bot. Regist., xxxu, tab. 41 (1846) 


ioibes robustes, ovoïdes-oblongs, comprimés, d’un vert intense, longs de 


de <e ee les JE presque lisses, les vieux Fees et sue de 


our lancéolées, aiguës, en de 60 à 

ë, ; Pr de 10 à 15 cent. Pédoncule naissant de la base des 

bulbes, dressé, robuste, vert, plus court que les feuilles, chargé 

grandes, ovales-lancéolées, aiguës, vertes, un peu 
“fichement imbriquées. Fleurs grandes, ‘charnues, 
ee d'un brun Re ou naar en dehors, as 


lus courts et plus larges que le sépale dorsal, 
large que les pétales. Labelle plus court que les 


: pres très hope d’un as cramoisi foncé en dedans, plus 


pâle et teinté de blanc en dehors avec Fr Be de tenue plus foncée; lobes fan : 
dressés, largement GHIORES, arrondis au sommet; lobe antérieur peur velu, en 


forme d’entonnoir bilabié, à lèvre interne plus courte et émarginée, à lèvre externe . 


réfléchie, aiguë, légèrement tridentée. Colonne épaisse, cylindrique dans sa. partie 
inférieure, sans appendices au sommet, creusée de chaque côté du stigmate d’un 
profond sillon qui descend jusqu’à sa base, jaune et chargée de petites macules 
rouges surtout à la face antérieure. 

Cette espèce croît dans la province de Mérida, au Vénézuéla, où elle a été 
découverte par JEAN LiNDEN en 1842. Introduite peu de temps après, elle a fleuri 
pour la première fois chez RUCKER, à West Hill, Wandswarth. Ses sd. + se 

‘montrent en juin et juillet, durent de quinze jours à trois semaines 


ie 7 Notre planche a été peinte dans les serres de M. WAROCQUÉ, à Marfehont: 


des fleurs est représentée avec l’un des sépales latéraux et l’un des pétales énités 
pour een de voir l’intérieur. 


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Jump E. Darvermans, Érur. 


Genre Ansellia. 


(TRIBU DES VANDÉES — SOUS-TRIBU DES CYMBIDIÉES). 


Etymolosie et historique. — Ce genre fut décrit par Lipuev, en 1840, dans le 3ome volume du 
Botanical Register ; ilest dédié au voyageur Jon ANSELL, qui accompagnait la première expédition 
anglaise au Niger (1840), et qui découvrit à Fernando-Po, l'espèce sur laquelle le genre fut tondé, 
nommée À. Africana. 


CARACTÈRES. — Sépales et pétales presque égaux, libres, étalés. Labelle sessile 
au sommet du pied de la colonne, dressé, trilobé, à disque muni de deux crêtes ; 
lobes latéraux larges, dressés et parallèles, le médian étalé, ovale-arrondi. Colonne 
de même longueur que les lobes latéraux du labelle, dressée, un peu arquée, demi- 
cylindrique, sans ailes, à base prolongée en pied court, concave et bilobé. Deux 
pollinies cireuses, ovoïdes-arrondies, bilobées, attachées sur un rétinacle en forme 
d’écaille transversale. — Herbes épiphytes, à tige élevée, charnue et feuillée. Feuilles 
distiques, longues, plissées. Pédoncules terminaux, rameux. Fleurs grandes, en 
panicule ample et läche. 

ans la sous-tribu des Cymbidiées, le genre Awsellia se distingue par la colonne 


prolongée en pied, comme dans les Polystachya, mais son Hebele est dirigé en bas, 
_ tandis que dans ces derniers il est tourné vers le haut. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — On connaît six espèces de ce genre, dissémi- 
nées dans toute l'Afrique ni nat 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Ansellia, pl 1. 


Anselia gigantea 


Septembre 1901. 


_ Dict.icon.des Orck. Ansellia, PI I. 


dGossens Pinx  Lith.JCofiin Fils Brië(Midil 


ANSELLIA GIGANTEA , Rchb.f 


Ansellia gigantea. Rchb. f. 


ANSELLIA GÉANT. 


Ansellia gigantea Ross. r. in Linnaea. XX, p. 673 (1847), in Ware. Ann. Bot. VI, p 627 (1863). 


Synonymes. — À, Africana var, Natalensis Hoo. in Bot. rod tab. 4965. fig: 3 (1857). — Cymbi- 
dium Sandersoni Harv. Gen. S.-Afr. PI. édit. 2, p. 360 (1868). 


Plante cespiteuse, à tiges dressées, robustes, un peu fusiformes, longues de 30 cm. 
ou plus. Feuilles distiques, dressées ou étalées, cunéiformes-ligulées, brusquement 
aiguës, distinctement trinerves, presque planes, à face supérieure luisante, longues 
de 12 à 20 cm., larges de 2 à 3 cm. Pédoncule terminal, simple ou peu rameux, 
beaucoup pius ne que les feuilles, à partie inférieure dressée et portant des écailles 
espacées, à partie supérieure penchée et lâchement pluri-submultiflore. Bractées très 
petites, triangulaires. Fleurs étalées, assez longuement pédicellées, larges de 5 à 
6 cm. Sépales et pétales étalés, à sommet légèrement réfléchi, ligulés, légèrement 
ondulés, un peu aigus, d’un jaune pâle un peu verdâtre, ornés de macules arrondies 
d’un brun rougeâtre, disposées presque en deux rangées longitudinales. Labelle 
“beaucoup plus court que les sépales, d’un jaune citron, profondément trilobé ; lobes 


téner as io rhombordes: redressés contre la colonne ; lobe terminal 
plus grand, obovale-cunéiforme, tronqué ou légèrement émarginé au sommet ; ; disque 
. muni de trois crêtes longitudinales allongées, mais la médiane plus courte que les 
autres, non verruqueuses sur les bords. Colonne trigone, un peu concave en avant, 
d’un jaune verdûtre. 

Cette espèce est originaire des environs de Port-Natal, où elle a été découverte au 
mois d’août 1841 par GUEINZIUS. 

L'inflorescence que nous figurons nous a été remise au mois d’avril dérnicr, par 
l'administration du Jardin botanique de Kew. 


Dict, Fcon. des Orchb. 


Ansellia. pl. 2, 


(A asellia confusa 


Lr E. Brown. 


Septemôre 1901. 


Déct.fcon.des Orck. Ansellia, PL. 


0 


ANSELLIA CONFUSA N.E. Brown. 


dGossens Pinx Lith.JGoffin Als.Bru (Midi) 
. Gosse F 


Ansellia confusa, N. E. Brown. 


ANSELLIA CONFONDU. 
Ansellia confusa N. E. Brown in Lindenia. 11, p. 36 (1886); 
Ex. LaurenT in Rev. Hort. Belg. 1800, p. 193, pl. 17. 
Synonyme. — À. Africana Lo. in Bot. Regist. 1846, tab. 30 (non 1844, sub tab. 12). 


Plante robuste, densément cespiteuse, à tiges nombreuses, dressées ou ascen- 
dantes, fusiformes, atteignant parfois jusque 9 dm. de hauteur. Feuilles distiques, 
plus ou moins étalées, un peu coriaces, lancéolées ou linéaires-lancéolées, aiguës, 
d’un vert foncé, longues de 35 à 45 cm., larges de 3 à $ cm. Pédoncule terminal, 
assez rameux, ordinairement plus court que les feuilles, plus ou moins penché, den- 
sément multifloré. Bractées courtes, oblongues ou ovales-oblongues. Fleurs étalées, 
assez longuement pédicellées, larges d’environ 6 cm., à segments très étalés. Sépales 
oblongs, obtus, d’un jaune verdâtre clair, chargés de macules transversales plus ou 
moins confluentes, d’un brun pourpré. Pétales semblables aux sépales, mais un peu 
plus larges. Labelle beaucoup plus court que les sépales, profondément trilobé ; 
lobes latéraux semi-ovales, obtus, redressés et incurvés contre la colonne, de la même 
couleur que les sépales et les pétales ; lobe terminal grand, obovale ou suborbiculaire, 


à bords ondulés, à sommet un peu réfléchi, d’un jaune plus ou moins vif ; disque 
muni de deux crêtes longitudinales, prolongées par des crénelures verruqueuses sur 
le lobe terminal. Colonne claviforme, demi-cylindrique, longue de 12 mm., jaune et 
plus ou moins maculée de pourpre. 

Cette espèce, qui a été longtemps confondue avec l'A. Africana et qui est encore 
parfois cultivée sous ce dernier nom, paraît assez largement répandue mare l'Afrique 
tropicale occidentale : M. EM. LAURENT la renseigne à Sierra Leone, à Fernando-Po 
et dans l’Angola ; il l’a lui-même observée assez fréquemment dans les forêts chaudes 
et humides du bas Congo, et il en a rapporté de ces régions de beaux spécimens, 
qui sont cultivés dans les serres de l’Institut agricole de Gembloux. Nous lui som- 
mes redevables de la portion d’inflorescence que nous figurons ici. 


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Dictionnaire Yconographique 
+ DES 
Orchidées 


DIRECTION & RÉDACTION PAR «8. 4 .8f DESSINS & AQUARELLES PAR 
AR? 
A. Cogniaur æ F\, Goosscns 


(cree Arachnanthe 


Genre Arachnanthe. 


(TRIBU DES VANDÉES — SOUS-TRIBU DES SARCANTHÉES,. 


Etymologie Nom formé des deux mots grecs arachné qui veut dire araignée, et anthos qui signifie 
fleur, allusion à l’aspect des fleurs de l’espèce primitive du genre, l'A. moschifera. 
istorique. — L'auteur de ce genre est le botaniste hollandais BLuME, Fa en 1825 l'avait Rés 
nommé Arachnis, nom qu’il changea en 1848 en Arachnanthe. On y a int généralement comme 
synonymes les trois genres euivants : Armodorum de Van BREDA (1827), penis de LiNDLey ( 1851) et 
Esmeralda de R&ICHEN8ACH (1*02). 

CARACTÈRES. — Sépales libres, étalés, presque égaux, un peu épais. Pétales 
semblables aux sépales. Labelle court, articulé à la base de 
la colonne, dressé ou étalé, trilobé, à base jamais prolongée 
en sac ou en éperon, à lobes hitene dressés, le médian 
charnu, polymorphe, à face dorsale souvent munie d’une 


ibbosité qui apparaît parfois gris ne sorte d'éperon très: | 
court et crochu. Colonne courte, épaisse, à base non 


minale, biloculaire ;: deux pollinies cireuses, munies d’u 
un pédicelle de à un rétinacle ovale ou dilatét 
 épiphytes, à a tiges feuillées non renflées en pseudobulb 


souvent obliquement bilobées au sommet. Pédoncules latéraux, allongés, driules 6 ou 
rameux, multiflores. Fleurs grandes, PAHERUÉES  - 
s voisins ps labelle dépourvu 


Gegenre se distingue des l’anda 
d’éperon à à la base. Il se rapproche particulièrement des Siaurofsis, dont il difière 


par son labelle articulé avec la base de la colonne. 
DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — On connaît six ou sept espèces de ce genre, 


disséminées depuis les tn nom de l'Himalaya rie Java et Bornéo. 


[+ 


NE 


on 


Duct.icon . des Orchidees. 


ACOGSSENS Praxt . 


. POS 
ARACHNANTHE LOWII WAROCQUEANA 


Arachnanthe Lowii, Benth. 
ARACHNANTHE DE LOW. 


Arachnanthe Lowi BentH.in Fourn.Lin.So>.Lond.,xvin, p.331 (1881.) 


ynonymes. —Vanda Lowii Loc in Gard. Cüron., ne P. 2. 
Renamthera Lowii Rous.r. Xenia Orch., 1, p. 89 (1 


Racines here Tige dressée, robuste, pouvant 


atteindre 1 à 2 m. de hauteur, parfois un peu rameuse 


la base. Feuilles nombreuses, étalées, linéaires- 
ligulées, obliquement bilobées au sommet, condupli- 
quées à la base, d’un vert foncé, luisantes, longues de 


- 50 à 75 cm. Grappes florales souvent plusieurs, pen- 
dantes, multiflores, pouvant atteindre jusque 2 à 3 m. 
de longueur, à rachis assez robuste pubescent, d’u 
brun-pourpré. Fleurs brièvement pédicellées, un peu 
odorantes, pubescentes en dehors, dimorphes. Les deux ou parfois ? 
_ trois premières fleurs de l’inflorescence ont les sépales et les pétales 
plus courts, plus larges et plus charnus, ovales-elliptiques, d’un jaune orangé, avec 
| re Done macules arrondies d’un rouge brunâtre ; les autres fleurs sont un peu 


ue grandes, larges de 7 à 8 cm., à sépales et pétales étroitement oblongs, aigus, 
d’un brun foncé, irrégulièrement maculés de jaune-crème. Labelle identique dans se 
_ deux sortes de fleurs, beaucoup plus court que les sépales, charnu, un peu 
en forme de pantoufle, fortement contracté près du sommet, où se trouve une petite 
corne incurvée, à partie centrale d’un pourpre clair, le reste jaune et maculé 
de pourpre, excepté le sommet et la corne, qui sont entièrement jaunes. Colonne à 
face antérieure blanche et ponctuée de rose, à face postérieure verdâtre et maculée 
de pourpre. 


Var. WAROCQUEANA Hort. 
VARIÉTÉ DE M. WAROCQUÉ : de 


Premières fleurs d'un jaune terne, chargées de nombreux gros points a 
d’un brun pourpré; les autres fleurs à fond d’un jaune un peu verdâtre, avec de 
nombreuses macules d'un rouge brun, À s arrondies, très rapprochées et ne 

confluentes. 
L’A .Lowrii a été ave par H. Low, en 1846, dans l’île de Bornéo, 0 où il 


: . sur les branches les plus élevées des arbres qui bordent les cours d’eau. 


Pi ee un se : montrent de ue à octobre, durent pe sema es. Elles 


Brux, Imp. X, Havermans. 


Bictionnaire fconographique 


Orchidées 


DIRECTION & RÉDACTION PAR ae 2 DESSINS & AQUARELLES PAR 
ax F 
: ps 
A, Cogniaur Er A, Goossens 


(Kerr Bifrenaria 


(enre Bifrenaria 


(Tribu des Vandées. — Sous-tribu des Gyrtopodiées). 


 é n - “ 
Etymologie. — Nom formé des deux mots latins bis, deux, et frenum, frein ; allusion à ce 
que, dans les espèces de ce genre, les pollinies sont reliées au rétinacle par un double 
pédicelle. 


Historique. — Ce genre fut fondé eg 1832 par Linocey (Genera and Species Orchidaceous 
Plants, p. 152), pour une espèce que LonpniGes avait considérée à tort comme un Maxillaria 
et nommée M. atropurpurea. Plusieurs autres de ses espèces actuelles avaient aussi été d'abord 
considérées comme des Maxillaria ; d'autres avaient été rangées parmi les Lycaste. Le genre 
Stenocoryne, établi par LinpLey en 1843, pour une espèce de la Guyane et du nord du Brésil, y 
est généralement rapporté comme un simple synonyme. 
Caractères. — Sépales à peu près d'égale longueur, dressés-étalés, les latéraux à 
base large adnée au pied de la colonne, et formant un menton ordinairement 
allongé au point de prendre l’aspect d’un éperon. Pétales assez semblables 
À] au sépale dorsal ou plus courts et plus larges. Labelle articulé au sommet 
du pied, à onglet plus ou moins allongé replié vers la colonne, trilobé, les 
lobes latéraux assez larges et dressés, le lobe médian étalé, entier ou bifide. 
Colonne dressée, assez épaisse, demi-cylindrique, privée d'ailes, longue- 


L 


ment prolongée en pied à la base. Anthère terminale, en opercule, uniloculaire ou 


imparfaitement biloculairé, Quatre pollinies ciréuseS; ôvoïdes ou très larges, étroite- 
ment superposées par paires, celles d’une même paire parfois imparfaitement soudées 
entre elles, reliées à un rétinacle transversal par deux pédicelles parfois en partie 
soudés. — Herbes épiphytes, à tiges très courtes renflées en pseudobulbes.surmontés 
chacun d'une ou deux feuilles. Celles-ci sont oblongues, souvent amples, plissées- 
veinées. Hampes naissant entre les pseudobulbes, simples et dressées. Fleurssouvent 
odorantes, tantôt peu nombreuses ou même solitaires et grandes, tantôt nombreuses 
et petites. 

Le caractère du pédicelle des pollinies, court et double He fig.}, disthlerdt immé- 
diatement ce genre des Lycaste et autres genres voisins. 
Distribution géographique. __ On connaît au moins une quinzaine d’ dpècis de 

Bifrenaria, qui croissent à peu près exclusivement dans les parties chaudes du 

Brésil et de rs Guyane. 


Dict. Fcon. des Orchb. 


Bifrenaria, pl. 1. 


Birrenaria Harrisoniae 
Acnb. f. 


Fanvicr 1898. 


Dict. Icon. des Orchidées. Bifrenaria, pl. 1. 


À. GOOSSENS pinrit. Impr. ORELLFÜSSLI, Zurich. 


BIFRENARIA HARRISONIAE, Rchb. f. 


Bifrenaria Harrisoniae., Rchb. f. 


BIFRENARIA de Madame HARRISON. 


Bifrenaria Harrisoniae Roms. x. Xenia Orchid.\1, P. 61 (20 novembre 1854) et p. 224, 
tab. 94, n1 (octobre 1858), in Bonplandia, 1, P. 217 (août 1555). 


Synonymes. — Dendrobium Harrisoniae Hook Exot. F1., tab. 120 (1825). — 
Maxillaria Harrisoniae Loc. in Bot. Regist., tab. Bb (1825). — Colax 

Harrisoniae Lor. in Bot. Regist., sub tab. Ro7 (1825); Rcus. FI. Exot., tab. 112 

+ a — Maxillaria ? dédié Loc. Gen. and Spec. Orchid., p. 151 (1832) 
(part) — Lycaste Harrisoniae Don, Append. Hort. Cantabr. — Maxillaria 
_ pubigera KLorzsca in Orro et Dierr » Allg. Gartenz, 1855, p. 106 — Maxil- 
ce Barringtoniae Horr. ex Rcus. r., Xenia Dh. 1, p. 224 (1858). 


| Pseudobulbes largement ovoïdes, obscurément tétragones, surmontés 
d'une seule feuille, d’un vert un peu jaunâtre, annelés de brun noirâtre au 
sommet, longs de 5 à 7 cent. Feuilles elliptiques-oblongues, aiguës, atté- 
‘1 nuées à la base, trinerves, coriaces, d’un vert sombre, longues de 20 à 30 cent., larges 
de 7 à 10 cent. Hampes plus courtes que les feuilles, robustes, _flexueuses, . 
biflores ou parfois uniflores, naissant ordinairement par deux de la base des plus 
jeunes pseudobulbes, portant à chaque nœud une bractée membraneuse, engaînante, 


aiguë, brunâtre, presque carénée, longue de 1 à 2 centimètres, celle de la base de 
l'ovaire plus grande que les autres. Fleurs charnues, très odorantes, larges de 7 à 
8 centimètres. Sépales et pétales très étalés, ovales-elliptiques, obtus ou arrondis au 
sommet, d’un banc d'ivoire, le sépale dorsal concave, les latéraux un peu plus larges, 
légèrement falciformes, formant avec l'onglet du labelle et le pied de la 
colonne un éperon conique, à sommet obtus et un peu émarginé. Labelle -& K NT 
plus court que les sépales latéraux, trilobé, d’un pourpre vineux marqué 
de veines plus foncées, glabre à l'extérieur, poilu à la face interne ainsi 
que sur les bords ; lbs latéraux oblongs, incurvés ; lobe médian sub- 
quadrangulaire, émarginé, à bords un peu cadulé Louis : crête du 
disque très velue, d’un jaune orangé. Colonne claviforme, incurvée, blanche, \ 
légèrement pubescente sur la face antérieure vers la base. 

Cette espèce est originaire du Brésil ; elle fut découverte dans la province de Rio 
de Janeiro, par un négociant anglais, WILLIAM HARRISON, qui l’envoya vers 1821 
ou 1822 à son frère RICHARD, qui habitait Liverpool. 

_ Ses fleurs se montrent en hiver et restent en bon état au moins pendant six 
semaines. Celles que nous figurons ici nous ont été fournies une M. LIoNET, de 
ne que 6 (Seine-et-Oise). 


Dict. Fcon. des Orchb. 


Bitfrenaria, pl. 2. 


Birrenari tyrianthina 


{Ac f. 


Fanvier 1898. 


Dict. Icon. des Orchidées. Bifrenaria, pl. 2. 


Li 
Impr. ORELLFÜSSLI, Zurich. 


BIFRENARIA TYRIANTHINA, Rchb. £ 


Bifrenaria tyrianthina, Rchb f 


BIFRENARIA à KILEURS POURFRES. 
Bifrenaria tyrianthina Rens. Fr, Xenia Orchid., 1, p. 61 (1854). 


ynonymes. — Lycaste tyrianthina Lonmices, Catal. ex Loupon, Hort. Brit., suppl. 3, p. 
582 (1850). — Maxillaria tyrianthina, Josst, Orchid., p. 272 (1851). — Bifrenaria Dalle- 
magei, Hort. LINDEN, ex Lindenia, x, sub tab. 446 (1804). 

Pseudobulbes ovoïdes-oblongs, obtusément tétragones, luisants, surmontés d’une 
seule feuille, d’un vert assez intense, avec un anneau de brun noirâtre au sommet, 
longs de 5 à 6 centimètres. Feuilles elliptiques-oblongues, presque obtuses, assez 
longuement atténuées à la base, à nervures assez nombreuses, d’un vert intense, 
longues de 15 à 20 centimètres, larges de 6 à 7 centimètres. Hampes notablement 
plus courtes que les feuilles, robustes, presque dressées, vertes, portant deux ou trois 
fleurs; bractées ovales-lancéolées, aiguës. Fleurs dressées, odorantes, d’un pourpre 
un peu violacé, larges de 5 à 6 centimètres. Sépales assez charnus, largement ligulés- 
oblongs, obtus et un peu apiculés, le dorsal assez concave, les latéraux plus grands, 
pubescents à la base sur la face interne, formant avec le pied de la colonne un épe- 
ron allongé, étroitement conique et obtus. Pétales peu charnus, pius petits que les 
sépales, elliptiques-oblongs, presque arrondis au sommet, très légèrement pubescents 


intérieurement et faiblement atténués à la base. Labelle assez chafnu, aussi long que 
les sépales latéraux, inséré presque à deux centimètres du sommet du pied de la 
colonne, marqué à la face interne de nombreuses veines €’un- pourpre foncé, muni 
d’un onglet assez long et étroit, presque enroulé en cornet, à contour obovale, dis- 
tinctement trilobé; lobes latéraux demi-oblongs, obtus, entiers ou obscurément 
crénelés ; lobe intermédiaire suborbiculaire-elliptique, obtus, un peu crénelé, densé- 
ment velu à la face interne; disque muni jusqu’au-delà du milieu d’un large callus 
velu tronqué au sommet. Colonne jaunâtre, courte, épaisse, assez arquée, finement 
pubescente. 
: Cette espèce est originaire du Brésil, probablement des mêmes régions que le 

B. Harrisoniae ; on dit qu'elle fut introduite en 1836. Pendant longtemps, elle resta 
très rare dans les cultures, d’où elle semblait même avoir à peu près disparu, dors- 
que, il y a quelques années, elle fut réintroduite par l’'HORTICULTURE INTERNATIO- 
NALE, de Bruxelles. : 

Nous sommes redevables de l'exemplaire figuré ici, à M. le baron W. C. vax 
BoETZËLAER, de Maarkensdijk { Hollande). 


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1 DIRECTION & RÉDACTION PAR 2s- Su DESSINS & AQUARELLES PAR 
A A. Cogniaur + A. Goossens À 
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(Genre Bletia. 


(TRIBU DES ÉPIDENDRÉES. — SOUS-TRIBU DES BLÉTIÉES). 
Etymologie. — Dédié à Louis Blet, botaniste espagnol. 


Historique — Ce genre est dû aux botanistes espagnols Ruzz et Pavow, qui le décrivirent dans le 
Prodrome de leur Flore du Pérou, publié en 1794. Depuis cette époque, on a souvent placé parmi 
les Bletia ure foule d'espèces des plus disparates, qui ont dû plus tard être rapportées à divers 
autres genres. 

En 1853, Ræicmexsac en retranchait le B. kyacinthina, pour en faire le genre Bletilla, admis par 
les uns, rejeté par les autres. En revanche, quelques années plus tard, en 1862, il y réunissait à la 
fois les genres Brassavola, Laelia, Laeliopsis, Schomburgkia et Tetramicra; mais aucun botaniste 


moderne ne l’a suivi dans ces réductions. 
Les genres Gyas SaLiss. (1815), Thiebautia CorLa (1824) et Regnellia Bars RoDr. (1877) n'en 


sont que des synonymes. 

CARACTÈRES. — Sépales libres, connivents ou étalés, à peu près égaux. Pétales 
semblables au sépale dorsal ou un peu plus larges. Labelle fixé à la base de la 
colonne, libre, dressé, parfois un peu renflé en sac à la base, trilobé ; lobes latéraux 
larges, dressés, parallèles ou étalés au sommet, n’enveloppant pas la colonne; lobe 
terminal large, étalé, souvent émarginé ou bilobé ; disque souvent £arni de crêtes ou 
de tubercules. Colonne sans pied, allongée, demi-cylindrique, souvent courbée, 


parfois munie de deux oreillettes à la base ou de deux ailes au sommet. Anthère 
biloculaire; 8 pollinies, dont 4 dans chaque loge, superposées par paires. — Herbes 
terrestres ou épiphytes, dressées, à pseudobulbes globuleux ou déprimés, presque : 
tubériformes. Feuilles peu nombreuses, allongées, en forme de glaive, plissées, arti- 
culées à la base. Grappe longuement pédonculée, multiflore, simple ou rameuse, sans 
feuilles et naissant sur le côté des pseudobulbes, très rarement terminant une tige 
feuillée. 

Ce genre est assez voisin des Phajus: ceux-ci s’en distinguent surtout par les 
feuilles non articulées, par le labelle muni :à la base d’une forte gibbosité ou d’un 
éperon, et à lobes latéraux embrassant la colonne. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — On connaît plus de vingt espèces de ce genre; 
elles habitent toutes l'Amérique tropicale, à l'exception d’une seule, qui croît en Chine 
et au Japon. 


Dict, Fcon. des Orchb. 


Bletia, pl. 1. 


Bictia hyacinthina 


fa. Br. 


Wovembre 1901. 


A.GCOOSSENS, Pinxt 


Chromotth..TGOFFIN Bruxelles. 


BLET in HYACINTHINA KR Dr 


bBletia hyacinthina R Br. 
BLÉTIA A FLEURS DE JACINTHE. 
Bletia hyacinthina'R. Br. in Arrox, Hort. Kew., édit. 2, V, p 206 (1813). 
Synonymes. — Cymbidium hyacinthinum Smirn, Exot. Bot. 1, p. 117, tab, 60 (1804); Bot. Mag. 
tab. 1402 (1812).— Gyas humilis Sauise. in Hort. Trans. 1, p. 261 (1815). — Bletia Gebina Lou. in 
Journ. of Hort. Soc. Il. p. 307 et in Bot. Regist. XXXIII, tab. 60 (1847). — Bletilla hyacinthina et 


B. Gebina Roms. r. in F1. des Serres, VIIL, p. 246 (1853). — Bletilla stricta Rous. r. in Bot. Zeit. 
1878, p. 75. — Etc. 


Pseudobulbes tubériformes, globuleux-déprimés, charnus, d’un vert intense. Tiges 
dressées, assez robustes, hautes de 15 à 25 cm., portant 3 à 8 feuilles membraneuses, 
étroitement lancéolées, très aiguës, 5-nerves, d’un vert foncé. Pédoncule terminal, 
simple, grêle, 5-8-flore, plus court que les feuilles. Bractées très petites. Fleurs assez 
grandes, brièvement pédicellées, étalées ou penchées, inodores. Sépales et pétales 
semblables, membraneux, dressés-étalés, lancéolés-ligulés, un peu aigus, d’un pourpre 
violacé vif ou parfois lilas pâle, longs d'environ 3 cm. Labelle membraneux, dressé, un 
peu plus court que les sépales,obovale-elliptique dans son pourtour, d’un pourpre vif, 
profondément trilobé ; lobes latéraux dressés, arrondis au sommet: lobe terminal peu 
proéminent, récurvé, arrondi-subquadrangulaire, légèrement émarginé au sommet, 


denticulé-crispé ; disque muni de 5 crêtes parallèles, qui s'étendent presque jusqu’au 
sommet du lobe terminal. Colonne aussi longue que le labelle, pourpre au sommet, 
blanchâtre vers la base. 

Cette espèce se distingue de tous les autres Bletia en ce que ses inflorescences 
terminent la tige feuillée, au lieu de naître de la base des pseudobulbes. C’est aussi 
la seule qui croisse naturellement en dehors de l'Amérique tropicale, et c’est pour ces 
raisons que REICHENBACH en avait formé un genre spécial, sous le nom de Bletilla. 

Elle est répandue en Chine, en Cochinchine et dans l’île de Kiou-Siou ; elle est 
plus rare dans la grande île japonaise de N iphon, où elle n’est peut-être que natura- 
lisée. Elle est connue depuis plus de 125 ans et elle fut introduite dans les cultures 
européennes par EVANs, en 1803. Ses fleurs se montrent au printemps. 

L’exemplaire que nous figurons nous a été communiqué par l'administration du 
Jardin botanique de Kew. 


Dictionnaire Fconographique 


()rchidées 


DIRECTION & RÉDACTION PAR £ DESSINS & AQUARELLES FAR 
r CR à 
A, Cogniaur EP A, Goossens 


189 


(Genre Brassavola. 


(Tribu des Epidendrées. — Sous-tribu des L:aeliées). 
tymologie et Historique. — Genre dédié au botaniste italien BrassavoLo et créé en 1813 
par le botaniste anglais ROBERT Browx, dans la seconde édition de l’Hortus Kewensis, 
d'Arron (vol. 5, p. 205). En 1862, ReicHENBACH le réunit aux Bletia; mais cette réunion n’a pas 
été sanctionnée par ses successeurs. 
Caractères. — Sépales très étalés, libres, égaux, ordinairement longs et très étroits, 
quelquefois longuement acuminés-sétacés. Pétales semblables aux sépales. 
Labelle sessile à la base de la colonne, libre, dressé, à onglet long et étroit embras- 
sant ou enveloppant la colonne, à limbe presque toujours brusquement dilaté, aigu 
ou acuminé, plan ou rarement concave à la base. Colonne dres- 
A Sée, souvent plus courte que l’onglet du labelle, plus ou moins 
j.} biailée ; clinandre à trois lobes dressés et proéminents. Anthère 
attachée au lobe postérieur du clinandre, en forme d'opercule, à 
deux loges divisées chacune en deux logettes par une cloison longitudinale ; huit 
, pollinies largement ovales et comprimées latéralement, disposées en deux rangées 
superposées, les supérieures souvent plus petites. — Herbes épiphytes, à tiges peu 
épaissies, rameuses, ascendantes ou dressées, à gaînes peu nombreuses, portant 


une ou deux feuilles charnues, presque cylindriques ou linéaires et épaisses. Fleurs 
grandes, terminales, peu nombreuses. 

La forme particulière du labelle, à onglet long et étroit et à limbe brusquement 
dilaté, distingue facilement ce genre des genres voisins à huit pollinies, tels que 
Laelia, Schomburgkia, Laeliopsis, etc.; les deux premiers ont d’ailleurs les pollinies 
égales et non celles de la rangée supérieure plus petites. 

Nos figures analytiques représentent le B. cordata: A, colonne vue de côté ; 
B, anthère vue en-dessous ; C, les huit pollinies. 

Distribution géographique. — On connaît de vingt à vingt-cinq espèces de 
Brassavola, disséminées dans toute l'Amérique tropicale, depuis le Brésil 
jusqu’au sud du Mexique et aux Antilles. 


7 


Dict. Fcon. des Orchb. 


Brassavola, pl. 1. 


Bressavors grandiflora 


Août 1897. 


Dit. icon. 


A.GOOSSENS, Piax{ 


des Orchidees. 


+ .. 


BRASSAVOLA GRANDIFLORA, Ldl. 


Prassa vola, PI. 


Chromodith. J LCOFFART: Braxeiles . 


Rrassavola grandiflora, Lindl. 


BRASSAVOLA à GRANDES FLEURS. 
Brassavola grandiflora Lino. in Bot. Regist., xxv, Misc. p. 16 (1830). 
Synonyme. — Brassavola nodosa var. grandiflora Rens. Fr. in WaLe. Ann. Bot., Vi, p 437 
(1862). 
Tiges dressées ou ascendantes, épaisses et charnues, atténuées du sommet à la 
base, munies de deux ou trois articulations, couvertes de gaînes finement membra- 
é neuses et blanchâtres, surmontées d’une seule feuille et notable- 
ment plus courtes que celle-ci. Feuille dressée, articulée au som- 
met de la tige, linéaire-lancéolée, aiguë, presque droite, très 
! épaisse et charnue presque demi-cylindrique, canaliculée à la 
| face supérieure, d’un vert foncé, atteignant jusque 15 centimètres de lon- 
gueur. Pédoncule commun grêle, plus court que la feuille, portant deux ou 
trois fleurs assez longuement pédicellées. Bractées petites, étroitement 
triangulaires, longuement acuminées. Sépales et pétales linéaires, très 
longuement et étroitement acuminés, d’un vert très pâle, atteignant jusque dix cen- 
timètres de longueur. Labelle d’un blanc pur ; onglet assez fortement incurvé, long 
de 2 1/2 centimètres; limbe presque plan, largement ovale, longuement acuminé, 


presque tronqué à la base, long de 4 1/2 à 5 centimèties et presque aussi large. 
Colonne très courte ; lobes latéraux du clinandre triangulaires et aigus, le postérieur 
plus étroit et plus obtus, muni de chaque côté d’une dent près de la base. 

Cette espèce a été considérée par REICHENBACH comme une variété 
du B. nodosa, et certains auteurs en font même un simple synonyme 
de ce dernier; mais celui-ci a les feuilles plus étroites, plus allongées et 
beaucoup plus atténuées au sommet, les fleurs deux ou trois fois plus 
petites, les sépales, les pétales et le labelle simplement aigus, et le 
lobe postériéur du clinandre tridenté au sommet. 

Elle se distingué aussi par presque tous ces caractères du B.cordata } 
qui en outre a le limbe du labelle cordé à la base et le lobe LE 
postérieur du clinandre très entier. / }) 

e B. grandiflora a été introduit du Honduras il y a 
environ un demi-siècle; il fut observé plus tard dans la Nouvelle-Gre- 
nade, le Vénézuéla et quelques îles des Antilles; cependant il paraît 
être aujourd'hui bien rare dans les cultures. MM. ALBERT et CHARLES MADOUX 
l'ont découvert en juin 1895 à Puntarenas, dans le Costa-Rica, et en ont introduit 
plusieurs plantes dans les riches collections d'Auderghem, d’où nous avons reçu, au 
commencement de cette année, l’exemplaire décrit et figuré ici. 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Brassavola pl, 2. 


rassavola Perrin:i:i 


Ju 


Septembre 1904. 


lith LL, Goffart, Briurelles 


Brassavola pl.2. 


SSAVOLA PERRINIL Ldi. 


A 


BR 


crrrréiitittf 


rene 


A. Goossens, purix t 


prassavola Perrinii Ldl. 


Brassavola Perrini Lor, in Bot. sa XVIII (1832) tab 1561; Draprez Enc. Règne fe _—- 
4; Bot. Mag. tab. 3761 ; Cu. LEMAIRE F1. des Serres 1830 c. tab ; RoLFE in 
sér. 3, VI (18809) p. 355; Prirzer in Engl. et Praxrz Natürl. An pen IL. q P. . 
fig. 140; de Kerca. Livre des Orchid. p.49, fig. 350; Cocx. Orchid. Brasil. 11, p. 267 


Synonyme. __ Bletia Perrini Reicus. f. in Walp. Ann. Bot. VI (1862) p. 436. 


Rhizomes rampants, allongés, simples ou ramifiés, à racines simples ; tiges plus 
ou moins nombreuses, allongées, atteignant 20 centimètres de long et 5 millimètres 
d'épaisseur, cylindriques ou obscurément anguleuses, articulées, munies de gaines 
membraneuses-scarieuses, aiguës au sommet, se dénudant avec l’âge. Feuilles allon- 
gées, raides, droites et plus ou moins arquées, lisses, d’un vert foncé, de 15 à à 
25 centimètres de long et de 5 à 7 millimètres de large et presque aussi épaisses. 
Pédoncule floral droit ou légèrement flexueux, subcylindrique, lisse, d’un vert pâle 
ou légèrement violacé, atteignant parfois plus de 6 centimètres de long, muni à la 
base d’une spathe membraneuse, apprimée, striée, blanchâtre, de 1 à 2 centimètres 
de long. Pédicelle dressé ou étalé, droit ou flexueux, cylindrique, d’un brun verdâtre 
pâle, atteignant avec l’ovaire 5 à 10 centimètres de long, à bractées basilaires étroi- 


tement triangulaires, aiguës, de 3 à 4 millimètres de long. Fleurs d’un blanc verdâtre. 
Sépales très légèrement rétrécis vers Ia base, aigus au sommet, d’un vert pâle, de 
3 1/2 à 4 1/2 centimètres de long et 4 à 5 millimètres de large. Pétales de même 
forme et de même couleur qué les sépales, un peu plus courts. Labelle étalé, plus 
ou moins concave, d’un blanc pur, veiné vers le centre de vert jaunâtre, de 3 à 
4 centimètres de long et de 2 à 2 1/2 centimètres de large. Colonne dressée, à peine 
recourbée vers le sommet, rétrécie vers la base, comprimée latéralement, d’un blanc 
verdâtre, de 10 à 11 millimètres de long, présentant une aile latérale assez dévelop- 
pée, lacérée au sommet. 

Le Brassawla Perrinii Lindl. est originaire de l'Amérique du Sud; il se rencontre 
au Brésil dans la province de Sainte-Catherine, ainsi que dans le Brésil austro-orien- 
tal ; il existe également au Paraguay (province de Corrientes). C’est vers 1832 qu'il 
fit son apparition en Europe ; la première fois que la plante fleurit, elle parut 
à LINDLEY très voisine du B. nodosa, mais un examen plus approfondi permit au 
savant orchidophile de séparer cette plante spécifiquement grâce à ses fleurs plus 
petites, à son labelle sessile et aux dents de l’extrémité du lobe postérieur du 
clinandrium. 

La fleur qui a servi de modèle a été fournie par M. le baron VON FURSTENBERG, 
de Hugenpoet, par Mintard, Allemagne, 


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TR Gmp.E. Davermans, Srur 


(jenre Brassia 


ire DES VANDÉES. — SOUS TRIBU DES ONCIDIÉES ) 


Etymolosi ct Historique. — Ce genre rappelle le nom du botaniste-voyageur WiLLiam Brass, 
qui Tir la côte occidentale d'Afrique Il fut créé en 1813 par le botaniste anglais Roserr 
BRowN, dans la seconde édition de l'Hortus Kewensis d'Arron (vol, V, p.'215), 
sie n'ont pas Varié depuis lors. Cependant en 1863, Rercnensacu voulut le réunir aux 


Oncidium (in WaLpers, Ann. Bot. VI, p. 764), mais personne n’a admis sa manière de voir, et 
lui-même l’a abandonnée par la suite. 


CARACTÈRES. — Sépales libres, étalés, étroits, acuminés ou caudés, égaux entre 
eux ou les latéraux plus longs. Pétales semblables au sépale postérieur ou plus petits. 
Labelle libre, sessile à la base de la colonne, étalé, plan, indivis, muni de deux 
lamelles à la base, plus court que les sépales. Colonne courte, dressée, sans aïles ni 
pied; clinandre à bords tronqués. Anthère terminale, très convexe, uniloculaire ; 


deux pollinies cireuses, ovoïdes, inappendiculées, reliées au rétinacle par un pédi- 


celle plan, oblong ou linéaire. — Herbes épiphytes, munies de pseudobulbes aplatis 
_ et cannelés, terminés par une ou deux feuilles Se sde très longues et étroites. s 
. Pédoncules simples, sortant des gaines foliacées qui s t àlat base des 


des re 
dobul bes. Fleurs nes es souvent très longs, d 


Le genre Brassia est voisin des Milfonia et des Oncidium, dont il se distingue au 
premier coup d’œil par ses sépales étroits et fort allongés, surtout les latéraux, ainsi 
que par sa colonne privée d’ailes. Il diffère en outre des Oncidium par son labelle 
non lobé, sans onglet, et des Miltonia par son labelle moins ample, muni à la base 
de deux lamelles bien distinctes. a ne 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — On connaît aujourd’hui environ 25 espèces de 
Brassia, qui croissent généralement dans les régions montagneuses de l'Amérique 
tropicale, depuis le Brésil et le Pérou, jusqu'aux Antilles et au sud du Mexique. 


Dict. Fcon. des Orchb. 


Hrasso-Cattleva, pl. 1. 


Drasso-cattieya Peetersit, 


Port 


A$Grif 1906. 


Déct. Icon. des Orch. Brasso-Cattieya, PL. 1. 


AÀ.Goossens. pinæ! Lith. JL. Goffart, Bruseiles . 


BRASSO -CATTLEYA #5 PEET ERSH, Hort. 


prasso-Cattleya Peetersii, Hort. 


BRASSO-CATTLEYA de M. PEETERS 


Brasso-Caitleya Peetersii Hort. in Orch. Review, avril 1905, P. 119, 


Cette intéressante plante, la première que le Dictionnaire publie de ce genre 
hybride, a été obtenue par MM. Peeters, de St-Gilles, nous nous empressons de les 
remercier de leur amabilité d’avoir bien voulu offrir la primeur de la figuration de 
cette nouveauté aux abonnés du Dictionnaire. 

Cet hybride est produit par le croisement Brassavola glauca et Cattleya Lawren- 
ceana, le premier étant la plante seminifère. Régulièrement nous aurions peut-être 
dû classer cette plante dans le genre Laelio-Cattleya puisque, lors de la publication 
d'un des parents de la forme nouvelle, le Brassavola glauca, nous l'avons dénommé 
Laelia glauca, n’admettant pas en ce moment, comme le font certains auteurs, le 
genre Brassavola, que nous avions considéré comme sous-genre des Laelia. Nous 
avons cependant préféré laisser la plante sous le nom que lui a donné M. ROLFE 
dans l’Orchid Review. 

* Le Brasso-Cattleya Peetersii rappelle beaucoup comme le montre notre aquarelle 
le Brassavola glauca, mais l’action du Cattleya Lawrenceana se fait assez fortement 
sentir par la coloration rose pourpre qui existe dans toute la fleur. La plante a 


fleuri pour la première fois en février 1905 et est pleine de promesses. M. ROLFE 

_ déclare, non sans raison, que c’est un des plus beaux produits du Brassavola ou 
lois qui ait été vu. Nous sommes heureux d'ajouter nos félicitations d 
celles du spécialiste anglais. 1 


enth. et Hook. 


var_splendens, Otto Froebel 


à à F ZT 


Chromolith. J COFFIN. Praxelles . 


COCHLIODA VULCANICA SPLENDENS 


(Cochlioda vulcanica, Benth, et Hook. 


GOCHLIODA DES VOLG tes 
Cochlioda vulcanica Benra. ct Hook. Gen. PI., 11, p. 560 in adnot. (1883). 
S ynonyme — Mesospinidium vulcanicum Rens. Fr. in Gard. Chron., 1872. p 303. 


Pseudobulbes étroitement ovoïdes, atténués au sommet, très comprimés et anci: 
pie, d’abord d’un vert intense puis passant au brun clair, surmontés de deux feuilles, 
longs d'environ 5 cm., larges de 2 1/2 à 3 1/2 cm. Feuilles oblongues- 

ligulées, un peu obtuses, rétrécies à la base en pétiole très court et com- 

primé latéralement, carénées à la face inférieure, d'un vert clair sur 

les deux faces, longues de 10 à 15 cm. Pédoncule commun grêle, 

ascendant, deux fois plus long que les feuilles, formant dans sa 

une graPf le, lâche, penchée, formée de 10 à dofus Bractées 


L 


ovales-triangulaires, aiguës, ventrues, beaucoup plus courtes que l'ovaire. Fleurs . : 


pédicelle grêle et rose, de 3 1/2 à 4 cm. de diamètre vertical, entièremeut d'un rose 
. carmin vif, à l'exception des crêtes du labell Sépale 
dorsal et pétales oblongs-lancéolés ct très aigus ; ‘sépales latéraux libres, un ee plus 

—— Et ins ét roits E abe elle sou dé a avec la colonne j L 


de celle-ci, profondément trilobé ; lobes latéraux étais, arrondis ; lobe antérieur ir plus 
grand, étroitement obcordé, rat au sommet, à bords 
légèrement denticulés; disque muni de quatre crêtes courtes, 
divergentes et pubsscentes. Colonne allongée, à bords 
du clinandre lobulés. 
. Cette espèce est originaire des parties orientales du 
Pérou et de l’Equateur, où elle a été découverte vers 
le milieu de ce siècie par le D' Spruce. Elle croît 
spécialement sur les scories quientourent le cratère du 
volcan Tunguragua, vers 3300 à 3700 mètres d’alti- 
tude, circonstance qui lui a valu son nom. 50 introduction dans les cultures date 
d'un hoess 1872. 


Ve splendens Orro | Frovanir, in 1 
es: 


ét Fe Fsendobuiles. petits, cou 
n br iolacé - Feui 


Lact icon des Orchidees pa Cochliota. PL. ? 


der 


GOCHLIODA NOEZLIANA Rolfe. A 


A COOSSENS Prnxt 


ÇCochlioda Noezliana, Rolfe. 


GOCGHLIODA de M. JEAN NOEZLI. 


Cochlioda Noezliana Rovre in Lindenia, vi, p. 55, tab. 260 (1891). 


Synonyme. — Odontoglossum Noezlianum Hont.; Gard. Chron., 1890, 11, pp. 579, 602. 


Pseudobulbes ovoïdes-oblongs, très comprimés, surmontés d’une ou deux feuilles, 
longs de 4 à 5 centimètres. Feuilles dressées-étalées, linéaires-oblongues, acuminées, 
d’un vert glauque, longues de 10 à 15 centimètres. Hampe 
assez grêle, penchée ou pendante, simple ou souvent 
rameuse, multiflore, ordinairement plus longue que les 
feuilles. Bractées petites, lancéolées, acuminées. Fleurs 
étalées, assez brièvement | pédicellées, larges de 21/28. 
imèt orangé vif, à l’exeption 
. disqne du. labelle, qui est jaune. Sépales très étalés, 
Ubcss : le dorsal ovale-oblong, aigu; les latéraux plus étroits et un peu plus longs. 
Pétales semblables au sépale dorsal, mais un peu plus larges et légèrement obliques. 


Labelle plus court que les sépales latéraux, profondément trilobé; lobes latéraux 


_étalés, pres ovales-arrondis, _. lobe nes Len obcordé, à 


sommet presque tronqué et un peu émarginé: disque muni à la has de deux 
callosités linéaires et d’un jaune vif. Colonne un peu en forme de massue, triquètre, 
de teinte un peu pe foncée que le reste de la fleur. 7 
Cette espèce est originaire des Andes du Pérou, où elle a été découverte par 
M. J. Nogzi et d’où elle a été introduite en 1890 par l'HORTICULTURE INTERNA- 
TIONALE, de Bruxelles. Exposée à Londres le 11 novembre 1890 sous le nom 
d'Odontoglossum Noezlianum, elle y obtint un certificat botanique. 
Notre planche a été peinte dans les serres de M. WAROCQUÉ, à Mariemont. 


Chromolth. I COFFIN. Brucelles: : 


COCHLIODA ROSEA, Benih. 


Cochlioda rosea, Benth. 


CGOCHILIODA ROSE. 


Co:hlioda rosea Bent. in Journ. Lin. Soc. Lond., Bot. xvir, p. 327 (1881) et in __ et Hoox. 
Gen. PI., 11, p. 560 (1883). 
ynonymes. — pas roseum Loc. in BexrH. PI. Hartw. p. 151 ( ay — ne 
dium roseum Rcous. F. in Gard. Chron., 1872, p. 392, jn adnot. 


Pseudobulbes ovoïdes, très comprimés ancipités, d’un vert foncé et teintés de 
violet, surmontés d’une ou deux feuilles, longs de 4 à 5 cm. Feuilles plus ou moins. 
étalées, étroitement ligulées, aiguës, d’un vert glauque, longues de 15 à 20 cm. 
Hampe plus ou moins étalée, grêle, arquée, simple ou parfois un peu rameuse, 
multiflore, aussi longue que les feuilles ou un peu plus longue. Bractées ovales- 
lancéolées, aiguës, concaves, d’un vert pâle, deux ou trois fois plus courtes re 
l'ovaire. Fleurs étalées, assez longuement pédicellées, larges de 2 rie 
Sépales très étalés, oblongs-elliptiques, _ d'un rose carminé vif, les la 
distinctement soudés entre eux à la base. Pétales semblables au sépale 
un peu plus larges. Labelle soudé avec la colonne qu aux sine t 
es ao de celle-ci, presque aussi long que k lo 


ER AS A ER ; Rte 


couleur plus claire que les pétales, les latéraux petits et arrondis, le terminal beau- 
coup plus grand, étroitement oblong, un peu aigu, réfléchi ; crête du disque formée 
de quatre tubercules blancs très comprimés latéralement, les externes peu marqués, 

les internes fortement saillants. Colonne assez carte, blanche, tridentée au 
sommet. . 

On doit la découverte de cette espèce au voyageur anglais Hanture. qui la 
recueillit vers 1840 dans les Andes du Pérou, aux environs de Loxa; mais ce 
m'est qu’en 1865 qu'elle fut envoyée vivante en Europe, par GUSTAVE WALLIS, 

voyageant pour l'établissement horticole de JEAN LINDEN, alors installé à Gand. 
__ Ses fleurs se montrent en hiver et ont une longue durée. 


Nous figurons un exemplaire ue nous avons reçu de M. LIONET, de “Brunoy 
{Seine- dires à 


= Bictionnaire Yconographique 


DES 


Orchidées 


DIRECTION & RÉDACTION PAR 


‘ A, Cogniaur 


DESSINS & AQUARELLES FAR 


FA, Goossens 


(Xerre Coelogyne 


(Senre Coelogyne. 


(Tribu des Épidendrées. — Sous-tribu des Goelogynées). 


tymologie.— Ce nom est formé des deux mots grecs koïlos, qui veut dire creux, et guné, 
qui signifie ici l'organe femelle ou le pistil, allusion à la profonde dépression du stigmate 
dans la plupart des espèces de ce genre. 


Hi — Le genre Coelogyne a été établi par Lixocev, qui le décrivit sous la pl. 33 de 


“ 


on ouvrage intitulé Collectanea Botanica, publié de 1821 à 1825 (il paraît que la 
planche 33 fait partie d'une livraison qui ne parut qu'en 1825). En 1854. Linozery lui adjoignit le 
Pleione de Don (1825), et il fut suivi en cela par BenrHau (1881); mais M. Prirzer (1888) rétablit 
le Pleione à son rang générique. Nous croyons devoir nous ranger à ce dernier avis car, au 
point de vue horticole du moins, les deux genres ne peuvent guère être confondus. 
Caractères. — Sépales presque égaux, dressés ou étalés, libres ou 
légèrement soudés entre eux. Pétales sembables au sépale postérieur 
ou parfois très étroits. Labelle sessile à la base de la colonne, dressé, 
non creusé en sac à la base, distinctement trilobé, à disque généralemsnt 
muni de plusieurs crêtes saillantes. Colonne dressée, allongée, sans pied, 
munie de deux ailes au sommet; clinandre oblique, dilaté en une membrane minee, 
entièré ou denticulée. Anthère biloculaire, inclinée en avant; quatre pollinies 


cireuses, comprimées, réunies deux à deux au sommet par une viscosité granuleuse. 
— Herbes épiphytes, cespiteuses ou rampantes, à pseudobulbes ordinairement sur- 
montés de deux feuilles, qui sont coriaces, nervées et persistantes. Hampes multi- 
flores, naissant tantôt à la base des pseudobulbes, tantôt à leur sommet et entre les 
feuilles. Fleurs grandes, en grappes lâches, à bractées souvent caduques. 

En décrivant les Pleione, nous indiquerons les caractères qui distinguent les deux 
genres. 


Distribution géographique. — On connaît près de 70 espèces de Coelogyne, qui 

croissent dans une aire géographique assez restreinte ; près des trois quarts 
d’entre elles habitent l’Inde anglaise ; les autres se rencontrent dans les régions tropi- 
cales voisines, et spécialement dans l'Archipel Malais: une seule atteint la Chine 
méridionale. Elles abondent particulièrement sur les pentes méridionales de l Hima- 
laya, entre 1000 et 2000 mètres d'altitude, mais quelques-unes s'élèvent même jusqu’à 
3000 mètres. 


EN un 


Dict. Fcon. des Orch. 


Coclogyne. pl. 1. 


oelogyne cristata 


Jura. 


Avril 1897. 


Das Don due Ce à ce bia 


Coclogyne cristata, Lindi. 


GOELOGYNE à GRÊTES. 
Coelogyne cristata Lixr.. Collect. Bot., sub tab. 33 ‘1825, 


Synonymes. — Cymbidium speciosissimum Don, Prodr. FI. Nepal ,p. 35 (1825). — Pleione 
speciosissima ©. Kun1zr, Revis. Gen. PL., p. 681 (1891). 


au Pseudobulbes ovoïdes-oblongs, obscurémert anguleux, longs 
/ de 4 à 6 centimètres, naissant à quelques centimètres l'un de 
l’autre, le long d’un rhizome écailleux. Feuilles sessiles, lan- 
céolées-allongées, aiguës, arquées, longues de 2 à 3 décimè- 
— tres. Hampes naissant de la base des pseudobulbes, de la 
longueur des feuilles ou un peu plus longues, terminées par 
une grappe penchée formée de 5 à 9 fleurs. Bractées oblongues, 
AA aiguës, brunâtres, persistantes, longues de 3 à 5 centimètres. Fleurs très 
ns À F Pa odorantes, atteignant de 7 à 9 centimètres de largeur. Sépales et pétales 
\K La presque égaux et semblables, oblongs-lancéolés, un peu obtus, ondulés, 
; très étalés, d’un blanc pur, avec une macule d'un jaune pâle un peu plus 

haut que le milieu, et cinq crêtes longitudinales minces, «l’un jaune orangé, bordées 


de très longs poils de même couleur assez gros légèrement épaissis au sommet et un 
peu flexueux, les deux crêtes externes sont courtes, la médiane assez longue, et les 
deux intermédiaires s’avancent jusqu’au milieu du lobe 
terminal ; lobes latéraux larges, arrondis, incurvés ; lobes 
terminal presque orbiculaire, avec le bord 
antérieur denticulé. Colonne blanche, légè- 
rement incurvée, grêle inférieurement, lar- 
gement ailée dans la partie supérieure, longue 
de 3 centimètres. 


#9 


Cette espèce croît dans les régions tempérées de Lee. e & -Q 
l'Himalaya, où ‘on la rencontre en abondance entre 1500 et 2500 mètres d’al- *# ( 


titude. Elle fut découverte par le D" WALLICH en 1824 et introduite en 
Europe par GIBSON, en 1837. — C’est l’une des Orchidées les plus fréquemment 
cultivées. Elle fleurit surtout en février et en mars, et ses fleurs durent au moins 
quatre ou cinq semaines. 

Le modèle pour notre planche nous a été fourni par M. STREPMANN, horticulteur : 
à Molenbeek-St-Jean. : 


ES 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Coelogyne, pl. 1%. 


oelogyne cristata va. alba 


(Door. 


Avril 1897. 


; COELOGYNE CRISTATA ALBA. Moore. Chrarmabth..LL GOFFART Brulies 


(Coelogyne cristata, var, alba, Moore 


GOELOGYNE à GRÈTES, variété BI:ANGHE. 


Sz2 


ynonyme. — Coelogyne cristata var. hololeuca Roue Fr.in Gard. Chron., new ser., xv 
p. 563 (188: 


Coelogyne cristata var. alba Moore in Gard. Chron., new ser., xv, p. 442 et 511 (1881) 
J 


Cette variété, qui a fait sa première apparition en Angleterre en 1881, ne diffère 


du type qu’en ce que ses fleurs sont entiàrement blanches, le labelle même ne pré- 
sentant aucune trace de couleur jaune. 


L’exemplaire représenté ici fait partie des collections de M. STREPMANN, horticul- 
_ teur à Molenbeek-St-Jean. 


Dict. Fcon. des Orchb. 


Coelogyne, pl. 2. 


Cocrayne fuliginosa 


Ji. 


Octobre 1897. 


De. Lron. dit his 


COELOGYNE FULIGINOSA, Ldl. 


Chromolith. J LGOFFART. Bruxelles . 


Coclogyne fuliginosa, Lai. 


GOELOGYNE GOULEUR de SUIE. 


Coelogyne fuliginosa Loc. in Loddiges’ Catalogue; Folia Orch., Coelog., p. 12. 


Synonyme. — ? Coelogyne triplicatula Rens. r.in Bot, Zeit. 1864, p. 415: Xenia, im, 
P. 159, tab. 166. 


\ Rhizome couvert d’écailles brunes et imbriquées. Pseudobulbes presque cylin- 
driques, anguleux, longs de 5 à 8 centimètres, un peu espacés le long du 
rhizome. Feuilles largement lancéolées, aiguës, longues de 12 à 15 cen- 
È ’timètres. Grappes plus courtes que les feuilles, portant de 2 à 4 fleurs, à 
/ pédoncule commun vert et arrondi. Fleurs s’épanouissant ordinairement une à 
une. Sépales étalés, ovales-lancéolés, aigus, d’un jaune d’ocre avec des lignes 
plus foncées, longs de 3 1/2 centimètres. Pétales plus ou moins réfléchis, linéaires- 
filiformes, flexueux, d’un jaune pâle, aussi longs que les sépales. Labelle un peu 
plus court que les sépales latéraux, dressé, à contour largement ovale, distincte- 
ment trilobé ; lobes latéraux presque aigus, dressés, frangés antérieurement, à face 
externe de la couleur des sépales, à face interne un peu teintée de brun ; lobe termi- 
nal plus grand, orbiculaire-oblong, obtus, à bord entièrement frangé, d’un brun foncé 


obscur un peu nuancé de jaune ; disque muni de deux crêtes crispées, d’un brun très 
foncé, finissant brusquement vers la base et se prolongeant presque jusqu’au sommet. 
Colonne grêle, claviforme, un peu incurvée, d’un jaune très pâle, longue de deux 
centimètres et demi. 

Cette espèce, qui paraît assez variable, est originaire du nord de l’Inde, d’où elle a 
été introduite en 1838 par LODDIGES, célèbre horticulteur anglais. Plus tard, elle a 
été retrouvée par Sir JOSEPH HOOKER dans les mêmes régions, sur les rochers dans 
les vallées des montagnes, à une altitude d’environ 1700 mètres. 

Nous sommes redevables de l’exemplaire figuré ici à M. LIONET, de Brunoy (Seine- 
et-Oise), chez qui cette espèce était en pleine floraison au mois d’août dernier. 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Octobre 1898. 


Dict icon «Les Orchudees 


A. CO0OSSENS, Pixt 


COELOCYNE SPECIOSA, Ldli. 


Û ovelogyne, FÆS 


Chrometith . J COFFIN. Bruxelles 


Coclogyne speciosa, Bl 


COELOGYNE BRILI:ANTF. 

 Coelogyne speciosa Gen. arid Sp. Orch., p. ?o (1831). 
ynonymes. — Chelonantera speciosa Biuwr, Bijdr., p. 384 et Tabell. en Plat Jav Orch., 
” pl 51,8. 2 (1825). — Coelogyne Han Rcus. Fr. in Gard. Chron., new ser.-xx, 

p. 328 (1883). 

Fe iopaibe étroitement ovoïdes, anguleux, surmontés d’une seule feuille, longs 
_ + à 7 centimètres. Feuilles houle aiguës, munies de 3 à 7 nervures 
proéminentes, rétrécies inférieurement en un _pétiole robuste et ailé, 
longues de 20 à 35 centimètres. Pédoncule court, muni de 4 à 6 brac:. 
tées imbriquées et engaînantes, ordinairement biflore. Pédicelles très 
courts, pme Sun Eee côtes peu ailées a ainsi du ce Se 


coup de large, 0 . e. dans s son n pourtour, a 


entiers, d’un brun pâle à l'extérieur, veinés et réticulés de brun foncé, de même qu£ 
l'espace compris entre les crêtes frangées ; lobe antérieur blanc, légèrement réfléchi, 
parcouru par des veines nombreuses, ramifiées et saillantes à la face interne, à bords 
denticulés et ondulés, arrondi-tronqué au sommet et légèrement émarginé. Colonne 
_ grêle, claviforme, incurvée, ailée dans la partie supérieure, blanchâtre. : 

Cette espèce est originaire de l'ile de Java, où elle croît particulièrement : sur le 
mont Salak, à une altitude de 1000 à 1700 mètres, et où elle fut découverte dans la 
première partie de ce siècle par le célèbre botaniste hollandais BLUME. Elle fut intro- 
duite dans les cultures européennes en 1846, par THOMAS Log. Elle fleurit fréquem- 
ment et ses fleurs ont une longue durée. 

Les fleurs que nous figurons nous ont été envoyées par M. Fée de Brunoy 
COR er 


Dict. Fcon. des Orch. 


Coelogyne, pl. 34 


Cocosyne speciosa 


var. albicans, Veitch. 


Decembre 1903. 


pt 


Coeogyne 


ep 


Hs 


Pa 


CPE 


nn 


14 fra rs 


LOGYNE SPE 


JE 


n 


COSSET 


Goclogyne speciosa var. albicans, Veitch. 


COELOGYNE BRILLANTE var. à FLEURS BLANCHATRES. 


Coelogyne speciosa var. albicans VErrcx, Man. Orch. PI. VI, p. 5o (1890). 


Fleurs plus grandes que dans le type, le labelle atteignant jusque 7 à 7 1/2 cm. 
de longueur. Sépales et pétales d’un vert jaunâtre clair. Labelle blanc, le lobe anté- 
rieur immaculé, les lobes latéraux tachetés de brun rougeûtre à la face interne, ainsi 
que la portion comprise entre les deux crêtes frangées. Colonne blanche. 

On sait que le Coelogyne specissa est peu sujet à varier, tant pour la dimension de 
ses fleurs, que pour leur couleur. La forme que nous figurons ici est la variation la 
plus éloignée du type que l’on ait observée jusqu'ici; elle s’est parfois rencontrée, 
mais rarement, dans les importations, et elle avait déjà été figurée comme type dans 
le Botanical Register en 1847 (XXXITIT, tab. 23). L’exemplaire représenté ici faisait 
partie des collections de Louis FOURNIER, à St-Barnabé, près de Marseille. 


Goclogyne, pl. 4. . 


oelogyne Massangear 


dr 
SP ne NE 
Pt 
ire 


n Chromoith 
COELOGYNE MASSAN CEANA,Rchb.f 


Gelogyne F4. 


Coclogyne Massangeana, Rchb f. 


GOELOGYNE de M. MASSANGE de LOUVREX. 
Coclogyne Massargeana Rcas. F. in Gard. Chron., new ser. x, p. 684 (1878). 


Pseudobulles obpyriformes, anguleux, lisses, verts, surmontés de deux feuilles, 
longs de 2 à 5 centimètres. Feuilles persistantes, pétiolées, un peu plissées, 
elliptiques-lancéolées, acuminées, de dimensions très variables, les plus grandes 

atteignant jusque 5 décimètres de longueur sur une largeur de 12 à 
15 centimètres.Grappe simple, pendante, multiflore, naissant de la 


base des pseudobulbes, pis. Pngse que Le Fenes, à FRE 
commun d’un vert pâl 


Bractées 
ovales-oblongues, obtuses, un pen ventrues, don. brun rougeitre, 
égalant au plus la moitié de la longueur de l’ovaire avec le pédicelle. 

Fleurs larges de 6 à 7 centimètres. Sépales e pétales étalés, brusquement 
aigus, d’un jaune d’ocre pâle, le oblongs et caréné 


es sur le dos 


les pétales linéaires-oblongs. abat: un peu plus court que les sépales laté= 

raux, | t ovale-arrondi dans son ensemble, un peu cordé à la base, 
assez Érondmat trilobé ; ; lobes se Re dressés, blanchâtres en dehors, 
bruns et bosse striés . jaunâtre à l: lol ainal quadrangulair. 


apiculé, à disque présentant des verrucosités charnues brunes et jaunâtres, de la base 
desquelles partent trois crêtes longitudinales à bords denticulés 

qui descendent jusqu’à la base du labelle. Colonne 

incurvée, triquètre, d’un jaune pâle sur le dos et 

brune en avant, longue de 2 centimètres. 


Cette espèce a été introduite par JACOB-MAKOY 
et Cie, de Liège, qui l'ont renseignée comme étant 
originaire de l’Assam. Elle était déjà cultivée depuis 
plusieurs années dans diverses collections sous le nom 

‘impropre de C. Assamica (non Ldl.), lorsqu'elle fut 
décrite en 1879 par REICHENBACH, qui la dédia à 
: D. MASSANGE DE LOUVREX, orchidophile au château 

de Baillonviville, près de Marche. 

Ses fleurs qui durent plusieurs semaines, se montrent au 
printemps. Nous sommes redevables à M. LUBBERS, chef des 
cultures du Jardin botanique de Bruxelles, de l’exemplaire que 

. nous avons décrit et figuré. 


Dict, Fcon. des Orcb. 


Coelogyne, pl. 6. 


Cocrosyne pandurata 


Ji 


Decembre 1903. 


| 
| 
“ 


A. Goossens, pürx * » COELOGYNE PANDURATA LE. Lith SL. Goffart. Brurelles 


| 
4 


Coclogyne pandurata, Lai. 


COELOGYNE EN FORME DE VIOLON. 


Coelogyne pandurata Los. in Gard. Chron. 1853, p 701. 


Rhizome très robuste, rampant, produisant des pseudobulbes ovoïdés ou ovoïdes- 
oblongs, comprimés, surmontés de deux feuilles, longs de 8 à 12 cm. Feuilles 
eus étalées, rigides, largement lancéolées, aiguës, atténuées en pétiole à la 
ase, à 5 ou 7 nervures, plissées, longues de 20 à à 50 cm. Pédoncule commun 
naissant de la base des pseudobulbes, robuste, cylindrique, vert, environ aussi long 
que les feuilles, formant dans sa partie supérieure une grappe penchée ou pendante, 
assez lâche, pluri-multiflore. Bractées persistantes, cucullées, aiguës, brunâtres ou 
verdâtres, environ aussi longues que les pédicelles. Fleurs odorantes, atteignant 
jusque ro cm. de diamètre. Sépales aigus, d’un vert pâle, carénés sur le dos, le 
supérieur plus large, à sommet incurvé, oblong- lancéolé, marqué de 11 nervures, 
les latéraux pendants, linéaires bise à a 5 nervures. Pétales étalés, lancéolés- 
subspathulés, aigus, longuement atténués à la base, falciformes, d’un vert pâle. 


Labelle plus court que les sépales, d’un vert clair un peu jaunâtre, trilobé ; lobes 
latéraux basilaires, dressés, ovales-triangulaires, obtus, réticulés et mouchetés de 
brun noirâtre; lobe terminal beaucoup plus grand, panduriforme; plus ou moins 
échancré au Er à à bords fortement crispés-lobulés, souvent en grande partie 
recouvert par une macule triangulaire d’un noir de charbon et à gorge réticulée de 
même couleur ; disque traversé par deux crêtes longitudinales dentées. Colonne verte " 
munie au sommet de deux ailes arrondies. 

Cette espèce remarquable, aux couleurs si étranges, a été découverte en 1852 par 
HUGH LOw, dans l’île de Bornéo, état de Sarawak, où elle croît communément dans 
les jungles, sur les arbres et les arbustes qui surplombent les cours d’eau. Elle a été 
recueillie plus récemment dans diverses autres parties de la même île, ainsi que 
dans l'Etat de Pérak (Inde anglaise), où elle s’élève à 1100-1200 mètres d’altitude. 

On signale sa première floraison en Europe dans l'établissement de LODDIces, à 
Hackney (Angleterre), en 1853. Ses fleurs se montrent habituellement en mai et juin. 

Notre planche a été peinte chez feu Louis FOURNIER, à St-Barnabé, près de 
Marseille. 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Coelogyne, pL 7. 


Cocioeyne miniata 


Juinar. 


HanGier 1907. 


Duct. Icon des Orch. d Coelogyne, pl. 7. 


À. Coossens, prix! 1 À 
À 


É 1 À 
COELOGYNE MINIATA, Lindl. | V5: 


Lith. JL.Coffart. Bru.relles . 


Coclogyne miniata Lindi. 


Coelogyne miniata Lip. Gen. et Spec. Orch. p. 42. 


Synonyme. — Chelonanthera miniata Br. 
D 


Petite plante à bulbes oblongs, obscurément tétragones, se développant assez 
distant sur un rhizome portant des racines et des gaînes scarieuses; bulbes sur- 
montés de deux feuilles lancéolées. Racèmes dressés, naissant à la base du bulbe, 
pauciflores ; fleurs rouges à sépales aigus, les sépales latéraux. nettement carénés 
sur le dos, labelle portant sur le disque deux crètes saillantes. 

Ce petit Coelogyne, très curieux, est un épiphyte de la forêt de Java où il fut 
trouvé d’abord sur les arbres des forêts du Gede et du Salak. La plante qui a servi de 
modèle à notre planche, nous a été fournie, en 1904, par M. le baron von FURSTEN- 
BERG, dont les collections d’orchidées rares sont bien connues. Nous nous empressons 
de remercier M. le baron VON FURSTENBERG de nous avoir envoyé cette curieuse 
petite plante, très rare dans les collections d'orchidées, ou elle n’est admise que par la 
bizarrerie de sa croissance et grâce à ses petites fleurs de couleur éclatante. 


ne mm 


Gictionnaire Fconographique 


DES 


(brchidées 


DESSiINS & AQUARELLES PAR 


A, Goossens 


DIRECTION & RÉDACTION PAR 


A, Coguiaur 


A4. Ar ABS 
FT D 2 


ANT 
D à 


enre Comparettia 


Brux, Imp, X, Havermans, 


Genre Comparettia. 


(Tribu des Vandées. — Sous-tribu des Oncidiées). 


E'smolosie — — Dédié à Axpré Comearerri, professeur de botanique à Padoue, qui fit connaître le 
premier la nature des trachées des plantes. 


Fr — Ce genre fut décrit en 1835 par les botan'stes autrichiens PogpriG et ENDLICHER. 

e grand ouvrage in-folio en _ volumes (Nova Genera et Soecies Plantarum, 1, p. 42} où 
ils firent connaître les plantes rapportées par le premier de ces botanistes du voyage qu'il fit, de 
1827 à 1832, au Chili, au Pérou et dans le es de l’Amazone. 


ctères.— Sépales de même longueur, dressés-étalés, le dorsal libre, les 
latéraux soudés en un seul et prolongés à la base en un éperon long et grêle. 
Pétales de la longueur du sépale dorsal, mais plus larges. Labelle continu 
avec la base de la colonne, trilobé, mOULE inférieurement en deux longs 
éperons linéaires enfermés dans l'éperon des sépales; lobes latéraux très 
petits, le médian ample, émarginé. Colonne sans ailes ni pied. Anthère 
uniloculaire; deux pollinies sillonnées, fixées à un pédicelle en forme de 
coin allongé, qui est terminé par un rétinacle ovale. — Herbes épiphytes, 
iges très courtes, épaissies en un Res enr ons charnu, surmonté d'une seule 


feuille coriace. Hampes allongées, naissant de la base des pseudobulbes, terminées 
par un petit nombre de fleurs assez grandes ou médiocres. 
Ce genre est voisin des Rodriguezia; il en diffère surtout par les sépales latéraux 
rolongés en un long éperon, renfermant le double éperon du labelle, tandis que 
dans les Rodriguesia, le labelle seul est éperonné, et son éperon est simple. 


Distribution géographique. — Le genre Comparettia comprend quatre espèces, 

propres surtout à la région des Andes, où elles croissent depuis le Pérou 
jusqu’à l'Amérique centrale; l’une d’elles cependant s’étend jusqu'aux Antilles, et 
une autre est propre au Brésil méridional. er 


Dict. Fcon. des Orchb. 


Comparettia, pl. 1. 


omparettia 


macroplectron 


var. puncCtatissimum 


Con. 


Août 1899. 


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des OŒude 


SPAM NIAADO L  YTOMOLYT 


COMPARETTIA MACROPLECTRON PUNCTATISSIMUM. 


Comparettia macroplectron, Rchb.f 


GOMPARETTIA à GRAND ÉPERON. 
Comparettia macroplectron Rous. F. in Gard. Chron., new ser., x, p. 524 (1878). x1, p. 398. 


Pseudobulbes petits, oblongs, tronqués, comprimés, un peu teintés de rose, 
revêtus de quelques écailles rigides, longs de 2 à 3 cent., surmontés d’une seule 

feuille ou en portant parfois une seconde beaucoup plus petite. Feuilles 

oblongues-ligulées, aiguës, carénées à la face inférieure, d’un vert clair, 

luisantes, longues de 8 à 12 cent. Pédoncule commun grêle, plus ou 

moins penché, simple ou rarement un peu rameux, beaucoup plus long 


que les feuilles, d'un vert blanchâtre dans la partie inférieure, souvent 

teinté de pourpre dans la partie supérieure, qui 

forme une grappe lâche et pauciflore, entouré à sa 

base par une spathe (blanchâtre, ovale-lancéolée. 

Bractées très petites, tri: -lancéolées. Fleurs 

atteignant près de 5 cent. de “didnétee Vetient. Sépales largement 

oblongs, aigus, d’un blanc plus ou moins rosé, le supérieur caréné sur 

le dos, parfois ponctué de rose pourpré, Pinférieur très concave en 
forme de nacelle, ones à la ‘base en un us gré, aigu, blanchâtre, un Fe * 


arqué, long d'environ 5 cent. Pétales semblables au sépale dorsal, mais un peu plus 
larges. Labelle muni d’un onglet assez large, qui porte à sa base deux petites 
oreillettes triangulaires prolongées jusque vers le milieu de l’éperon du calice en 
deux éperons très grêles; limbe ample, arrondi un peu quadrangulaire, profon- 
dément émarginé au sommet, ordinairement d’un pourpre clair, finement veiné et 
réticulé de pourpre. Colonne dressée, blanche. 

Cette espèce est originaire de la Nouvelle-Grenade, où elle a été débuter. par 
J. TRIANA, botaniste indigène, qui l’envoya à MM. Low et Cie en 1878. 

Ses fleurs se montrent en juillet et août. 
… La variété Punctatissimum, que nous figurons et qui fait partie des collections de … 
M. À.-A. MaDOUX, à Auderghem, se distingue par ses sépales d’un blanc faiblement 
rosé, le supérieur portant de gros points rose pâle, les pétales et le labelle d’un rose 
très clair, chargés de points d’un rose pourpré vif, ceux du labelle rangé; en ee 
qui remplacent les veines fines du type. 


* 


y 
“> Dictionnaire {conographique 
L DES 
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| {)rchidées 
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& PUBLIÉ & ILLUSTRÉ PAR 
+ A. GOOSSENS 
4 
 . 
F (enre Coryanthes 
| 


D 


Genre Coryanthes 


TRIBU DES MONANDRÉES, SOUS-TRIBU DES THUNIINÉES 


He. — Le genre Coryanthes a été créé par Hooker en 1831 à l’occasion de la création 
du C. maculata Hook., et à ce genre furent rapportées alors pir l’auteur C. speciosa, C. macrantha 
qui avaient été primitivement décrits sous le nom générique de Gongora. 


CARACTÈRES. — Tous les genres qui constituent le groupement des Gongorinées 
se caractérisent, peut-on dire, par la bizarerie de leurs fleurs. Les Coryanthes sont des 
plantes à bulbes plus ou moins fortement sillonnés, terminés par une ou deux feuilles, 
les hampes florales sont pendantes et généralement pauciflores, les fleurs qu’elles 
portent sont ordinairement très développées. Ce sont ces dernières qui par leur 
aspect grotesque et leurs couleurs souvent très vives ont attiré l'attention. Les 
sépales sont généralement développés, ils sont réfléchis et les deux latéraux sont les 
plus grands, par contre les pétales sont étroits, pendants. Le labelle est constitué 
tout spécialement ; à la base il porte deux sortes de cornes canaliculées qui laissent 
couler goutte à goutte un liquide ; la partie inférieure du labelle dirigée vers le hant 
forme une sorte de capuchon convexe, qui a été dénommé hypochyle, la partie 
médiane est retrécie puis s’élargit assez brusquement en une sorte de récipient plus 
ou moins trilobulé, qui a pris le nom d’épichyle. La colonne recourbée au sommet 


porte 2 pollinies très courtement pédicellées et attachées à une masse unique assez 
développée. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — Toutes les espèces, environ une douzaine, 
sont originaires de l’Amérique tropicale, elles semblent dispersées sur une aire qui 
s'étend depuis la province de Sainte-Catherine (Brésil) jusqu’au Mexique. Ils pos- 
sèdent ainsi une dispersion assez analogue à celle du genre voisin Stanhopea dont 
au point de vue végétatif ils ne diffèrent guère; la différenciation entre les deux 
genres s'établit surtout par les caractères tirés des sépales ; ceux-ci sont à peu près 
égaux chez les Sfanhopea, tandis que les sépales latéraux sont beaucoup plus déve- 
loppés que le terminal chez les Coryanthes. 


insectes doivent pour arriver au liquide accumulé dans l'épichyle, opérer la fécon- 
dation de la fleur, car il ne peuvent arriver à cette partie de la fleur sans toucher les 
masses polliniques. 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Coryanthes, pl 1. 


(oryanthes maculata 


Pook. 


ASri£ 1906. 


\ 


des Orckh. 


Dict. lcon. 


vr4 à 


Coryanthes. PL 2 


"4. 


elles 


Züth IL. Goffart, Brux 


CORYANTHES MACULATA, Hook. 


Coryanthes maculata, Hook. 


CORYANTHES MACULÉ 
Coryanthes maculata Hoox. in Bot. Mag. tab. 3102 (1831). — Linpz. Gen. et Sp. Orch. , P., 15gin 
Bot. Reg. tab. 1703 et in Fol. Orca. Coryanthes n° 2. — Bot sis tab. ne (Parker — Wir. 
LiaMs. Orch. Alb III, tab. 98. — Veircn Manual Orch. PI IX, 107 np Bot. V tab. 
228. — Moore ll, Orch. PI. Coryanthes, tab, 1. (v. Alberti dx, — Hook, gs Cent. Orckh. 
PI. tab. 62. — Wicciams Orch. Grow. Man.. p. 214. 


Plantes à pseudobulbes rapprochés, atteignant 12 centimètres de long, ovoïdes, 
rétrécis vers le sommet où ils portent deux feuilles lancéolées, mesurant de 17 à 
25 centimètres de long. Inflorescences plus ou moins pendantes, environ aussi lon- 
gues que les feuilles, portant de 3 à 5 fleurs, dont la base et munie d’une bractée 
ovale-lancéolée, atteignant environ le tiers de la longueur du pédicelle. Sépales et 
pétales de contexture membraneuse, d’un jaune ochracé pâle, étalés dans le jeune 
âge et pendant leur rigidité, puis refléchis ; sépale dorsal lanceolé, aigu, sépales la- 
téraux atteignant 6 centimètres de long plus larges que le sépale dorsal, largement 
ovales, obtus; pétales étroitemento blongs, plus ou moins fortement tordus ; labelle 
stipité, à stipe atteignant environ 12 millimètres de long, blanchâtre mais tâcheté 
irrégulièrement de pourpre, l’hypochile prolongé en un mesochile canaliculé et se 
trouvant en connection avec l’épichile plus ou moins conique, jaunâtre et tâcheté de 


pourpre. Colonne semi-cylindrique, ailée et munie à la base de deux appendices 
corniformes. 

Cette espèce est des plus remarquable, nous la devons à M. LIO NET (Seine- 
et-Oise), chez qui elle a fleuri en 1904. Ce Coryanthes est originaire de la 
Guyane anglaise où il a été découvert par M. ANKERS qui en communiqua les pre- 
miers pieds à M. PARKER, de Liverpool. Ce fut au jardin botanique de Liverpool 
que cette introduction fleurit pour la première fois en 18 31. Le C. maculata a éga- 
lement été retrouvé dans le Vénézuela et dans le Demerara. Les fleurs de ce 
Coryanthes.sont des abreuvoirs pour les oiseaux et les insectes qui sont les hôtes 
des plantes sur lesquelles se développe notre orchidée, les processus tubuleux qui se 
trouvent à la base de la colonne, laissent écouler dans la sorte de petite cuve cons- 
tituée par l’épichile du labelle des gouttelettes d’eau, cet écoulement s’observe même 
dans les serres. Le coloris des fleurs de cette curieuse espèce est très variable, on à 
cru pourvoir y distinguer plusieurs variétés parmi lesquelles celle dénommée Parkeri 
à hypochile brunâtre, celles appelées punctata et Albertinae à sépales, pétales et 
labelle ponctués de brun rougeûtre. 

Nous remercions bien sincèrement M. LIONET de nous avoir communiqué des 
spécimens de ce genre étrange que nous n’avions encore pu faire figurer dans le 
Dictionnaire. 


Dict. Fcon. des Orch. 


Corvantbes, pi. 2 


oryanthes speciosa 


AGrit 1906. 


Dict. Icon. des Orch: Coryanthes. Fe. 


A. Goossens. pinx{ Lith IL Goffart. Bruxelles 


CORYANTHES SPECIOSA Hook. 


Coryanthes speciosa, Hook. 


Eu pra speciosa Hook. in Bot. Mag. (1831). tab. 3102 et Cent. Orch. 31 tab. 61. — PaxTon 
Flor. Gard. \I, fig. 284 et _. Orch. Coryanthes, 1. — Batew. Orch. Pre et Guat. tab. 36. — 
ete in J ard. Fleur. IV misc. c. ic. — Cnem. Encycl. Bot. [1 tab. 18. — DE Puypr Orck. 


184. fig 187. — Journal of Hort. XLIII p. 169, c. ic. — Wicciams Orch. Grow Man. p. 21 
Cocsiaux F1. Bras. III, 5 p. 509. 


ynonyme. Sa SRE Hoox. in ré Bot. (1827) tab. 2755. — Van GEeL Sert. III 
es tab. 63. — Reicus. F1. exot. I tab. 61. — Epidendrum ralentit Loi. PI Plum ee. 
: EX, tab: — ee Ps: Expu in Hart Parad Vindob. 10 tab. 32 fig 


Plante épiphyte à bulbes oblorgs, profondément striés, épaissis vers la base, 
portant au sommet deux feuilles linéaires-lancéolées, plissées. Inflorescence radicale 
atteignant 45 centimètres, munie de 2 ou 3 fleurs, munies à la base d’une bractée 
ovale-lancéolée atteignant le tiers à la moitié du pédicelle. Sépales et pétales d’un 
jaune pâle, réfléchis, sépale dorsal lancéolé-aigu, sépales latéraux de 6 centimètres 
environ de long, plus larges que le sépale dorsal, ovales, subobtus ; pétales étroite- 
ment oblongs, plus ou moins fortement tordus; labelle stipité, à stipe de 12 milli- 
mètres de long, d’un jaune brunâtre non tacheté, mésochile d’un rouge brunûtre, 
hypochile plus ou moins canaliculé, de même couleur, épichile plus pâle. Colonne 


TE 


semi-cylindrique, verdâtre, munie à la base de deux appendices corniformes plus ou 
moins recourbés,. tubuleux. 

Cette plante est, comme le C. maculata Hook., décrit et figure planche I de ce 
genre, une des orchidées les plus curieuses; il suffit de jeter un coup d’œil sur les 
deux planches pour juger des différences. Mais tandis que le C. maculata est du 
Demerara et du Vénézuela, le C. speciosa est brésilien, il semble avoir été observé 
pour la première fois dans les environs de Bahia, près de Victoria Hill (Brésil) d’où 
il fut énvoyè par M. Henry Harrisson à M. R. Harrisson, de Aigburgh près de 
Liverpool ; la première floraison fut observée dans les collections de ce dernier ama- 
teur en 1827. Des variétés de cette espèce, souvent figurée comme le fait voir la 
bibliographie sommaire citée en tête, ont été signalées sous les noms de var. alba 
Lindi., var. vifellina Morr., et var. eximia Cogn. dans la Flore du Brésil; la 
variété a/ba est connue uniquement de la Guyane anglaise ; les deux autres variétés 
sont brésiliennes. 

La fleur qui a servi de modèle pour notre illustration provient comme celle du 
C. maculata, des collections de M. LIONET, de Brunoy (Seine-et-Oise, France), à 
qui nous renouvelons nos remerciements. 


. imp. X. Havermanhs, 


Hrux 


Dictionnaire Fconographique 


| DES 
3 LÉ 
()rchidées 
DESSINS & AQUARELIES PAR 


A, Goossens 


DIRECTION & RÉDACTION PAR 


A, Cogniaur 


(enr Cyrerorcnis 


cjenre Cyperorchis. 


(Tribu des Wandées. — Sous-tribu des Gymbidiées). 
Etymologie et historique. — En 1849,BLume (in Mus.Bot. Lugd.—Bat., 1, p. 48) a retiré 
0 
des Cymbidium le C. elegans Lor., pour en former ce nouveau genre dont le nom, dit-il, 
fait allusion à la ressemblance de ses feuilles avec certaines Cypéracées. En 1881, BENTHAM Y 


ajouta les Cymbidium Mastersii GRiFr. et C. cochleare LoL., de sorte que le genre comprend 
actuellement trois espèces. 


À Çaracières — Sépales et pétales presque égaux, libres, dressés et 
Ÿ connivents dans leur partie inférieure. Labelle sessile à la base de la 
colonne, dressé, étroit, concave, trilobé; lobes latéraux redressés et 
embrassant la colonne; lobes terminal très court, un peu étalé. Colonne 


assez longue, demi-cylindrique, dressée,sans ailes ni pied. Anthère termi- 
nale, en opercule, très convexe, brièvement acuminée, à deux loges imparfaites ; 
deux pollinies cireuses, en forme de poire, munies d’un sillon, acuminées, rattachées 
directement au rétinacle, qui est quadrangulaire. — Herbes épiphytes, à tiges feuil- 
lées et à peine renflées. Feuilles longues, étroites, imbriquées sur deux rangs. Pédon- 
le dressé ou penché, allongé, simple, naissant entre les feuilles. Fleurs assez grandes, 
disposées en grappes denses. 


cu 


Ce genre diffère des Cymbidium en ce que ceux-ci ont les divisions du périanthe 
étalées, le labelle plus large, à lobe terminal grand et recourbé ; les pollinies presque 
globuleuses, avec le réninacle en forme d’écaille fort élargie transversalement; les 
tiges distinctement renflées en pseudobulbes, et les grappes lâches. 

Nos figures analytiques représentent la colonne et les pollinies du C. elegans. 


Distribution géographique. — Les trois espèces de ce genre sont propres à l’Inde 
22m 
et croissent presque exclusivement dans la région de l'Himalaya. 


A 


Dict. Icon. des Orchidées. 


A. GOOSSENS pénrif. 


Cyperorchis, pl. 1. 


Cyperorchis Mastersii Benth 


GEYPERORCHIS de MASTERS 
Cyperorchis Mastersii Bexru in Journ. Lin. Soc. Lond., Bot., xvi, P- 318 (1881). 


Synonymes. Z Crmbidium Mastersii Grirrira ex Loc. in Bot. Regist., xxx, tab. 50 (1845). 
— Cymbidium micromeron Loi. in Journ. Lin. Soc , 1, P. 29 (1857) (exclus Jabell.). — 
? Cymbidium affine Grirr. Notul, 1, p. 336, et Ic. Plant. Asiat., tab. 20t, fig. 3. 


Tige ligneuse, haute de un à deux décimètres, épaisse de 2 à 2 1/2 cen- 
\ timètres. Feuilles linéaires, aiguës, dressées dans leur partie inférieure, 

N plus ou moins fortement arquées vers leur sommet, longues de 
\ 50 à 75 centimètres. Grappes courtes, penchées, portant de 7a 
10 fleurs, munies à leur base de trois ou quatre écailles 


odeur d'amandes amères. Sépales et pétales linéaires-oblongs, 
aigus, d’un blanc d'ivoire, les pétales à peine plus étroits. Labelle à peine plus 
long que les sépales, très glabre, un peu en sac à la base blanc et ordinairement 
finement ponctué de rose pourpre; lobes latéraux oblongs-arrondis, embrassant en 


partie la colonne ; lobe antérieur ovale, faiblement réfléchi, à bords ondulés ; disque à 
partie centrale d’un jaune orangé, portant deux côtes longitudinales saillantes, qui 
s’évanouissent à la base. Colonne arrondie, verdâtre, un peu aplatie sous le stig- 
mate, incurvée au sommet. Capsule longue de cinq centimètres. 

Cette espèce croît sur la tige et les branches des arbres, dans l’Assam et aux monts 
Khasia, à une altitude de 1300 à 2000 mètres. Elle fut découverte vers Es ASS 
1836 par W. GRIFFITH, qui la dédia à MASTERS, superintendant du jardin #7 \ X 
botanique de Calcutta au temps où cet établissement était dirigé par le #; \ 
Dr WaALLICH. LoDDIGESs l’introduisit en Angleterre en 1841, mais sa première florai- 
son n'eut lieu qu’en décembre 1844. Les fleurs se montrent en hiver, et parfois aussi 
en été. 

Notre planche, dont nous avons reçu le modèle de M. LioNer, de Brunoy, repré- 
sente la variété alba RCHB. F. (Reichenbachia, ser. 1, I, pl. 66), qui ne diffère du 
type que par l’absence de points pourprés sur le labelle. 


= =—- , 


C> perorchis elega 


Chrometith, J COFFIN. Pravelles . 


CYPERORCHIS ELEGANS, BI 


C7 perorch is elegans, Blume. 


EYPERORCHIS ÉLÉGANT. 


Cyperorchis elegans BLUME, Rumphia, 1v, tab.47 (1848),Orch. Arch. Ind., p.93, tab. 48 C (1858). 


\ * Synon ymes. — serre elegans Lo. in Wauc. Cat. n° 3354 (1828). Gen.and Sp. Orch. 
P. 163 (1833), Sert. Orch., tab. 14. — Cymbidium densiflorum Grwr. Notul. II, 
p. 337 (part.). 


Tiges très courtes, engaînées inférieurement par les bases persistantes nie : 
; et brunâtres des feuilles tombées, se renflant avec l’âge en pseudobulbes 
fusiformes-subconiques longs de 5 à 8 centimètres. Feuilles nombreuses, +. 
coriaces, linéaires, bifides au sommet, carénées à la ee inférieure, ue 
est striée près de la base de jaune verditre, 
Fe arquées dans leur partie supérieure, longues de 40 à 60 centimètres, Se 
ame plus courte que les feuilles, couverte dans sa partie inférieure € de grandes . 
écailles membraneuses, engaînantes, aiguës, carénées su pen- 
| dantes, denses, multiflores. Fleurs longues de 4. centimèt  d’ Te. 
“clair. uniforme. Sépales ligulés-spathulés, concaves dans leu 
à sommet aigu et un pes routes à neuf: er très fines. 


sépales, mais un peu plus étroits et à sept nervures. SFAbale à à per ie court que 
les sépales latéraux, un peu poilu à l’intérieur près de la base, à partie inférieure 
étroitement cunéiforme, profondément trilobé dans la partie supérieure ; lobes large- 
ment oblongs, les latéraux arrondis au sommet, l’intermédiaire à peine plus long et 

presque tronqué au sommet; disque muni de deux côtes longitudinales fines, 

élargies et pubescentes au sommet. Colonne grêle, droite, arrondie en avant, Pre 

plane sur le dos. 

Cette espèce paraît répandue dans les parties subtropicales de l'Himalaya, où elle 
croit à une altitude de 1300 à 2300 mètres, depuis le Népaul jusqu’au Bhotan. Sa 
découverte est due au D' WALLICH, qui la récolta en 1821 dans les forêts du 

Népaul, mais ce n'est que fort longtemps après qu'elle a été introduite dans les 
_ cultures a Rabat Ses fleurs se montrent en automne et au commencement de ë 

Phiver._ es 

L'établissement de MM. SANDER et Cie, à Jose, nous en a envoyé un fort bel . 
sas pour notre Éphheian se 


Dictionnaire fconographique 


DES 
()rchidées 
ie DIRECTION & RÉDACTION PAR 24. dy -8$ DESSINS & AQUARELLES PAR 
; à 4 CLS ‘ . re 
A. Cogniaur 2% HA, Goosscns 


Hrux, Imp. X. Havermans. 


(Henre Cyrtoroaium 


Genre Cyrtopodium. 


(Tribu des Vandées. — Sous-tribu des Cyrtopodiées). 


tymologie. — Le nom Cyrtopodium est formé des mots grecs kurtos, qui veut dire courbé, 
et pous Re qui signifie pied, allusion à la forme du pied de la colonne. 


— Genre établi en 1813 par le botaniste anglais Roserr Browx, et décrit dans 
ortus Kewensis de É édition). BenTHAM y a réuni en 1881 les 
Tylochilus Nées et Cyrtopera 1 pL.; mais il est conau aujourd'hui que ce dernier genre 
est beaucoup plus voisin des Eulophia. auxquels plusieurs botanistes le réunissent. 
aractères. — Sépales libres, étalés, presque égaux, les latéraux à base 
brièvement prolongée sur le pied de la colonne. Pétales semblables au 
sépale dorsal ou un peu plus larges et plus courts. Labelle inséré sur le pied de 
la colonne, avec laquelle il forme un menton plus ou moins proéminent, trilobé ; 
lobes latéraux larges, dressés ou étalés; lobe médian arrondi, étalé, entier bilobé ou 
crispé-denté. Colonne dressée, prolongée à la base en pied très court, demi-cylin- 
drique, à angles antérieurs aigus mais non ailés. Anthère terminale, à deux loges . 
imparfaites ; deux pollinies, ou rs à Pen ou noue eo pu paires, ne ne 
_ovoïdes ou one ttact lar: = 
neux, où reliées à celui-ci pue un n pédicelle Le et court. | Capsule ob € 


allongée, réfléchie, à côtes souvent aiguës et. proéminentes. — Herbes both : 
tiges peu renflées en pseudobulbes allongés et fusiformes. Feuilles terminant la 
tige, peu nombreuses, allongées, plissées-veinées, rétrécies en pétiole. Hampe 
naissant du rhizome, dressée, élevée, non feuillée. Fleurs grandes ou médiocres, 
Dh pédicellées, en SFepee simple ou rameuse. 


Ce genre comprend environ une tritioine 
d' espèces, toutes propres aux régions très chaudes de l'Amérique, et dont la 
Lise croissent au Brésil. 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Cyrtopodium, pl. 1. 


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Dict, Icon. des Orchidées. Cyrtopodium pl. r. 


A. GOOSSENS pinxit. 


Impr. ORELLFÜSSLI, Zurich. | 


CYRTOPODIUM PUNCTATUM, Lal. 


Cyrtopodium punctatum, Lél. 


GYRTOPODIUM PONGTUÉ 
Cyrtopodium puntcatum Loc., Gen. and Spec. Orch., p. 188 !1832) et Sert. Orch., tab. 12. 
Synonymes. — Helleborine ramossima cauliculis et flori 
P- 9 11703), PI. Americ Icon., tab. 


bus maculosis PLumier, Nov.PI,Gen. 
— Epidendrum punctatum Laixn. Spec. PI., édit. 2, 
P. tv (1763.) — Cyrtopodium Saintlegerianum Rcus. Fr. in Gard. 
Chron., new ser. xxui, p. 756 (1835) et ser. 3, 1v, p. 180, fig. 20 (1888). 
Pseudobulbes fusiformes-allongés ou presque cylindriques, 
légèrement comprimés, couverts de gaînes membraneuses, 
longs de 60 centimètres à un mètre ou quelquefois plus, épais 
de 3 à 4 centimètres. Feuilles au nombre de six à huit, forte- 
ment récurvées, Jinéaires-lancéolées, longuement acuminées, 
longues ss + 5e à 60 centir mètres. aie ee robuste, 


SR fire sa partie 


L ample, 
moltifiore: presque corÿinbiisrme. Bractées PR étalées, 
largement lancéolées, acuminées, ondulées, d’un vert jaunâtre, densé- 
ment nu et barrées transversalement de brun rougeâtre, surtout dans leur 


moitié inférieure, celles de la base des rameaux longues de Pair centimètres, se 


celles de la base des fleurs longues de 3 à 5 centimètres. Fleurs 
larges de 4 à 5 centimètres. Sépales ovales-oblongs, un peu aigus, 
ondulés, d’un jaune verdâtre, densément maculés et barrés transver- 
salement de brun marron. Pétales obovales-oblongs, obtus, ordulés, 
d'un jaune clair, portant quelques petites macules rouges dans la 
partie centrale et à la base, parfois immaculés. Labelle un peu 
plus court que les sépales latéraux, un peu charnu, profondé- 
ment trilobé; lobes latéraux obovales-cunéiformes, incurvés, 
d’un rouge vif; lobe antérieur largement obcordé, émarginé, 
d’un jaune citron, à bords rouges finement crispés; crête 
du disque formant un plateau oblong, tuberculeux, 
blanchätre et ponctué de rouge. Colonne un peu trigone, 
légèrement incurvée, d’un vert jaunâtre. 

Cette espèce, découverte vers la fin du dix-septième 
siècle ss ” Fe nes: est très Fpement: panier 
dans l'A ique tropicale, depuis les A 
jusqu’au sud Brésil et au Paraguay. Elle fut introduite 
du Brésil en 18 35 ; elle fleurit dans les se d” 

L’exem eque 
de M. À.-A. PereRs, . St-Gilles-Bruxelles. 


Fa. * à ee à 


nartie 


ie 


Dict icon des Orchidées. FA Cyrépoduim, PL A 


Chromolith. ZCOFE Brass. | 
_ CYRTOPODIUM ANDERSONIL RBr. 


Cyrtopodium Andersonii, R. Br. 
GYRTOPODIUM d'ANDERSON. 
Cyrtopodium Andersonii R. Br. in Arrow, Hort. Kew., édit. 2, v, p. 216 (1813). 
Ynonymes. — Cymbidium Andersonii LamBerr in Apr. Bot. Repos., x, tab. 651 Fe 
— Tylochilus flavus Nees in Verhandl, des Vereins 
tab. 3 (1831). — Cyrtopodium flavum Murez, Mém. Orch. 


Part. 11, p. 14 (1842). — Cyrtopodium cardiochilum Lpc. in arte Hort. Soë 
IV, p. 266 (1849). 


Pseudobulbes robustes, floues ou presque cylindriques, plus ou moins 


_arqués, longs de 6 à 10 dm., épais de 3 à 4 cm., articulés, les entre-nœuds étant 
 recouÿerts par les bases engaînantes membraneuses et persistantes des feuilles 
tombées. Feuilles assez nombreuses, distiques, plissées, linéaires-lancéolées, un 
peu acuminées, d’un vert intense, longues de 35 à 60 cm. Hampe robuste, 

ÿ Sn Re d'un ve See un peu teinté de brun, portant quelques 
_ bractées esp longue > à 16 dm., terminée en grappe un peu rameuse 


UN D PUS PT UDENR 3 à PÉTER 


i ae acuminées, ‘un peu ventrues, longues 
dde 3 à à 4 ; cm. les florales semblables n mais plus petites et ue étalées. Fleurs Je : 
_ rantes, ce de à 5 cm. ee re ee à 


s 


obtus et un peu apiculés, d’un jaune de chrome, souvent un peu teintés de vert 
surtout dans la partie supérieure, les pétales un peu plus longs et plus obovales. 
Labelle dépassant légèrement les sépales latéraux, un peu rigide, trilobé, d’un j jaune 
‘un peu plus vif que le reste de la fleur : lobes latéraux obovales et dressés, le terminal 
plus large, défléchi et incurvé, concave, cordiforme-arrondi, à bords très entiers; 
disque épaissi en plateau sillonné longitudinal t ét ponctué de rouge. ee 
courte, demi-cylindrique, d’un vert jaunâtre pâle t un peu ‘teinté de brun. 

Cette espèce croît dans l'Amérique tropicale, depuis les Antilles jusqu’à la Guyane” ; 
et au nord du Brésil. C’est l’une des plus anciennes Orchidées cultivées, car ALEXAN- 


DRE ANDERSON, explorateur des Antilles, l'ayant CRE dans l'île St- Vincent, 
en envoya des pieds vivants à THOMAs Evans, dès le années de ce 

Ses fleurs, qui durent fort longtemps, se montrent au . 

Notre planche a été peinte dans les : 
co de Bruxelles. 


Sictionnaire Yconographique 


DES 


Orchidées 


DIRECTION & RÉDA N. 
EDACTION PAR 38 F4 8 
2 


A. Cogniaur 


s  DESSINS & AQUARELLES PAR 


(Kenre Disa. 


(Tribu des Ophrydées. — Sous-tribu des Satyriées). 


Eftzmolosie. — Le créateur de ce genre n’en a pas expliqué létymologie; certains auteurs 
croient qu'elle vient du mot latin dis {dives), qui signifie riche et qu'elle fait allusion à la 
richesse du coloris des fleurs de la plus ancienne espèce connue, le D. grandiflora: 

Historique. — Ce genre a été décrit en 1767, par le botaniste suédois BerGtus, dans un 

ouvrage sur la flore du Cap de Bonne-Espérance (Descr. PI. Cap. B.-Spei, p. 348). 
Le Penthea, créé plus tard par Linocey (/ntrod. Nat. Syst. édit. 2, p. 446, et Gen. and 
Spec DE: p- 360, — 1838), n’en difière pas essentiellement et lui a été réuni. 


y Caractères. — Sépales de mêmeé longueur, libres, le postérieur en casque, muni à la ie 

À 1 partie inférieure ou dorsale d’un éperon diversement conformé, en forme 
de sac ou bossu, parfois aussi plan, les latéraux étalés. Pétales tantôt 
semblables aux sépales latéraux, tantôt plus petits obliques et de forme 
variable. Labelle étalé dès la base de la colonne, sans éperon, souvent 
plus court que les sépales et sessile, parfois muni d’un long onglet; 
limbe entier ou presque trilobé ou parfois RE ages LS frangé, oo 

courte et épaisse. Anthère à à deux Se à Œ parallèles ; - D 


chaque loge, lâchement granuleuses, reliées à deux rétinacles nus èt écartés par des 
pédicelles souvent allongés. — Herbes terrestres, à tubercules entiers, à tige plus ou 
moins feuillée. Fleurs parfois assez grandes ou médiocres et réunies en épi lâche ou 
en se parfois petites et en long épi dense, très rarement fort grandes et solitaires 


. Ou get 
Fig « te Co du Disa grandiflora vue de face; a,  anthère; L,P, pétales. ue 
des 2. hs pollinie du même. : + 
tion géographiqne. — On connaît 125 à 130 espèces de ce genre; les 
unes habitent l'Afrique tropicale; d’autres en beaucoup PS ee nombre 
_croissent dans l'Afrique australe; peer ines St 
et dans les îles Mascareignes. 


LA 


Orcbh 


Fcon. des 


Dict. 


Dict. Icon. des Orchidées. Disa, hybr. pl. 1. 


A. GOOSSENS pinrit. Impr. ORELLFÜSSLI, Zurich. 


DISA VEITCHH, Hort. 


| Disa Veitchii, Hort. 


DISA de M. VEITCH. 


Disa Veitchii Hort.; Gard. Chron., ser. 3,1x, pp. 741, 742 (1891), xvt, p. 93, fig. 14 (1804;. 


Hybride obtenu par Seden, dans l'établissement de MM. Veitch, de Chelsea, en 
fécondant le D. racemosa au moyen du pollen du D. grandifiora. Il a fleuri la 
. première fois au commencement de juin 1891, soit 21 mois seulement après que le 
semis des graines avait été fait. 

Il est bien intermédiaire entre les deux parents; toutefois, par ses organes de 
végétation, il semble se rapprocher un peu plus du D. grandiflora, tandis que 

ses fleurs tiennent davantage de celles du D. racemosa. Grappe lâche, por- 

\ tant ordinairement trois fleurs; bractées d’un vert jaunâtre, étroitement ovales, 
aiguës, un peu plus courtes que l'ovaire, autour duquel elles sont plus ou 

moins enroulées en cornet. Fleurs brièvement pédicellées, larges d'environ 

six cm., presque entièrement d’un rose lilacé vif. Sépales amples, étalés, 
presque égaux; les latéraux divergents, presque plans, largement ovales, brusque- 

_ mentet brièvement acuminés ; le dorsal cucullé, largement ovale-arrondi, un peu 


% 


aigu au sommet, à face interne plus pâle, à face externe portant vers le milieu 
un éperon assez court, largement conique, un peu obtus, comprimé latérale- 
ment, d'un vert sombre. Pétales petits, dressés, obliquement obovales, incurvés 
au sommet et arqués au-dessus de l’anthère, à face interne marquée de poupre 
vif. Labelle plus court que les sépales mais plus long que les pétales, pendant, 
un peu flexueux, étroitement linéaire, acuminé. . 
Ce magnifique hybride, exposé par MM. VEITCH à la Société 
Royale de Londres, le 9 juin 1891, y a obtenu à la fois une médaille 
d'argent et un certificat de r'e classe. Il a été également obtenu 
par MM. BACKHOUSE, d’York, qui de à Londres, le 20 juin 
1893. : 
= Notre planche à été peinte dans les serres s de M. MaDoëx, 
Auderghem. 


Dict. Fcon. des Orchb. 


Epilaelia, bybr. pl. 1. 


a pilaelia Hardiana 


ort. 


{Dai 1897. 


| 
- 


Aict. icon. des Orchidees. 


nié 


: CAromolith JLCOFFART Bruxelles. 
EPILAELIA HARDYANA. Hort. | 


Genre Epilaelia. 
Sous ce nom, on range les hybrides obtenus par le croisement des Epidendrum avec les 
Laelia. 


Kpilaelia Hardyana, Hort. 


EPILAELIA de M. HARDY. k 
Epilaelia Hardyana Horr.; Gard. Chron., ser. 3, xvi, p. 605 et 629, fig. 80 (1894). 


Hybride obtenu en Rene rares ciliare, au moyen du pollen du 
Laelia anceps (v oir Orch. Rev., 11, p. 364). Pseudobulbes entièrement | 
semblables à ceux de l’Epide ne excepté qu’ils portent presque 
toujours deux feuilles, comme le Laelia. Pédoncule com- EVA 
mun un peu court, assez robuste, arrondi, d’un vert 
intense, portant de 2 à 6 fleurs. Sépales et pétales étalés, 
étroitement lancéolés-oblongs, un peu aigus, longs de 6 centi- 
mètres, d’abord d’un jaune clair, puis d’un blanc ns 
teinté de rose pourpre, avec des lignes longitudinales d’un rose 
pourpre vif. Labelle un peu plus court que les sépales latéraux, 
profondément trilobé ; lobes latéraux arrondis, à bords un peu 
ondulés, relevés et à bords connivents, de manière à entourer la colonne, d’un blanc 


4 


crème un peu teinté de rose, avec le sommet d'un pourpre vif ; lobe terminal ovale- 
subcordiforme, un peu aigu au sommet, à bords très ondulés et lobulés, à onglet large 
assez distinct, d’un pourpre cramoisi très vif ; disque muni de plusieurs côtes longi- 
tudinales également pourpre cramoisi. 

Le croisement qui a produit ce curieux hybride paraît avoir été effectué en 1887, 
par M. JoLY, jardinier du Baron NATHANIEL DE ROTHSCHILD, de Vienne. Les 
plantes exposées à Londres le 13 novembre 1894, par M. SANDER, de St-Albans, 
au moment où elles fleurissaient pour la seconde fois, ont obtenu un certificat de 
mérite. Celle qui est représentée ici fait partie des collections de M. DE LAIRESSE, 
de Liège. 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Epipbronitis, bybr, pl. 1. 


€ riphronitis Veitch:11 


D ort. Veitch. 


Octobre 1897. 


Dict. ion. des Orchidees. Zpphronts, hybr PL. 


A.600SSENS. Piux ! 


Chromolith 4 LGOFFART. Bruxelles 


 EPIPHRONITIS VEITCHII Hort. 


(enre Epiphronitis. 


Ce nom sert à désigner les hybrides obtenus en croisant les Epidendrum avec les Sophronitis. 


Hpiphronitis Veitchii, Hort. Veitch 


EPIPHRONITIS de MM. VEITCH. 


Epiphronitis Veitchii Mort. VerrcH; Exhib. Royal Hort. Soc. Lond., June 24. 1800: Orch. 
Rev., 1, p. :16 et291 ; 11, p. t12 ; 1V, p. 48.— Wien. III. Gart. Zeit., 1837, p 160, fig. 24. 


Hybride obtenu par M. SEDEN, dans l'établissement de MM. VErrcH & à 
Fizs, de Chelsea, en fécondant le Sophronitis coccinea (S. grandiflora), à 1. 32 
l'aide du pollen de l'Epidendrum radicans. Les caractères botaniques VF ES 
de la plante sont entièrement ceux d’un Epidendrum ; elle ne rappelle 
que très peu la plante mère. L'influence de celle-ci ne s’est fait sentir 
qu’en réduisant notablement la taille du porte-pollen, en agrandissant 
les fleurs, ct en modifiant quelque peu leur teinte. Il faut remarquer 7 


toutefois que certains auteurs indiquent l'Epidendrum radicans comme {YN 
étant la plante-mère. 


Plante haute de 2 à 3 décimètres. Tige dressée, courte, assez robuste, portant 
plusieurs feuilles, radicante dans la partie inférieure. Feuilles assez épaisses, étalées, 
ovales-oblongues, aiguës, les plus grandes atteignant six centimètres de longueur sur 
deux de largeur. Pédoncule commun terminal, dressé, assez grêle, beaucoup plus long 
que les feuilles, terminé en grappe pauciflore, couvert dans sa partie inférieure de 
grandes écailles dressées, oblongues, aiguës, d’un vert pâle et blanchâtres sur les 
bords. Fleurs étalées, atteignant environ 5 centimètres de diamètre vertical. Sépales 
et pétales presque semblables, étalés, largement oblongs, aigus, d’un rouge écarlate. 
Labelle dressé-étalé, distinctement trilobé ; lobes larges, subquadrangulaires, à som- 
met tronqué et lacinié ; disque portant une côte médiane saillante et deux tubercules 
à sa base, jaune avec quelques macules d’un rouge de sang ; le reste du labelle de la 
même couleur que les sépales. Colonne assez longue, incurvée, un peu claviforme, 
arrondie, d’un brun pourpre dans la partie inférieure, jaune au sommet. 

Lors de sa première floraison, cet hybride fut exposé par MM. VEITCH à la Société 
Royale d'Horticulture de Londres, le 24 juin 1890, et obtint un certificat de mérite 
de première classe. 

Notre planche a été peinte dans les collections de M. A.-A. PEETERS, de Saint- 
Gilles-lez-Bruxelles. 


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/ PUBLIÉ & ILLUSTRÉ PAR 

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Genre Eria Lindley, 


(TRIBU DES MONANDRÉES. — SOUS-TRIBU DES DENDROBIINÉES.) 


Hsocse — Ce genre aété créé en 1825 par Linprey, un de ceux qui ont le plus fait pour 
la connaissance des Orchidées. 


CARACTÈRES. — Sépale médian et pétales environ de même grandeur, sépales laté- 
raux soudés à la base de la colonne et formant avec elle une sorte de menton bien 
défini. Labelle articulé sur la base de la colonne, entier ou trilobé, à bords latéraux 
redressés. Colonne courte, portant au sommet 6 pollinies réunies par groupes de 4 
sur un caudicule. Plantes d'aspect très variable, à tiges grèles, glabres ou velues, 
cylindriques ou plus ou moins renflées en massue, parfois à tubercules superposés 
ovales-subglobuleux ou aplatis. 

Fleurs relativement petites, de coloris varié. 

DISTRIBUTION. — On connaît actuellement environ 60 espèces, toutes originaires 
de l’Asie tropicale continentale et des îles avoisinantes, de l'archipel malais et des 
Philippines, mais relativement peu répandues dans les cultures par suite de leurs 
fleurs assez réduites. Ces 60 espèces sont rangées par les auteurs en une douzaine de 
sections, dont plusieurs avaient été considérées antérieurement comme genres, te 
qui sont parfois très difficiles à délimiter. ; 


Dict. Fcon. des Orchb. 


Etia pl.l 


ria clavicaulis 


(ant, 


Décembre 1904. 


Dict. Icon. des Orch Eria pl. F. 


À. Coossens, pinx: LAS Lit JL, Goffart, Bruxelles 


ERIA CLAVICAULIS, Wall. 


Eria clavicaulis Wall 


Eria clavicaulis, Waiz. ex Linr. Bot. Reg. (1840), Misc. p. go; War. Ann VI, p. 278 ; Hooker 
FI Dr. DV, p 300. 


Synonyme. — Eria khasiana, Lanbz. in Journ. Linn. Soc. III (1850) p. 59. 


Tiges dressées, cylindriques, réunies à plusieurs, de 14 à 20 centimètres de long, 
à entrenœud de 2 à 4 centimètres de long, munies de gaînes courtes, aiguës. Feuilles 
au nombre de 2 à 4 elliptiques-lancéolées, acuminées, de 7 à 10 centimètres de long. 
Inflorescence de 1 à 2 cm. environ de long, portant deux ou trois fleurs, pédicelles 
allongés, munis de bractées de 2 centimètres de long, plurinerviées, elliptiques ou 
oblongues. Fleurs glabres, blanches, sépales et pétales blancs pur, de r à 2 centi- 
mètres environ de long; labelle trilobé, à lobe médian obovale vert au centre, 
bordé de violet-pourpre, lobes latéraux arrondis, bordés de violet-pourpre. Disque 
muni d’une ligne saillante velue, muni de deux cals latéraux. Colonne allongée, 
concave, à anthère terminale jaune. 

Cette espèce des Khasia Hills (Asie anglaise) est peu représentée dans les cultures, 
aussi n'est-elle pas figurée, c’est ce qui nous a amené à en donner une représentation 
d’après la tige qui nous a été fournie par M. le baron VON FURSTENBERG. Elle est, 


comme on peut le voir, assez élégante pour figurer dans les collections d'amateurs. 
Si l’on compare la figure que nous publions avec la description fournie par Hooker 
dans sa Flore des Indes Anglaisés, on constatera que la plante ayant fleuri en février 
de cette année à Hugenpoet, dans la collection de M. le Baron VON FURSTENBERG, 
possède des fleurs plus développées que celles du type. Déjà Hooker attirait 
l'attention sur cette particularité, car il a remarqué dans l'herbier de Lindley un 
échantillon pris sur un pied cultivé qui présentait des fleurs plus grandes que celles 
des spécimens récoltés directement aux Indes. 


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Genre Eulophia, R. Br. 


TRIBU DES EULOPHIAE 


Historique. — Le genre Eulophia a été créé par R. Brown, en 1823, pour des espèces de l'Asie; 
actu Étement on connaît environ 200 espèces d re dans té Flores d'Afrique, de la 


d'espèces et les avait rapportées à son genre Cyrtopera. M. le prof. Pfitzer re Heidelberg, a créé le 
genre Eulophidium, que plusieurs auteurs n'ont pas voulu admettre et qui, cénehdant. a sa valeur comme 
nous l'avons dit en figurant dans le Dictionnaire l'Eulophidium Ledieni du Congo 


CARACTÈRES. — Plantes terrestres, herbacées, rarement épiphytes, tiges très 
souvent épaissies à la base, formant parfois même des pseudobulbes de plus de 
10 centimètres de long. Feuilles en général allongées, plissées, herbacées, rarement 
coriaces. Inflorescences disposées en grappes ou en racèmes. Fleurs petites ou de 
taille moyenne, ordinairement lâchement disposées le long du rachis et souvent 
assez longuement pédicellées, sépales subégaux, libres ou légèrement soudés, 
sépales latéraux parfois réunis à leur base avec le pied de la colonne. Les pétales 
sont fréquemment de même couleur que les sépales et de même forme. 


Labelle entier ou trilobé, renflé en sac ou muni d’un éperon à la base, disque 
muni d’un plus ou moins grand nombre de lamelles dressées, parfois lisse. Colonne 
courte, anthère terminale, à 4 pollinies réunies par paires et portés par un large pédi- 
celle muni à sa base d’une glande. Fruits ovoïdes ou oblongs, à angles plus ou moins 
nettement proéminents. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. -- Ce genre est comme nous l’avons dit plus 
haut répandu dans presque toutes les régions tropicales du globe, mais son aire de 
dispersion la plus large se rencontre en Asie et en Afrique tropicale ; dans cette der- 
nière région on compte une septentaine d’espèces. Déjà en Afrique on trouve parmi 
ss représentants de ce genre toutes les formes de transition entre les types à fleurs 

à éperon court et ceux à fleurs à éperon relativement long ; comme cela est le cas 
pour l'E. guineensis, on peut même dire que certaines des espèces de ce genre forment 
une sorte de transition vers le genre Lissochilus qui est lui, exclusivement afri- 
cain. 


ur eue 7 


Dict. Fcon. des Orcb. 


”- Eulopbia, pl. 3. 


A uiopnia guineensis 


var. purpurata Reichb. f 


Juive. 


Août 1906. 


Dict.lcon. des Orch. , Eulophuaæ, ET 


Lit JL. Goffart, Bruxelles 


: A. Goossens. pnx* | 
. EULOPHIA GUINEENSIS, var. PURPURATA, Reichb. f. 


HKulophia Guineensis, Lindi. 


var PURPURATA Reichb f 
Eulophia de Guinée, var. pourpre . 
Euloph a guineensis var. purpurata.— Reicus. r in Kotschy- Sitqungsb. Akad. Wiis. Wien LI (1862), 


352; Tus.-Dver, F/. trop. Afr. VII, p 693, Orchid Aloum II, tab 89; Wicciams, O‘chid. 
Growers Man p. 401. 


Synonyme: — Eulophia congoensis Cogn. in Journ. des Ochid. VI, p. 155 ; Lindenia. XI, 
p. 15, tab. 4°6 


Une jolie et très intéressante variété d’un type assez répandu en Afrique tropi- 
cale occidentale. La plante dont nous avons figuré ici un fragment de hampe florale 
est originaire du Congo, nous l'avons peinte dans les serres du Jardin botanique de 
l'État à Bruxelles où elle a fleuri en 1905. Cette variété se différencie du type par 
son coloris plus riche; les sépales et les pétales sont d’un rose violacé ou pourpré 
assez foncé, le labelle trilobé est d’un beau rose strié de pourpre dans sa partie anté- 
rieure, les lobes latéraux redressés sont d’un blanc verdâtre. 


Quant à la plante, elle est de forme analogue à celle du type, les bulbes sont 


arrondis ovales, les feuilles sont d’un vert foncé, plissées; la hampe florale naît de 
la base du bulbe et peut porter jusque 11 fleurs comme le montre notre planche. 
= Les plants de cette variété que l’on cultive au Jardin botanique y ont été envoyés 
par le frère J. Gillet, de la mission de Bergeyck-St-Ignace, dont ie nom est bien 
connu dans le domaine de la flore tropicale africaine et qui a fait parvenir à Bru- 
xelles de nombreuses plartes rares et intéressantes. 


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à (enr Eulophidium k 
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(Genre Eulophidium Pñftzer. 


(TRIBU DES MONANDRÉES-MAXILLARIINÉES,. 


Historique. — Le genre Eulophidium a été créé en 188 
est bi 


8 par M. le prof. Prrrzer de 
HeipezBErG, dont le nom ; 


bien connu en Orchidologie, pour une espèce : 
maculata (ReicH8.) — Angraecum maculatum Lisp. Parmi les caractères que nous résumons 
plus loin, un de ceux qui permettent la différenciation des deux genres Eulophia et 
Eulophidium est celui tiré de la préfoliaison ; chez les Eulophidium, les feuilles sont pliées en 
deux dans le jeune âge, chez les Eulophia elles sont enroulées en cornet. 


CARACTÈRES. — Bulbe portant à son sommet une feuille pliée dans le jeune âge, 
de consistance épaisse, maculée de vert pâle sur un fond vert foncé. Inflorescence 
naissant à la base du bulbe, dressée, multiflore. Sépales et pétales subsemblables, 
les trois supérieurs redressés, les deux inférieurs étalés. Labelle trilobé, lobes laté- 
raux redressés, éperon, obtus au sommet. Anthère à deux pollinies courtement 
stipitées. 

Ce genre était constitué par une seule espèce, l'Eulophia maculata (Lindl.} 
Reïichb. f., qui pour certains auteurs est répandue dans les régions chaudes de 
l'Ancien et du Nouveau Monde; mais pour d’autres auteurs, et en particulier pour 
les auteurs anglais, l’E. maculata d'Afrique constitue une espèce différente à laquelle, 


i on désire conserver | le nom générique ue E lo} hia u j mn qui convi ient re 
on devra ne la dénomination ic 


Dict. Fcon. des Orcb. 


ŒEulopbidium, pl 1 


ulophidium Ledien:i 


1)°< Wild. 


Decembre 1904. 


£Eulophidium pl 1. . 


Lith JL. Goffart. Bruxelles 


Hulophidium Ledieni De Wild. 


EULOPHIDIUM DE M LEDIEN. 
Eulophidium Ledieni (Ste) De Wico, n, nov. 


ynonymes. — Eulophia Ledienii SreiN in Gartenfl (1888) p, 609; N. E. Browx in Kew Bull. 
"1889 p. 90; Rozre in Gardn. Chron. XII (1802) p. 583 et in This.-Dyer 
. VIE, A 50. — Eulo ae maculata Sreix in Gartenflora (1888) p, voy. tab. 1285 ; Duran et 
SCHINZ El AN. P. 25 (pr. p) — Eulophidium maculatum, Prrz. in Engl et 
Prantl on Et, 6 cu p. 188. 


Pseudobulbes fusiformes-oblongs, atteignant parfois jusque 4 centimètres de long 
et portant une feuille au sommet. Feuilles oblongues-lancéolées, subaiguës, attei- 
gnant 30 centimètres de long et 5 à 6 centimètres de large, charnues, coriaces, d’un 
vert tacheté de macules disposées plus ou moins en bandes transversales, Hampes 
florales atteignant 45 centimètres de long, munies vers la base de 2 à 3 gaînes. 
Pédicelles de 8 à 20 millimètres de long. Fleurs à sépales d’un brun pâle, le supé- 
rieur dressé légèrement recourbé, les latéraux réfléchis, pétales un peu plus petits 
que les sépales, dressés et formant avec le sépale supérieur une sorte de capuchon, 
atteignant 8 à 12 millimètres de long, cunéiformes au sommet comme les sépales. 


via cn M LEE ur rene À) jé dé EE 


Labelle trilobé, atteignant 15 millimètres environ de long, à lobes latéraux d’un 
beau blanc veiné de rouge violacé, redréssés, arrondis ; lobe antérieur blanc, subar- 
rondi, à base violacée, bilobé, recourbé sur le dos ; disque lisse ; éperon claviforme, 
très légèrement bilobé au sommet, d’un vert jaunâtre pâle. 

Nous avons pu peindre cette jolie petite espèce au Jardin botanique de 
Bruxelles, qui en possédait au mcis d’août. quelques exemplaires fleuris provenant 
des récoltes faites en Afrique tropicale par divers agents de l'État du Congo. Ces 
plantes avaient, pour la plupart, été envoyées au Jardin botanique par M. KINDT, 
chef des cultures au Jardin colonial de Laeken, où l’on en possède de nombreux 
spécimens. Le Jardin botanique possédait cependant cette espèce depuis longtemps; 

- lors de son premier voyage au Congo, le professeur ÉM. LAURENT en avait rap- 
porté des pieds vivants et le Frère J. GILLET en avait fait parvenir également un 
spécimen qui est toujours vivant au Jardin. 

Nous remercions M.L.GENTIL, le sympathique Chef de culture des serres chaudes 
du Jardin botanique de Bruxelles, de nous avoir permis de peindre, dans ses serres, 
une des hampes florales de cette espèce, rare encore dans les cultures. 

Elle a été introduite en Europe par M. LEDIEN, qui fut chef de culture à Boma et 
est actuellément chef de culture au Jardin botanique de Dresde; la plante a fleuri 
pour la première fois en 1888 et a été à cette époque, comme nous le signalons plus 
haut, figurée dans le Gartenflora de M. le professeur Wittmack. 


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Dictionnaire Fconographique 
DES 


Orchidées 


DIRECTION & RÉDACTION PAR «3 ns  DESSINS & AQUARELIES PAR 


3 FA, Goossens 


‘A. Cooniaur ‘ €? 


enre Eulophiella 


(Genre Eulophiella 


(Tribu des Vandées. -- Sous-tribu des Gyrtopodiées). 


EE et Historique. — Ce genre a été décrit en 1892 par M. Poure (Lindenia, vu, p. 77, 
1. 325). Son nom vient de certaines Sr as qu'il préseate, par son port commeé pee cartains 

de ses ae avec les Eulophia. 
Caractères. — Sépales égaux, étalés, un peu charnus, les latéraux insérés sur le 
pied de la colonne. Pétales semblables aux sépales, sauf qu’ils sont un peu plus 
petits et plus membraneux. Labelle articulé au sommet du pied de la colonne, mobile, 
sans éperon, arrondi, trilobé ; lobes dan Et le terminal étalé ; 
disque présentant près de la base ère ou plurilob£e, 
se prolongeant en deux ou trois lamelles jusqu’au . milieu du limbe. 


Colonne dressée, courte, un peu claviforme, sans ailes, prolongée en pied . 


à la La clinandre peu eee tronqué. Anthère terminale, nana ï 
1 crête ; quatre pollinies : cireuse Li . 
super! osÉes par paires, inappendiculées, reliées par un pé 
äun n rétinacl e transversalement phone: ou en 
Or! a un petit ns  . 


se ae r leurs rades ou très nes dépose en grappe assez longue. 
ment pédicellées. Bractées beaucoup plus courtes que les pédicelles 
tion géographique. — On ne connaît encore aa be espèces. d'Eulo- 
” phiella ; l'une et l’autre originaires de l'ile de M 


{Linden et Rol 


Lhcl. icon.des Orchidees: ÆEtuenhiella, PL 1 


A COOSSESS, Pine 


FKulophiella Elisabethae, L. Linden et Rolfe. 


EULOPHIELLA de $. M. la REINE ELISABETH. 
Eulophiella Elisabethae L, Lanoen et Rozre in Lindenia, vn, p 77, tab. 325 (1892.) 


5. VS MARNE à à 4 


E fuciformes onu nl 
D 


fusiformes ou plus ins allongés d’un vert teinté de brun, 
marqués d’assez nombreuses cicatrices annulaires qui sont la trace de l'insertion des 
feuilles, dont les gaînes déchiquetées ps sous la forme d’anneaux RENÉE 
ER Feuilles dressées-étalées, ét lé basel tatté 
SL 1 pétiole, fortement plissées, d’un vert foncé, Ksaues de 50 >à 60 centimètres. 
Hampe ascendante, plus ou moins arquée, robuste, arrondie, d’un pour- 
pre vineux foncé, longue d’environ 30 centimètres, formant dans sa partie 
supérieure une grappe dense et multiflore. Bractées un peu charnues, 
apprimées, obovales-oblongues ou elliptiques, obtuses, concaves, d’un 
pourpre vineux de même que les pédicelles, longues de 1 à 2 centimètres, 
Fleurs assez longuement pédicellées, charnues surtout les pétales, larges 
de4à 5 centimètres. Sépales très étalés, eg a DE très obtus, 
14 fre interne d’un blanc pur ou à peine rosé, à face externe d’un rose vif. 
dans la partie médiane passant au blanc sur les ee et au sommet. Pétales 
din en très obtus, un peu pus € étroits que les Are d’un blanc 


(à 


à peu près pur. Labelle étalé, presque moitié plus court que les sépales Mériee 
large, trilobé, blanc avec la base et la partie médiane d’un jaune orangé ; lobes 
latéraux petits, arrondis, redressés ; lobe terminal grand, largement obovale, tronqué À 
au sommet, portant à la base quelques soies étalées, 
épaisses et flexueuses ; disque portant à sa base 
un callus érigé, charnu, assez large,semi-circulaire, 
et en avant deux minces carènes blanches, légère- 
ment divergentes, se terminant au sommet en 
dents libres teintées d’orangé. Colonne 
longue de 6 à 7 centimètres, d’un blanc pur; 
bord du clinandre brun cramoisi. 

Cette espèce est dédiée à S. M. la Reine 
ELISABETH de + bien connue en 


rite 


-SYLVA. Elle est I 
d’où elle à. été introduite en 1891 par . 'H ) 


tif l'exposa 
Le 


TIONALI E 


en avril Fe à l'Exr 


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AT PE Ne 


Eulopbiella, pl. 2, 


Dict. Fcon. des Orchb. 


ulophiella Peetersia: 


= 


| Juillet 1900. 


HUE 


ACOOSSFNS Prxt. 


£udonkiella, FL ; 2 


Chromcotth. }COFFIN. Bruxelles. 


EULOPHIELLA PEETERSI 


ANA ,Kraenzl. 


Ra T" 


À NET EN PE Mr PE EP PRE TENTE RE EN TI ETT Le 


LA 


HKulophiella Peetersiana, Kraenzl 


: a rs . M. RS 
: Eulophiella Peetersiana Kra in Gard. Chron., ser. 3, xx1. p. 182 (1807). 
ynonyme. —? pe ne den Rcus.r. in Gard. Chron., new ser. vrr, p 240 


(1877). 


Plante très robuste, àrhizome allongé, cylindrique,rampant, radicant. 
Pseudobulbes très épais, Re couverts par les bases persistantes 
des feuilles.Celles-ci t , fasciculées ,lancéolées-ligulées , aiguës, 


x 


a nervures nombreuses, longues de 75 cm. à Im.50. Hampe naissant 
latéralement de la base des feuilles, dressée, très robuste, cylindrique, 
| verte, haute d’un mètre ou plus, portant des écailles courtes, obtuses, 
engaînantes, celles de la base imbriquées, les autres espacées, terminée 
au sommet par une grappe assez courte formée par une vingtaine de 
fleurs. Bractées largement oblongues, obtuses, très concaves, brunûtres, 
beaucoup plus courtes que l’ovaire. Fleurs étalées, assez longuement 
pédicellées, larges de 8 à 9 cm., à segments très étalés, épais, un peu 
charnus et rigides. Sépales et pétales presque semblables, obovales-orbi- 
culaires, d’un rose pourpré vif, un peu blanchâtres vers la base, le sépale 
supérieur fortement concave, les pétales un peu plus grands. Labelle un 
peu plus court que les sépales latéraux, plus large que long, profondé- 


ment trilobé; lobes latéraux largement oblongs, embrassant la colonne, 
blancs et marginés de rose pourpré; lobs terminal transversalement 
oblong, émarginé au sommet, d’un rose pourpré vif, 
blanc à la base; disque blanc, muni entre les lobes 
latéraux de trois carènes charnues, d’un jaune d’or, 
prolongées jusque vers le milieu du lob: terminal en 
trois côtes, qui se terminent chacune par une forte 
dent dressée et obtuse Colonne assez allongée, d’un 
blanc rosé ; anthère en forme de mitre et papilleuse. 

Cette remarquable espèce croît sur des Pandanus 
dans la petite île de Nattes, au Sud de Sainte-Marie 
de Madagascar, d’où elle a été envoyée, à l’automne (V 
1896, par M. MoQuERYs, à M. A. A. P£ETERS, de Ÿ 
Saint-Gilles-Bruxelles. Elle a fleuri pour la première === 
fois sur la fin de l’hiver de 1898 dans les collections 
de Sir TREVOR LAWRENCE, et peu de teraps après 
chez M. PEBTERS. 

Il est probable que cette espèce avait déjà été dé- 
crite en 1877 par REICHENBACH, sous le nom de 
-Grammatophy lun Roemplerianum; mais nous ne 


“pouvons adopter ce dernier nom, pour la double raison que l'identité des deux 
| Plantes — pe pps certaine, et que la nôtre n’a me les 
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(Henre Geodorum 


(TRIBU DES VANDÉES. — SOUS-TRIBU DES CYMBIDIÉES). 


Etymologie. — Nom formé des deux mots grecs gé, terre, et doron. don; il a donc une signi- 
fication bien a et pourrait s'appliquer à toutes les Orchidées non épiphytes. 
istorique. e genre a été fondé par le botaniste anglais Jackson en 1810 (in ANDREws, 
Bot. —. Rs 626). On apporte comme synonymes les genres Otandra de res 
(1812), Cistella de BLume 825), oies et Cistela de BLumE (1828), et Ortmanni 
d'Oriz (1834) 


CARACTÈRES. — Sépales libres, presque égaux, plus ou moins étalés. Pétales sem- 
blables aux sépales. Labelle sessile à la base de la colonne, dressé, concave et ventru 
presque en forme de sac, entiér ou légèrement bilobé. Colonne assez courte, dressée, 
sans ailes ni pied. Anthère terminale, en opercule, très convexe, imparfaitement 
biloculaire; deux pollinies cireuses, presque bilobées, reliées au rétinacle par un 
pédicelle court et aplati. — Herbes terrestres, à rhizome souvent renflé et tubéreux. 
Tige courte, portant plusieurs feuilles, qui sont assez allongées, aiguës, plissées- 
veinées, à base atténuées en pétiole. Hampe naissant du rhizome, dressée, simple, 
terminée par une grappe dense et penchée. Fleurs médiocres, à pédicelles très courts. 
Bractées parfois aussi longues que les fleurs. 


Ce genre est voisin des Cymbidium et des Cyperorchis, dont il se distingue entre 
autres par la forme particulière de son labelle. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — On a décrit environ une douzaine d’espèces de 
Geodorum, mais plusieurs d’entre elles doivent être ramenées au rang de variétés. 
Elles sant répandues dans les Indes Orientales, l’Indo-Chine, l’Archipel Malais et 
l’Australie, 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Gecodorum, pl. 1, 


(coaorum Gitrinuntr, Eire 


et var. Augusti, Cogn. 


Mars 1904. 


Li JL Coffart, Bruxelles 


; 
.+ 


A. var. AUGUSTI, Cogn. 


20 5 


NUM, Ldl 


à 


…— ns 


DORUM CITRINUM 


B. GEO 


Dict. Icon. des Orch. 


A. Goossens, pinx* 


(eodorum citrinum, Jacks. 


GÉODORUM à FLEURS JAUNE CITRON. 
Geodorum citrinum Jacxs. in ANDREWS, Bot. Repos. tab, 626 (1810); Bot. Alag. tab. 2195. 


Feuilles fortement rétrécies dans leur partie inférieure. Pédoncule commun assez 
grêle, d’un vert pâle, plus court que les feuilles, terminé par une grappe de 5 à 
8 fleurs, assez dense et pendante. Bractées finement membraneuses, linéaires-ligu- 
lées, longuement acuminées, d’un blanc un peu verdâtre, plus longues que l’ovaire. 
Fleurs larges de 3 1/2 à 4 cm., à sépales et pétales étalés, membraneux, d’un jaune 
très pâle souvent un peu verdâtre. Sépales ligulés, aigus, les latéraux un peu plus 
larges. Pétales étroitement ligulés, obtus ou un peu arrondis au sommet, environ de 
même longueur que les sépales. Labelle presque aussi long que les sépales, large- 
ment oblong, concave et formant un sac assez profond, à sommet arrondi ou lége- 
rement émarginé, d’un jaune orangé, à disque presque lisse et sans appendices. 
Colonne demi-cylindrique, d’un blanc jaunâtre, longue de 5 à 6 mm. 

Cette espèce est originaire de l’Inde anglaise, où elle croît dans les régions de Chit- 


tagong, de Moulmein et de Pénang. Elle a été introduite dans les cultures euro- 
péennes au commencement du siècle dernier. 

La variété Augusti COGN. (Geodorum Augusti HORT.; Gard. Chron. 1897, I 
p.410 ; The Garden, 1897, I, p. 455) a les fleurs un peu ns grandes que celles de 
type, les sépales et les pétales d’un blanc pur, avec le labelle d’un blanc jaunâtre, 
ligné de brun rougeätre. Elle a été exposée à Londres le 15 juin 1897 par Sir TREVOR 
LAWRENCE, de Burford, Dorking, et elle a obtenu un certificat de mérite bota- 
nique. 

Nous sommes redevables à Sir TREVOR LAWRENCE des exemplaires qui nous ont 
servi à décrire et à figurer le type et sa da) 


Dictionnaire Xconographique 


Din 


DIRECTION & RÉDACTION PAR 3e es DESSINS & AQUARELLES PAR 


A. Cogniaur +. A, Goossens 


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(CES Grammatophyllum 


(Genre Grammatophyllum, 


(Tribu des Vandées. — Sous-tribu des Gymbidiées). 


Htymologie. — Ce nom est tiré des deux mots grecs gramma, qui signifie lettre, et phullon, qui 
veut dire feuille, parce que dans l'espèce primitive du genre, le G. speciosum, les feuilles florales 
(sépales et pétales) sont marquées de macules irrégulières qui ont été comparées à des caractères 
alphabétiques. 
istorique. — Le créateur de ce genre est le botaniste hollandais BLume, qui le décrivit en 1825 
dans son ouvrage intitulé es tot de Flora van Nederlandsche Indie, p. 377, tab. 20. En 
1860, REICHENBACH à retranché une de ses espèces, le G. FR isüi, pour en fc ormer le nouveau genre 
Grammangis, généralement de. 


(Caractères — Sépales presque égaux, libres, étalés. Pétales semblables aux sépales. 
__ Labelle attaché au-dessus de la base de la colonne, dressé, concave, trilobé ; 
lobes latéraux larges, dressés, embrassant la colonne ; lobe antérieur 
court, plus ou moins recourbé. Colonne dressée, un peu plus courte 
que le labelle, semi-cylindrique, sans ailes ni pied; clinandre oblique. 
Anthère large, très convexe, biloculaire ; deux pollinies presque glo- 
buleuses, profondément fendues, attachées aux cornes d’un rétinacle 
en forme de lune ou de fer à cheval (voir la figure). ee Herbes For robustes, 


à tige soit allongée et garnie de nombreuses feuilles, soit courte, renflée en pseudo- 
bulbe et portant peu de feuilles. Feuilles distiques, coriaces et veinées, souvent très. 
longues. Hampe naissant latéralement à la base des tiges, simple, allongée. Fleurs 
nombreuses, souvent grandes et charnues, longuement pédicellées, disposées en 
grappe lâche. nets 
Nous verrons ailleurs les différences qui séparent ce genre des Grammangis. I a 
des rapports avec les Ansellia, qui s’en distinguent facilement par la colonne 
prolongée en pied. 


Distribution géographique. — On connaît cinq ou six espèces de ce genre, 
originaires de la presqu'ile et de l'archipel Malais, ainsi que desiles Phi- 
lippines. . ee € 


ë 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Grammatophyllum, pl. 1 


rammatophyllum 


Rumphianum 


Dis: 


Povembre 1899. 


Dit. fon. des Orchidées. Grammatophyllum, pl. r. 


ri nn ' mp, GRELLFOSRLE, Lurich. 


GRAMMATOPHYLLUM RUMPHIANUM, Mig. 


Grammatophyllum Rumphianum, Mia. 


GRAMMATOPHYLLUM de RUMPHIUS. 
Grammatophyllum Rumphianum Miquez, Ann. Mus. Bot. Lugd.-Bat., 1v, p. 210, tab. 8 et 0 (1870). 


S yon ymes. — G. scriptum Teysm..et BIiNNEND, in Fear Tijdschr. v. Nederi. Ind., XXVII, p. 21 

(excel. syn. Blümei). — G. Guilielmi II KrawnzL. in Gartenfl., xuut, p 114 (1894). — G. Seegerianum 
HorrT. ex Roere in Orch. Rev. 111, p. 208 (18 

Pseudobulbes densément agglomérés, robustes, ovoïdes-fusiformes, un peu 

comprimés, d’un vert foncé, surmontés de 3 à 5 feuilles, longs de 15 à 

20 cent. Feuilles oblongues-lancéolées, obtuses, longuement atténuées à la 

base, longues de 30 à 45 cent., à nervure médiane grosse et fortement 

saillante à la face inférieure, les latérales grêles. Pédoncule commun 

robuste, étalé ou pendant, cylindrique, florifère presque jusqu’à sa base, 


vert et ordinairement tacheté de plus foncé, long d’un mètre et plus ; . 


 pédicelles très étalés, robustes, blanchâtres, longs de 5 à 7 cent. y 
compris l’ovaire. Bractées petites, étroitement triangulaires, acuminées, Li . 
_ blanches puis d’un brun pâle. Fleurs larges de 7 cent. Sépales et Fe à 
semblables, cts. étalés, D ne. obtus, _ondulés, d'un 


ce Me 


chargés de grandes macules brunes à contour irrégulier. Labelle dressé-étalé, 
beaucoup plus court que les sépales, poilu à la face interne, blanc verdâtre, teinté et 
ligné de brun; lobes latéraux larges, arrondis, incurvés ; lobe terminal petit, ovale- 
arrondi, un peu concave; disque ondulé, ms muni de cinq 
côtes pourprées et hérissées. Colonne incurvée, à face antérieure 
munie à la base d’une fossette profonde, sous laquelle se trouve de 
chaque côté un callus bilobé : anthère pubescente, à contour lobulé. 

Cette espèce, très rare dans les cultures, a été introduite à 
diverses reprises eten petite quantité, des îles Moluques, de la 
Nouvelle-Guinée et de Kudah, dans l’île de Bornéo. Ses fleurs se 
montrent en été et restent fraiches au moins pendant deux mois. Nous fgurons à un 
exemplaire LS la collection de M. L. FOURNIER, orchidophile à à a 


; 


Dict. Fcon. des Orch. 


Grammatopbyllum, pl. 2. 


{grammatophyllum Ellisii 


Jr. 


Novembre 1901. 


Duck. icon des Orchidees. Crammatorhyllum., PL. 


AGCOO0SSENS. Pinxt 


ChromottA.T]GOFFIN. Bruxelles. 


GRAMMATOPHYLLUM ELLISII Lal 


Grammatophyllum Ellisii, Ldl. 


GRAMMATOPHYLLUM DU REV. W. ELLIS. 


Grammatophyllum Ellisii Loe. ex Hook. in Bot. Mag. tab. 5179 (1860). 
S22 


Pseudobulbes agglomérés, fusiformes-oblongs,anguleux, surmontés de 4 à 7 feuilles 
ou parfois plus, couverts de gaînes membraneuses et pâles. Feuilles caduques, plus 
ou moins étalées, ligulées, obtuses, longues de 35 à 60 cm., larges de 5 à 7 cm. 
Hampe radicale, robuste, fortement recourbée, simple, multiflore, souvent plus 
longue que les feuilles. Bractées membraneuses, oblongues-lancéolées, acuminées, 
d’un vert très pâle, plus courtes que l'ovaire. Fleurs étalées, longuement pédicellées. 
Sépales assez charnus, très étalés, elliptiques-oblongs, brusquement et brièvement 
acuminés, à pointe réfléchie comprimée latéralement et un peu carénée en dessous, 
jaunes ou d’un vert jaunâtre, chargés de nombreuses petites macules transversales 
d’un brun rougeâtre plus ou moins confluentes, les latéraux gibbeux à la base du 
côté antérieur. Pétales membraneux, presque moitié plus courts que les sépales, 
“dressés, à sommet fortement récurvé, ovales-oblongs, aigus, à partie inférieure d’un 


nyYmMe. — Grammang's Ellisi Rens. r. in Hamb. Allgem. Gartenz. XVI. p. 520 (1860), Xenia 
Orch. Il. p. 17 (18632). 


blanc jaunâtre, foftement lavés. _ou_striés de rosé pourpré vers LLohict. Esbelle 
charnu, dressé, environ aussi long que les pétales. plus large que long, muni à la base 
d’une fossette transversale profonde et étroite, puis d'une bosse transversale assez 
saillante, distinctèment trilobé; lobes latéraux arrondis, dressés, blancs ou jaunâtres:; 
lobe terminal ovale-triangulaire, obtus, réfléchi, jaunâtre et ordinairement strié. de 
pourpre vif; disque muni dans sa partie inférieure de 7 crêtes longitudinales, ‘les 
latérales minces, la médiane très grosse, fortement renflée au sommet, où-elle pré- 
sente, trois grosses côtes. Colonne demi-cylindrique, à face antérieure canaliculée, 
d un blanc jaunâtre. 

Cette espèce est souvent considérée comme formant un genre distinct, nommé 
Grammangis, qui diffère surtout des Grammatophyllum par la bosse de la base des 
sépales latéraux, et par ses pétales plus minces et beaucoup plus courts que les 
-sépales. Nous la maintenons parmi les Grammatophyllum surtout ne la facilité de 
_notre publication. 

Elle est originaire de Madaosss où + fut. découverte par le missionnaire 
anglais WILLIAM ELLIS ; elle fleurit pour la première fois chez lui, à Hoddesdon, 
en 1859. 

Ses fleurs, qui durent fort se montrent en juillet et août. Celles que 
nous figurons nous ont été envoyées par M. BÉRANEK, horticulteur à Paris. 


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Genre Ionopsis 


(TRIBU DES VANDÉES. — SOUS-TRIBU DES ONCIDIÉES.) 


 Eftwmolosie et historique. — Genre établi par Kunra (1 te dans le _. ouvrage où il 
décrivit Le récoltes botaniques de HuwsoLp et BoxpcanD (Nov. Gen. et Spec. I, p. 348, tab. 83). 
Il en tira la dénomination de ion, nom grec de la Violette, et opsis, qui indique une ressem- 
blance, ste aux fleurs, comparées à des violettes. Les genres Zantha, établi par [OOKER 
en 1825, et Cybelion, nommé par Sprengel en ‘1826. n’en diffèrent pas et doivent ainsi passer 
au rang de synonymes. 


CARACTÈRES. — Sépales presque égaux, dressés ou étalés au sommet, le posté- 
rieur libre, les latéraux un peu soudés à la base pour former un sac court sous le 
labelle. Pétales semblables au sépale postérieur, mais plus larges. Labelle attaché à 
la base de la colonne, à onglet presque aussi long que les sépales, trilobé ; lobes laté- 
raux étroits, le lobe médian très grand et étalé, deux ou trois fois plus long que les 
- sépales, largement bilobé au sommet, à disque muni à la base de deux callosités. 
Colonne courte, dressée, épaisse, concave antérieurement, sans ailes ni pied. 
Anthère terminale, semiglobuleuse, uniloculaire ; deux pollinies cireuses, presque 


homer reliées à un rétinacle en forme de . écaille, Ke un ras long et . 


‘étroit. — :— Herbes en petites, à à. ne fe uillées très 


e ces ne par ses de pan 
“'Disreuron ir — On CONRaE Sn dix spèces Tops, 


Dict. Fcon. des Orcb. 


Aonopsis. pl. 1. 


JLonersis paniculata 


Jia. 


Août 1905. 


Dict. Icon. des Drch lonopsis, PL7 


À. Goossens Pin. Lith..J Goffin, Fils. 
FIONOPSIS PANIOUELEATA Lat 


Li onopsis paniculata, Läl. 


IONOPSIS à FLEURS EN PANICULE. 
Lonopsis paniculata Loi. in Bot. Regist. XXII, sub tab. 1904 (1836). 


Feuilles plus ou moins étalées, linéaires-lancéolées, aiguës, d’un vert foncé, cana- 
liculées à la face supérieure, carénéés à la face inférieure, longues de 8 à 15 cm., 
larges de 1/2 à r 1/2cm. Pédoncule grêle, cylindrique, y ou plus ou moins rou- 
geâtre, dressé ou plus ou moins pendant, long de 25 à 50 cm., rameux dans la 
partie supérieure, à rameaux souvent étalés. Bractées très petites, ovales-triangulai- 
res, aiguës, pellucides. Fleurs étalées, atteignant de 1 1/2 à 2 cm. de diamètre ver- 
tical, portées sur un pédicelle capillaire long de r/2 à 1 cm. Sépales et pétales à 
partie supérieure étalée, blancs, aigus ; les sépales oblongs-lancéolés, les latéraux 
formant à la base un sac assez court, simple, obtus ; les pétales un peu plus longs, 
ovales-oblongs. Labelle onguiculé, à limbe très rabil relativement aux autres 
segments, arrondi, assez profondément bilobé au sommet, d’un blanc pur ou parfois 
légèrement teinté de rose, plus ou moins maculé de pourpre en avant du petit callus 

__ jaune et bipartite de la base, à oreillettes basilaires arrondies. 


Cette espèce, découverte par DESCOURTILZ dans les forêts vierges de la province 
brésilienne de St-Paul, est assez répandue dans toute la partie centrale et australe 
du Brésil ainsi qu’au Pi puny Ce n’est toutefois qu’à l’ automne de l’année 1864 
qu’elle a été introduite dans les cultures européennes par MM. LOw et ce, de 
Clapton (Angleterre). 

Ses fleurs se montrent à deux époques de l’année: en hiver ou au commence- 
ment du printemps, et à la fin de l'été. 


La petite forme que nous figurons nous a été communiquée par M. BoULLET, de 


Corbie (Somme). 


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genre Lissochilus 


Genre Lissochilus. 


(Tribu des Vandées — Sous-Tribu des Eulophiées). 


Etymologie — Nom dérivé des deux mots grecs lissos, lisse, et cheilos, lèvre ou 

labelle : il fait allusion à ce que dans la première espèce connue de ce genre, 
le L. speciosus, le labelle est dépourvu des crêtes qu’il porte habituellement dans le 
genre voisin Eulophia. 


Historique. — Ce genre a été décrit en 1821 par le botaniste anglais ROBERT 
BROWN, dans le Botanical Register, pl. 573. On y réunit comme synonyme 

le genre Hypodematum, décrit en 1851 par A. RICHARD, dans sa Flore d'Abyssinie. 
aractères. — Sépales libres, égaux, étalés, souvent réfléchis après l’anthèse. 
Pétales dressés-étalés, plus grands ou plus larges et plus colorés que les sépales. 
Labelle libre, fixé à la base de la colonne, prolongé au-dessus de la base en sac ou en 
éperon conique; lobes latéraux un peu étalés, le médian large et étalé. 

Colonne dressée, courte, demi-cylindrique, plus ou moins prolongée en 

pied à la base, à angles souvent aigus mais non ailés. Anthère bilo- 

culaire; quatre pollinies cireuses, ovoïdes, inappendiculées, presque 

sessiles sur le rétinacle, qui est assez large. — Herbes terrestres, à Lee courtes et 


: feuillées, à la fin renflées en pseudobulbes ovoides. F, euilles données, pisse, 
Hampes naissant latéralement des pseudobulbes ou s 'élevant du rhizome, aphylles, 
couvertes de gaînes. Fleurs souvent assez grandes, disposées SÉRSPES Tip à 
.bractées persistantes. re 
Ce genre est très voisin des Eubphia, qui en diffèrent par leur colonne ordinaire 
FRS . ment munie de deux ailes, et surtout par leurs pétales semblables aux sépales. 

Distribution géographique. — Les Lissochilus sont exclusivement africains 

On en connaît plus de cent espèces, dont la plupart croissent dans l'Afrique 

tropicale ; ; elles sont beaucoup moins abondantes dans rc __— 

Mn _quelques-u unes ont été observées dans . îles Mascare de 


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die 
PÉTER 


Dict, Fcon. des Orch. 


Lissocfifus, p£. 1. 


issochilus Horsfallii 


… Fanvier 1900. 


Dict. icor des Orcludees. 


LISSOCHILUS HORSFALLII, BATEM. 


Lassochilus PI 1. 


Chromolth, J'COFFIN. Bruxelles: 


Lissochilus Horsfallii, Batem. 


LISSOCHILUS de HORSFALL. 
Lissochilus Horsfallii Barr. in Bot. Magaz., tab. 5486 (1865). 


Plante robuste, ayant assez l'aspect général du Phajus grandifolius. 
Feuilles étroitement lancéolées, aiguës ou acuminées, longuement 
atténuées à la base en un pétiole profondément canaliculé, d’un beau 
vert, longues de 60 cm. à un mètre, larges de 8 à 10 cm. ou parfois 
plus. Hampe dressée, robuste, naissant du rhizome, environ deux fois 
aussi longue que les feuilles, couverte dans sa partie inférieure de 
quelques écailles engaînantes, formant dans sa partie supérieure une 
grappe assez dense et multiflore. Bractées ovales ou ovales-oblongues, 
aiguës ou acuminées, assez concaves, d’un vert plus ou moins teinté et 
bordé de pourpre, moitié plus courtes que l'ovaire. Fleurs très étalées, 
larges d’environ 5 cm. Sépales brusquement réfléchis, oblongs- 
lancéolés, aigus ou acuminés, à bords ondulés, d’un brun pourpré, les 
latéraux adnés au pied de la colonne. Pétales beaucoup plus grands que 
les sépales, dressés, largement elliptiques-suborbiculaires, obtus ou 
légèrement apiculés au sommet, d’un blanc rosé, parfois légèrement 


veinés de rose. Labelle plus grand que les pétales, distinctement trilobé, prolongé + 
la base en éperon conique, un peu aigu, verdâtre et un peu teinté de pourpre surtout 


au sommet ; lobes latéraux largement arrondis, dressés, verdâtres et veinés de # . 


pourpre, surtout vers les bords; lobe antérieur largement ovale-triangulaire, un peu 
obtus ou apiculé, d’un pourpre foncé, à disque muni de trois carènes minces, 
ondulées, crénelées, blanchâtres, s’avançant jusque vers son milieu. Colonne 
claviforme, moitié plus courte que le labelle, prolongée en pied moitié plus court 
qu’elle; anthère surmontée de deux dents courtes, aiguës et un peu divergentes. 
Cette espèce, très rare dans les cultures, croît dans le Gabon, où elle a été 
découverte par le voyageur français SOYAUX ; Kirk l'a également recueillie dans la 
région de Mozambique. Elle est cultivée dans le Bas-Congo ainsi que dans ne s 
Calabar. C’est de ce dernier pays qu'elle fut introduite en 1861 par S« 
celui-ci l’envoya à J.-B. HorsFaLL, de Bellamour Hall, Staffordshire (angletere) 
chez qui elle fleurit pour la première fois en octobre 1865. . 
L'exemplaire . nous figurons fait te des collections de M. Manoux, Æ 
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; Bruxelles 


(Genre Listrostachys, Reichb. f. 


TRIBU DES SARCANTHEAE 


Historique. — Le genre Listrostachys a été créé par Reichenbach dans le Botanische Zeitung 
AAA IT PACE ARTE REA 
en 1852. Beaucoup d'auteurs réunissent ce genre au genre Angraecum auquel on 


également 
voulu réunir le genre Mystacidium. 


ais le réunion de ces trois gi: qui n'est pas one par 
tous, n'a guère d'avantages, car si l’on ne considère pas ces groupezmants comme des genres on doit les 
considérer comme des sous-genres et la question reste . iustioen la même. 


CARACTÈRES. — Plantes épiphytes, herbacées, à tiges feuillues, généralement 
assez courtes et non renflées en pseudobulbes. Feuilles distiques, coriaces ou char- 
nues, articulées sur une gaîne persistant sur la tige. Pédoncules latéraux, fleurs en 
racèmes ou en capitules de forme et de grandeur variables. Fleurs à sépales et pétales 
généralement subégaux, libres ou partiellement connivents. Labelle attaché à la 
base de la corolle et terminé en un éperon plus où moins développé parfois de plu- 
sieurs décimètres de long, limbe entier ou trilobé, à lobe antérieur arrondi ou émar- 
giné, entier sur le bord ou frangé. Colonne courte non aïiée. Pollinies au nombre de 
deux, chacune d’elle munie d’un stipe, les deux stipes s’attachant sur une glande 


unique. C'est ce dernier caractère qui est vraiment différentiel; chez les Angrae- 


cum, les pollinies ne possèdent qu’un stipe et une glande, chez les Mystacidium, les 
pollinies possèdent chacune un stipe et une glande qui les fixe. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE. — Le genre Listrostachys est exclusivement 
africain : continent et îles environnantes. Il comprend environ 70 espèces, le plus 
grand nombre d’entre elles étant localisées en Afrique tropicale. Ce genre est peu 
répandu dans les cultures bien qu’il renferme quelques formes intéressantes. 


Dict. Fcon. des Erchb. 


Listrostachys. pl 1 


Jristrostachys pellucida 


acier. f. 


Août 1906. 


Drct. Icon .des Orchk. 


Lith. JL.Cofjart Bruxelles 
ISTROSTACHYS PELLUCIDA, Rchb. f. 


Listrostachys pellucida Reichb f, 


LISTROSTACHYS à PÉTALES PELLUCIDES 


Listrostachys pellucida Reicns. F., in W/alp. Ann. Bot. VI (1860), p. nee ee. Win. Mission 
urent, p.58, pl. XXVII ; a in This -Dyer F. trop. Afr. VII 


D — Angraecum pellucidum Lixvc. Bot. Reg. 1844,t. 2; Wiiiams, Orch. Grow Man. 
o ; Gardn. Chron. 1805, XVIII p. 158 c. fig. ; A. Althoffii Kränzl.; Listrostachys Althoffi 
Das. et Schinz. 


Plante à tige courte, à 7 ou 8 feuilles oblongues-lancéolées, obliquement subob- 
tuses ou obscurément bilobées, atteignant plus de 35 centimètres de long. Racèmes 
allongés pendants, pouvant atteindre plus de 60 centimètres de long, à fleurs nom- 
breuses, serrées les unes contre les autres, alternantes, d’un blanc ivoire devenant 
légèrement brunâtres avec l’âge; à pédicelle court, à pétales et sépales assez sem- 
blables, à labelle largement ovale, obtus, tronqué ou émarginé à l'extrémité, 
atteignant 9 millimètres de long, pellucide, fimbrié sur le bord antérieur; disque 
muni à la base d’une dent courte dressée; éperon court appliqué contre le limbe du 
labelle qu’il ne dépasse pas. Colonne courte, pollinies grêles. 


Cette espèce n’est pas répandue dans les cultures, elle paraît exister assez com- 
munément dans les forêts de l’Afrique occidentale ; on la connait de Sierra- Leone, 
du Lagos, du Bas-Niger, du Cameroun, du Congo. 

Les matériaux qui ont servi à établir notre aquarelle nous ont été aimablement 
communiqués par M. le baron VON FURSTENBERG, de Hugenpoet (Pro 
Allemagne).